Le CNLL dresse un bilan des sociétés françaises du logiciel libre
Je sais mal ce qu'est la liberté, mais je sais bien ce qu'est la libération
Le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), créé au début de l’année et représentant les grandes associations du logiciel libre et open source des régions de France, a récemment publié une « cartographie des entreprises du logiciel libre du CNLL ».
Regroupant tout de même 10 associations, et plus de 200 entreprises françaises spécialisées dans le Logiciel Libre, le CNLL ne représente évidemment pas tout le secteur, mais sa cartographie n’en reste pas moins révélatrice.
Nous apprenons ainsi, sans grande surprise, que les entreprises de ce secteur :
De très jeunes entreprises
Plus précisément, les données du CNLL révèlent que près de la moitié des sociétés françaises spécialisées dans le libre ont été créées entre 2001 et 2006, et que 35 % ont été créés entre 2007 et aujourd’hui ! Seules 15 % ont ainsi ouvert leurs portes avant 2000…
« Un tiers environ (34%) ont entre 6 et 9 années d'existence » note le CNLL. « Plus de la moitié, 52%, ont été fondées après 2005, et ont donc moins de 5 années d'activité, et même 33% d'entre elles ont moins de 3 ans. »
Cette jeunesse importante s’explique très simplement par l’explosion récente du marché du libre. Notant une croissance très forte du marché ces cinq dernières années (entre 20 et 30 % par an), « il est naturel que les jeunes entreprises fleurissent ».
Une poignée de salariés
Fort logiquement, ces sociétés ne comptent pas des milliers d’employés. 49 % en comptent ainsi moins de cinq, et seulement 16 % plus de 21.
Et bien sûr, le chiffre d’affaires est en adéquation avec la taille de l’entreprise. Ainsi, 53 % réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 250 000 euros par an. Seule un quart des sociétés surpassent le million d’euros, et 7 % annoncent un CA supérieur à 4 millions d’euros.
Les TGE et le Secteur Public très demandeurs
Du côté des clients, on retrouve en majorité le secteur public et les très grandes entreprises (plus de 2000 employés). Plus de 50 % des sociétés réalisent ainsi au moins 30 % de leur chiffre d’affaires avec de très grandes entreprises, et 36 % de ces mêmes sociétés sont en relation avec le secteur public.
Les avantages du libre
Le CNLL s’est de plus posé la question des raisons des besoins des entreprises et du secteur public en logiciel libre. Bien sûr, les coûts ne sont pas les mêmes par rapport aux grands éditeurs (59 % invoquent cet argument), mais ce n’est pas la seule raison. L’ouverture et le respect des standards, étonnamment, sont invoqués très massivement par les clients, puisqu’ils sont tout de même 58 % à utiliser cet argument.
L’accompagnement, l’expertise et la pérennité ne sont pas en reste, 45 % des clients invoquant ces avantages. Et la possibilité de modifier le produit intéresse tout de même 38 % des entreprises.
Des solutions assez diverses
Et si nous connaissons les intérêts des clients, voyons maintenant ce que proposent et comment fonctionnent les entreprises françaises spécialisées dans le libre. « Les entreprises du Libre pratiquent une assez large variété de solutions » note le CNLL.
« Mis à part le développement sur mesure, c'est la gestion de contenu et de documents qui occupent le plus les entreprises, puisque 53% d'entre elles ont une part de leur activité dans ce domaine. Viennent ensuite le eCommerce (38% des entreprises), l'administration Linux (35%). Les autres activités, sécurité et annuaires, logiciel embarqué et temps réel, groupware, sont pratiquées par environ 22% des entreprises. »
Développement et intégration
Et au sujet des activités, le développement, l'intégration de solutions et le conseil dominent les débats. Notez tout de même que 42 % des entreprises ont pour principale activité celle d'éditeur de logiciel libre, et que 34 % forment en majorité. « Dans chacun des cas, il s'agit d'activités dans lesquelles l'entreprise a estimé réaliser plus de 15% de son activité » précise le CNLL.
Le PHP danse la Java
Du côté des plateformes utilisées, le PHP semble incontournable, puisque 55 % des entreprises du CNLL ont annoncé travailler majoritairement (au moins 30 % de leur activité) avec cet environnement si connu. Autre environnement très utilisée (par 44 % des entreprises), Java. Suivent Python (27%), C/C++ (22%), Ruby (10%), et Perl (9%).
Enfin, concernant le futur, près de 60 % des membres du CNLL s’attendent à une croissance supérieure à 15 % cette année. Et près de 20 % s’attendent à une croissance nulle ou à une diminution (15 % maximum) du chiffre d’affaires.
Autres graphiques intéressants sur le sujet :
Regroupant tout de même 10 associations, et plus de 200 entreprises françaises spécialisées dans le Logiciel Libre, le CNLL ne représente évidemment pas tout le secteur, mais sa cartographie n’en reste pas moins révélatrice.
Nous apprenons ainsi, sans grande surprise, que les entreprises de ce secteur :
- sont (très) jeunes
- sont de petites tailles (en nombre d’employés)
- réalisent un chiffre d’affaires faible
- affichent de fortes croissances
- sont en relation avec de grandes et très grandes entreprises
De très jeunes entreprises
Plus précisément, les données du CNLL révèlent que près de la moitié des sociétés françaises spécialisées dans le libre ont été créées entre 2001 et 2006, et que 35 % ont été créés entre 2007 et aujourd’hui ! Seules 15 % ont ainsi ouvert leurs portes avant 2000…
« Un tiers environ (34%) ont entre 6 et 9 années d'existence » note le CNLL. « Plus de la moitié, 52%, ont été fondées après 2005, et ont donc moins de 5 années d'activité, et même 33% d'entre elles ont moins de 3 ans. »
Cette jeunesse importante s’explique très simplement par l’explosion récente du marché du libre. Notant une croissance très forte du marché ces cinq dernières années (entre 20 et 30 % par an), « il est naturel que les jeunes entreprises fleurissent ».
Une poignée de salariés
Fort logiquement, ces sociétés ne comptent pas des milliers d’employés. 49 % en comptent ainsi moins de cinq, et seulement 16 % plus de 21.

Et bien sûr, le chiffre d’affaires est en adéquation avec la taille de l’entreprise. Ainsi, 53 % réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 250 000 euros par an. Seule un quart des sociétés surpassent le million d’euros, et 7 % annoncent un CA supérieur à 4 millions d’euros.
Les TGE et le Secteur Public très demandeurs
Du côté des clients, on retrouve en majorité le secteur public et les très grandes entreprises (plus de 2000 employés). Plus de 50 % des sociétés réalisent ainsi au moins 30 % de leur chiffre d’affaires avec de très grandes entreprises, et 36 % de ces mêmes sociétés sont en relation avec le secteur public.
Les avantages du libre
Le CNLL s’est de plus posé la question des raisons des besoins des entreprises et du secteur public en logiciel libre. Bien sûr, les coûts ne sont pas les mêmes par rapport aux grands éditeurs (59 % invoquent cet argument), mais ce n’est pas la seule raison. L’ouverture et le respect des standards, étonnamment, sont invoqués très massivement par les clients, puisqu’ils sont tout de même 58 % à utiliser cet argument.
L’accompagnement, l’expertise et la pérennité ne sont pas en reste, 45 % des clients invoquant ces avantages. Et la possibilité de modifier le produit intéresse tout de même 38 % des entreprises.
Des solutions assez diverses
Et si nous connaissons les intérêts des clients, voyons maintenant ce que proposent et comment fonctionnent les entreprises françaises spécialisées dans le libre. « Les entreprises du Libre pratiquent une assez large variété de solutions » note le CNLL.
« Mis à part le développement sur mesure, c'est la gestion de contenu et de documents qui occupent le plus les entreprises, puisque 53% d'entre elles ont une part de leur activité dans ce domaine. Viennent ensuite le eCommerce (38% des entreprises), l'administration Linux (35%). Les autres activités, sécurité et annuaires, logiciel embarqué et temps réel, groupware, sont pratiquées par environ 22% des entreprises. »
Développement et intégration
Et au sujet des activités, le développement, l'intégration de solutions et le conseil dominent les débats. Notez tout de même que 42 % des entreprises ont pour principale activité celle d'éditeur de logiciel libre, et que 34 % forment en majorité. « Dans chacun des cas, il s'agit d'activités dans lesquelles l'entreprise a estimé réaliser plus de 15% de son activité » précise le CNLL.
Le PHP danse la Java
Du côté des plateformes utilisées, le PHP semble incontournable, puisque 55 % des entreprises du CNLL ont annoncé travailler majoritairement (au moins 30 % de leur activité) avec cet environnement si connu. Autre environnement très utilisée (par 44 % des entreprises), Java. Suivent Python (27%), C/C++ (22%), Ruby (10%), et Perl (9%).
Enfin, concernant le futur, près de 60 % des membres du CNLL s’attendent à une croissance supérieure à 15 % cette année. Et près de 20 % s’attendent à une croissance nulle ou à une diminution (15 % maximum) du chiffre d’affaires.
Autres graphiques intéressants sur le sujet :
Source :
CNLL
Nil Sanyas
le 3 juin 2010 à 14:47
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