L’ARCEP vient de dresser un bilan très intéressant sur les opérateurs de télécommunications. Divers tableaux et graphiques sont ainsi disponibles, retraçant notamment certaines évolutions entre 2000 et 2009. L’occasion de faire le point sur un marché très important en France.
En effet, selon Jean-Ludovic Silicani, le président de l’ARCEP, « le secteur des technologies de l’information et de la communication, a généré, en France, en 2009, un chiffre d’affaires d’environ 120 milliards d’euros, soit 6,5% du PIB, cette part étant en augmentation constante et devant atteindre, selon certains experts, près de 20% du PIB au niveau mondial dans 10 à 15 ans ». Et « ce secteur représente, en outre, environ 30% de la croissance mais surtout contribue pour près de 50% aux gains de productivité, dans tous les domaines de l’économie. »
Il s’agit cependant ici du secteur des TIC et de la communication. Si l’on se concentre uniquement sur celui qui nous intéresse (la communication), il a représenté en 2009 un peu moins de 41 milliards d’euros, soit 2,3 % du PIB national. Un pourcentage stable depuis 10 ans.
Autre information intéressante, celle portant sur les emplois. Aujourd’hui, le secteur compte environ 125 000 emplois, dont 100 000 chez France Télécom Orange, près de 10 000 chez SFR, 9000 chez Bouygues et 4000 chez Iliad.
Comme le graphique ci-dessous le montre, cela représente tout de même 5000 emplois de moins en deux ans, 15 000 en cinq ans, et plus de 20 000 de moins en sept ans.
Durant la même période, le chiffre d’affaires global a grimpé de près de 8 milliards d’euros entre 2002 et 2009, avec près de 41 milliards d’euros comme précisé ci-dessus.
Le secteur mobile représente désormais 20,4 milliards d’euros (+1,5 %), soit 50 % de ce chiffre d’affaires, du fait de l’augmentation du nombre d’abonnés, mais aussi de l’explosion des smartphones (et leurs forfaits onéreux). Ce secteur représentait 36 % du chiffre d’affaires global en 2002.
Le secteur fixe « RTC » a suivi une courbe inverse, avec « seulement » 9,4 milliards d’euros (-11,4 %), soit 23 % du CA global aujourd’hui, contre 48 % sept ans plus tôt. Enfin, l’ADSL, le câble et la fibre, grâce à sa démocratisation, a représenté 7,4 milliards d’euros (+13,7 %) en 2009, soit 18 % du CA global, et pourrait bien surpasser les lignes fixes d’ici peu.
L’ARCEP nous apprend aussi que plus de la moitié des lignes en France ont un débit supérieur à 10 Mbps, alors que 23 % ne disposent que d’un débit entre 4 et 10 Mbps, et 11 % entre 2 et 4 Mbps. 87 % des lignes affichent donc un débit supérieur à 2 Mbps. Le reste est composé de 2 % n’ayant pas l’ADSL, et 11 % disposant d’une ligne inférieure à 2 Mbps.
Enfin, le bilan de la France des différentes lignes et du taux d’équipement au 31 décembre 2009 est le suivant :
L’Hexagone a par contre un retard très important sur deux autres taux de pénétration. Celui des ordinateurs (toujours dans les ménages), avec seulement 68 %, contre 78 % en Allemagne, 77 % au Royaume-Uni, 66 % en Espagne et 54 en Italie.
Quant à la téléphonie mobile, nous sommes bien loin avec un taux de pénétration de 90 % (en termes de parc actif), contre 146 % en Italie, 132 % en Allemagne, 131 % au Royaume-Uni et 118 % en Espagne. Mais ces chiffres sont trompeurs, du fait du grand succès des cartes prépayées à petit prix dans ces pays, alors que l’abonnement est roi en France. Le nombre de minutes consommées via mobile est d’ailleurs en nette faveur de la France.
En effet, selon Jean-Ludovic Silicani, le président de l’ARCEP, « le secteur des technologies de l’information et de la communication, a généré, en France, en 2009, un chiffre d’affaires d’environ 120 milliards d’euros, soit 6,5% du PIB, cette part étant en augmentation constante et devant atteindre, selon certains experts, près de 20% du PIB au niveau mondial dans 10 à 15 ans ». Et « ce secteur représente, en outre, environ 30% de la croissance mais surtout contribue pour près de 50% aux gains de productivité, dans tous les domaines de l’économie. »
Il s’agit cependant ici du secteur des TIC et de la communication. Si l’on se concentre uniquement sur celui qui nous intéresse (la communication), il a représenté en 2009 un peu moins de 41 milliards d’euros, soit 2,3 % du PIB national. Un pourcentage stable depuis 10 ans.
Autre information intéressante, celle portant sur les emplois. Aujourd’hui, le secteur compte environ 125 000 emplois, dont 100 000 chez France Télécom Orange, près de 10 000 chez SFR, 9000 chez Bouygues et 4000 chez Iliad.
Comme le graphique ci-dessous le montre, cela représente tout de même 5000 emplois de moins en deux ans, 15 000 en cinq ans, et plus de 20 000 de moins en sept ans.
Durant la même période, le chiffre d’affaires global a grimpé de près de 8 milliards d’euros entre 2002 et 2009, avec près de 41 milliards d’euros comme précisé ci-dessus.
Le secteur mobile représente désormais 20,4 milliards d’euros (+1,5 %), soit 50 % de ce chiffre d’affaires, du fait de l’augmentation du nombre d’abonnés, mais aussi de l’explosion des smartphones (et leurs forfaits onéreux). Ce secteur représentait 36 % du chiffre d’affaires global en 2002.
Le secteur fixe « RTC » a suivi une courbe inverse, avec « seulement » 9,4 milliards d’euros (-11,4 %), soit 23 % du CA global aujourd’hui, contre 48 % sept ans plus tôt. Enfin, l’ADSL, le câble et la fibre, grâce à sa démocratisation, a représenté 7,4 milliards d’euros (+13,7 %) en 2009, soit 18 % du CA global, et pourrait bien surpasser les lignes fixes d’ici peu.
L’ARCEP nous apprend aussi que plus de la moitié des lignes en France ont un débit supérieur à 10 Mbps, alors que 23 % ne disposent que d’un débit entre 4 et 10 Mbps, et 11 % entre 2 et 4 Mbps. 87 % des lignes affichent donc un débit supérieur à 2 Mbps. Le reste est composé de 2 % n’ayant pas l’ADSL, et 11 % disposant d’une ligne inférieure à 2 Mbps.
Enfin, le bilan de la France des différentes lignes et du taux d’équipement au 31 décembre 2009 est le suivant :
- 35,5 millions de lignes du service fixe de téléphonie.
- 19,4 millions d’abonnements à l’internet haut débit
- 300 000 abonnements à l’internet très haut débit
- 68 % des ménages sont équipés en micro-ordinateurs
- 98,7% des lignes fixes sont éligibles à l’internet haut débit
- 61,5 millions d'abonnés mobiles
- Taux de pénétration mobile : 95,8 % de la population.
- Couverture 2G : 99,8 %.
- Couverture 3G : 90 % (prévision fin 2010 : 94 %)
L’Hexagone a par contre un retard très important sur deux autres taux de pénétration. Celui des ordinateurs (toujours dans les ménages), avec seulement 68 %, contre 78 % en Allemagne, 77 % au Royaume-Uni, 66 % en Espagne et 54 en Italie.
Quant à la téléphonie mobile, nous sommes bien loin avec un taux de pénétration de 90 % (en termes de parc actif), contre 146 % en Italie, 132 % en Allemagne, 131 % au Royaume-Uni et 118 % en Espagne. Mais ces chiffres sont trompeurs, du fait du grand succès des cartes prépayées à petit prix dans ces pays, alors que l’abonnement est roi en France. Le nombre de minutes consommées via mobile est d’ailleurs en nette faveur de la France.
Nil Sanyas
le 11 juin 2010 à 15:57
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