La Federal Trade Commission, l'autorité de la concurrence américaine, a conclu un accord avec la société CyberSpy Sofware. La FTC poursuivait l'entreprise en justice depuis 2008, lui reprochant de vendre des keyloggers pour un usage illégal, les présentant comme un moyen « d'espionner n'importe qui, de n'importe où, 100 % indétectable ».
L'accord permet à CyberSpy de voir les charges abandonnées. En échange l'entreprise s'engage à contrôler l'utilisation que ses clients font de ses logiciels, et à arrêter d'en faire la publicité pour des usages illégaux. En particulier l'entreprise va devoir arrêter d'expliquer à ses clients comment installer un spyware sur l'ordinateur d'un tiers pour l'espionner sans qu'il s'en rende compte. Au moment de la plainte, CyberSpy proposait même un tutoriel pour apprendre à déguiser le keylogger en fichier apparemment innocent, comme une photo attachée à un mail. Et pour éviter que les petits malins n'apprennent ces techniques tous seuls, le programme demandera désormais l'accord du propriétaire de l'ordinateur avant de s'installer.
L'accord prévoit aussi que l'entreprise enlève les anciennes versions de son spyware encore installées, et sécurise les transferts de données effectués par le logiciel sur Internet.
Du coup ce spyware sera dorénavant vendu comme un moyen pour le propriétaire d'un ordinateur d'espionner ses enfants, son/sa conjointe ou ses employés. Cette solution ne semble pas être contraire aux principes de défense de la vie privée défendus par la FTC : il est interdit d'espionner des tiers, mais sa famille et ses employés sont des cibles autorisées tant qu'ils utilisent votre matériel.
L'accord permet à CyberSpy de voir les charges abandonnées. En échange l'entreprise s'engage à contrôler l'utilisation que ses clients font de ses logiciels, et à arrêter d'en faire la publicité pour des usages illégaux. En particulier l'entreprise va devoir arrêter d'expliquer à ses clients comment installer un spyware sur l'ordinateur d'un tiers pour l'espionner sans qu'il s'en rende compte. Au moment de la plainte, CyberSpy proposait même un tutoriel pour apprendre à déguiser le keylogger en fichier apparemment innocent, comme une photo attachée à un mail. Et pour éviter que les petits malins n'apprennent ces techniques tous seuls, le programme demandera désormais l'accord du propriétaire de l'ordinateur avant de s'installer.
L'accord prévoit aussi que l'entreprise enlève les anciennes versions de son spyware encore installées, et sécurise les transferts de données effectués par le logiciel sur Internet.
Du coup ce spyware sera dorénavant vendu comme un moyen pour le propriétaire d'un ordinateur d'espionner ses enfants, son/sa conjointe ou ses employés. Cette solution ne semble pas être contraire aux principes de défense de la vie privée défendus par la FTC : il est interdit d'espionner des tiers, mais sa famille et ses employés sont des cibles autorisées tant qu'ils utilisent votre matériel.
Jeff
le 3 juin 2010 à 10:35
(16 943
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 02 / 06 / 2010 : OSX/OpinionSpy : une menace sérieuse contre Mac OS X
- 15 / 06 / 2009 : Sophos détecte un ver et un cheval de Troie pour Mac OS X
- 25 / 05 / 2009 : LOPPSI : la police sera autorisée à installer des chevaux de Troie
- 30 / 09 / 2008 : Microsoft attaque le scareware Registry Cleaner XP
- 17 / 09 / 2008 : Beyonce et Brad Pitt : les célébrités les plus risquées du Net
- 28 / 08 / 2008 : Internet : un énorme danger qui ne repose sur aucune faille
- 06 / 06 / 2008 : Exclusif : le gouvernement veut un filtrage de masse des réseaux
- 02 / 04 / 2008 : L'Europe veut impliquer les FAI dans la lutte anticriminalité






