Ceux qui pensent que la défense de la pureté de la langue est un combat uniquement français se trompent. Le rédacteur en chef du célèbre journal The New York Times, Phil Corbett, a envoyé un mémo la semaine dernière (publié par The Awl) à tous ses rédacteurs pour leur demander d'arrêter d'utiliser le mot "tweet" (ou en bon français, gazouillage).
Car s'il est vrai que les journalistes ont adopté en masse ce nouveau site, ce n'est pas encore le cas de la majorité de la population américaine (contrairement par exemple à Facebook). Et utiliser un mot comme "tweet" peut ne pas être compris par les lecteurs, surtout alors qu'il est encore absent des dictionnaires. Phil Corbett explique qu'un journal ne peut se permettre d'utiliser des expressions familières, des néologismes ou des mots de jargon. Et "tweet" est les trois en même temps, malgré le ramdam qu'il provoque dans les élites new-yorkaises.
Il ne devra donc être utilisé que dans des circonstances particulières pour créer un effet de style voulu, et non comme un mot courant. En tout cas en attendant que "tweet" soit aussi commun que "e-mail", et sauf bien entendu si l'article parle d'ornithologie.
En France le combat est similaire, et encore plus vaste. La langue est définie officiellement par l'Académie Française, et les contagions anglophones qui se glissent dans les colonnes sont souvent vilipendées par les lecteurs outragés par un tel manque de délicatesse envers la langue de Molière. PCINpact est évidemment également touché, mais il est parfois difficile d'éviter certains mots dans un secteur comme les Nouvelles Technologies. En tout cas, nous participons à la réflexion pour préserver la langue, par exemple en cherchant des alternatives à "upload".
Car s'il est vrai que les journalistes ont adopté en masse ce nouveau site, ce n'est pas encore le cas de la majorité de la population américaine (contrairement par exemple à Facebook). Et utiliser un mot comme "tweet" peut ne pas être compris par les lecteurs, surtout alors qu'il est encore absent des dictionnaires. Phil Corbett explique qu'un journal ne peut se permettre d'utiliser des expressions familières, des néologismes ou des mots de jargon. Et "tweet" est les trois en même temps, malgré le ramdam qu'il provoque dans les élites new-yorkaises.
Il ne devra donc être utilisé que dans des circonstances particulières pour créer un effet de style voulu, et non comme un mot courant. En tout cas en attendant que "tweet" soit aussi commun que "e-mail", et sauf bien entendu si l'article parle d'ornithologie.
En France le combat est similaire, et encore plus vaste. La langue est définie officiellement par l'Académie Française, et les contagions anglophones qui se glissent dans les colonnes sont souvent vilipendées par les lecteurs outragés par un tel manque de délicatesse envers la langue de Molière. PCINpact est évidemment également touché, mais il est parfois difficile d'éviter certains mots dans un secteur comme les Nouvelles Technologies. En tout cas, nous participons à la réflexion pour préserver la langue, par exemple en cherchant des alternatives à "upload".
Jeff
le 14 juin 2010 à 17:31
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