Vendredi dernier, Orange affirmait à nos confrères de ZDNet que le logiciel anti-P2P « est une obligation imposée par la loi Hadopi » qui vise « les parents et les personnes ayant déjà reçu un avertissement ».
Une obligation qui devient anticipation
Après un week-end fort chargé où furent découvertes plusieurs...Vendredi dernier, Orange affirmait à nos confrères de ZDNet que le logiciel anti-P2P « est une obligation imposée par la loi Hadopi » qui vise « les parents et les personnes ayant déjà reçu un avertissement ».
Une obligation qui devient anticipation
Après un week-end fort chargé où furent découvertes plusieurs failles (Orange se dit victime d'un piratage) dans ce système, toute la stratégie de la direction de la communication d’Orange, dirigée par Christine Albanel est aujourd’hui de découpler Hadopi avec ce verrou anti P2P. Une manière de ne pas éclabousser une loi déjà bien amochée.
Le fait notable est l’interview à notre confrère de Owni où le FAI revient sur son expression et indique désormais : « On ne s’est pas du tout calé sur Hadopi. Avec cette offre, on voulait anticiper pour le besoin de nos clients. Il s’agit d’une approche pédagogique. Cette solution va bien sûr rentrer dans ce cadre. Mais elle n’aura pas de valeur juridique ». Le Fai se contente de dire clairement le contenu des CGU.
Et à la question « vous travaillez donc sur un autre logiciel pour répondre au futur cahier des charges d’Hadopi ? », il répond : « Oui, on y travaille. Mais, d’abord, on voulait surtout s’occuper de cela pour nos clients. Il y a beaucoup d’amalgames qui sont faits avec Hadopi. Il n’y a pas de lien direct avec Hadopi. On ne l’a pas fait pour répondre au cahier des charges d’Hadopi. » Et pour cause : le cahier des charges n’existe pas (encore) et les premières réponses du gouvernement n'évoque même pas le blocage P2P.
Une anticipation de la loi
Ce même jour, Orange tente encore chez ZDnet de patcher un peu plus la présentation de son logiciel faite en fin de semaine : Le Contrôle de téléchargement est annoncé non plus comme « une obligation » mais comme une « anticipation de la loi, pour accompagner la découverte de l'offre légale et donc la maîtrise de l'accès Internet ». Un outil pour les parents qui souhaitent « contrôler les téléchargements de leurs adolescents par exemple ».
Le FAI nie donc le lien qu’il tissait vendredi dernier où était évoquée une « obligation imposée par la loi HADOPI ». Le hic est que s’il n’y a pas de lien juridique, même par anticipation (les décrets ne sont toujours pas publiés), il y a bien eu la présence de l’expression « Hadopi » dans ce logiciel. Des liens, sans lien ?
Les liens du passé
Autre chose : en remontant dans l'histoire de la loi Hadopi, nous avons pu constater que la présentation qui fut faite par le gouvernement de ce fameux logiciel de sécurisation correspond en de nombreux points à l'actuel Contrôle de Téléchargement d'Orange (un logiciel de de blocage des applications P2P, payant, commercialisé par les FAI, etc.)
Amalgame Hadopi et P2P, quid de l'antivirus ?
Quant à l’amalgame entre Hadopi et le logiciel P2P, la présentation par le FAI du « Contrôle de téléchargement » comme « un antivirus » ne va pas être bien utile.
Une obligation qui devient anticipation
Après un week-end fort chargé où furent découvertes plusieurs failles (Orange se dit victime d'un piratage) dans ce système, toute la stratégie de la direction de la communication d’Orange, dirigée par Christine Albanel est aujourd’hui de découpler Hadopi avec ce verrou anti P2P. Une manière de ne pas éclabousser une loi déjà bien amochée.
Le fait notable est l’interview à notre confrère de Owni où le FAI revient sur son expression et indique désormais : « On ne s’est pas du tout calé sur Hadopi. Avec cette offre, on voulait anticiper pour le besoin de nos clients. Il s’agit d’une approche pédagogique. Cette solution va bien sûr rentrer dans ce cadre. Mais elle n’aura pas de valeur juridique ». Le Fai se contente de dire clairement le contenu des CGU.
Et à la question « vous travaillez donc sur un autre logiciel pour répondre au futur cahier des charges d’Hadopi ? », il répond : « Oui, on y travaille. Mais, d’abord, on voulait surtout s’occuper de cela pour nos clients. Il y a beaucoup d’amalgames qui sont faits avec Hadopi. Il n’y a pas de lien direct avec Hadopi. On ne l’a pas fait pour répondre au cahier des charges d’Hadopi. » Et pour cause : le cahier des charges n’existe pas (encore) et les premières réponses du gouvernement n'évoque même pas le blocage P2P.
Une anticipation de la loi
Ce même jour, Orange tente encore chez ZDnet de patcher un peu plus la présentation de son logiciel faite en fin de semaine : Le Contrôle de téléchargement est annoncé non plus comme « une obligation » mais comme une « anticipation de la loi, pour accompagner la découverte de l'offre légale et donc la maîtrise de l'accès Internet ». Un outil pour les parents qui souhaitent « contrôler les téléchargements de leurs adolescents par exemple ».
Le FAI nie donc le lien qu’il tissait vendredi dernier où était évoquée une « obligation imposée par la loi HADOPI ». Le hic est que s’il n’y a pas de lien juridique, même par anticipation (les décrets ne sont toujours pas publiés), il y a bien eu la présence de l’expression « Hadopi » dans ce logiciel. Des liens, sans lien ?
Les liens du passé
Autre chose : en remontant dans l'histoire de la loi Hadopi, nous avons pu constater que la présentation qui fut faite par le gouvernement de ce fameux logiciel de sécurisation correspond en de nombreux points à l'actuel Contrôle de Téléchargement d'Orange (un logiciel de de blocage des applications P2P, payant, commercialisé par les FAI, etc.)
Observation du gouvernement devant le Conseil constitutionnel
Amalgame Hadopi et P2P, quid de l'antivirus ?
Quant à l’amalgame entre Hadopi et le logiciel P2P, la présentation par le FAI du « Contrôle de téléchargement » comme « un antivirus » ne va pas être bien utile.
Le 15 juin 2010 à 15:30
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Il y a 53 commentaires
S'il n'y avait pas eu cette rectification d'Orange, il n'y en aurait effectivement pas eu de supplémentaire.
On continuera à suivre de près ce chapitre.
Moi j'dis
[quote]On ne s’est pas du tout calé sur Hadopi. [...] Il s’agit d’une approche pédagogique.[/quote]
hadopi pas encore passé ? Pourtant le client s'engage d'ores et déjà…
D'apres les multiples Conditions générales d'abonnement de chez orange.
D'apres les multiples Conditions générales d'abonnement de chez orange.
On ne s’est pas du tout calé sur Hadopi.
Joli exemple de novlangue
La liberté de sécurisation chez Orange, c'est l'esclavage
Edité par Jarodd le mardi 15 juin 2010 à 15:52
Et à la question « vous travaillez donc sur un autre logiciel pour répondre au futur cahier des charges d’Hadopi ? », il répond : « Oui, on y travaille.
Sérieusement sur quel cahier des charges ils travaillent là ?
C'est leur nouvelle stagiaire Hadopi qui leur souffle le cahier qui ne sera pas adopté ?
On continuera à suivre de près ce chapitre.
C'est vrai que ça fait beaucoup de news pour parfois rien d'autre qu'une déclaration stupide de l'opérateur. Mais au moins on rigole bien.
Vivement celle où il s'expliquera sur le fait que son truc ne marche pas et ne sert à rien.
Mais surtout j'attends la news où on nous expliquera quels sont les bienfaits de la pédagogie dans le fait de bloquer quelques softs P2P. Cela veut-il dire que MU, RS et tous les autres directs downloads, c'est bien et légal même pour des fichiers sous copyrights ?
Edité par MdMax le mardi 15 juin 2010 à 15:56
À ce niveau de bêtise, les actionnaires devrait réclamer une baisse des salaires...
S'il n'y avait pas eu cette rectification d'Orange, il n'y en aurait effectivement pas eu de supplémentaire.
On continuera à suivre de près ce chapitre.
Merci en tout cas, c'est INtéressant
C'est vrai que ça fait beaucoup de news pour parfois rien d'autre qu'une déclaration stupide de l'opérateur. Mais au moins on rigole bien.
Vivement celle où il s'expliquera sur le fait que son truc ne marche pas et ne sert à rien.
Mais surtout j'attends la news où on nous expliquera quels sont les bienfaits de la pédagogie dans le fait de bloquer quelques softs P2P. Cela veut-il dire que MU, RS et tous les autres directs downloads, c'est bien et légal même pour des fichiers sous copyrights ?
L'étapes suivante, le logiciel redirige avec le ficher « host » tous les site d'une liste noire vers celui de la hadopi qui expliquera que c'est pas bien de « télécharger ». (oui télécharger, juste télécharger)
Cupidité, amateurisme, corruption, incompétence, prévarication, mensonges, et j'en passe...
Orangealbanel
Edité par josop le mardi 15 juin 2010 à 16:03
OrangealbanelEdité par josop le mardi 15 juin 2010 à 16:03
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