Le lobby des vendeurs de logiciels, la Business Software Alliance (BSA), a annoncé par communiqué que ses poursuites judiciaires en 2009 avaient coûté 11,16 millions d'euros aux entreprises européennes utilisant des logiciels sans payer leurs licences.
Ces millions ont été amassés suite aux procédures intentées contre 2 256 entreprises à travers l'Europe (sur 4 000 entreprises signalées). Les entreprises ont donc du payer en moyenne près de 5 000 euros chacune à BSA, en plus du coût des licences légales et des frais de justice éventuels. Mais comme l'association explique favoriser les accords à l'amiables, ces frais doivent rester limités.
En France, les entreprises pirates ont payé 366 087 euros. Le nombre d'entreprises concernées n'est pas communiqué, mais à l'aide de la moyenne précitée, on trouverait autour de 73 entreprises attrapées l'année dernière pour faits de piraterie logicielle. Ce chiffre reste faible face à la masse des entreprises utilisant des logiciels sans payer leurs licences : on se souvient que BSA affirme que 40 % des logiciels en France sont piratés (particuliers inclus).
Pour le lobby, qui présente sa mission comme étant « la promotion d’un monde numérique légal et sûr », ces procès permettent de faire réaliser aux entreprises que le piratage logiciel les expose à des frais importants : « le coût réel est nettement supérieur [à ces 11 millions d'euros] pour les sociétés puisqu’il ne tient pas compte des frais de procédure et des coûts indirects liés notamment à l’impact sur les flux de trésorerie de l’achat imprévu de logiciels supplémentaires. Le recours aux logiciels sans licence, perçu à tort comme une source d’économies, expose en réalité l’entreprise à des risques considérables ». Mais le fait que ce risque soit limité à moins d'une centaine d'entreprises en France par an, et pour un coût finalement assez abordable, risque de limiter l'impact de ces poursuites.
Pour finir, et comme à chacun de ses communiqués, BSA rappelle que selon ses études le piratage logiciel tue des emplois et handicape la croissance. Ainsi, si le taux de piratage baissait de 10 points en France, le lobby estime que le PIB augmenterait de 6,2 milliards d’euros, que 14 465 nouveaux eemplois seraient créés et qu 1,9 milliard d’euros de recettes fiscales supplémentaires alimenteraient les caisses de l'État.
Ces millions ont été amassés suite aux procédures intentées contre 2 256 entreprises à travers l'Europe (sur 4 000 entreprises signalées). Les entreprises ont donc du payer en moyenne près de 5 000 euros chacune à BSA, en plus du coût des licences légales et des frais de justice éventuels. Mais comme l'association explique favoriser les accords à l'amiables, ces frais doivent rester limités.
En France, les entreprises pirates ont payé 366 087 euros. Le nombre d'entreprises concernées n'est pas communiqué, mais à l'aide de la moyenne précitée, on trouverait autour de 73 entreprises attrapées l'année dernière pour faits de piraterie logicielle. Ce chiffre reste faible face à la masse des entreprises utilisant des logiciels sans payer leurs licences : on se souvient que BSA affirme que 40 % des logiciels en France sont piratés (particuliers inclus).
Pour le lobby, qui présente sa mission comme étant « la promotion d’un monde numérique légal et sûr », ces procès permettent de faire réaliser aux entreprises que le piratage logiciel les expose à des frais importants : « le coût réel est nettement supérieur [à ces 11 millions d'euros] pour les sociétés puisqu’il ne tient pas compte des frais de procédure et des coûts indirects liés notamment à l’impact sur les flux de trésorerie de l’achat imprévu de logiciels supplémentaires. Le recours aux logiciels sans licence, perçu à tort comme une source d’économies, expose en réalité l’entreprise à des risques considérables ». Mais le fait que ce risque soit limité à moins d'une centaine d'entreprises en France par an, et pour un coût finalement assez abordable, risque de limiter l'impact de ces poursuites.
Pour finir, et comme à chacun de ses communiqués, BSA rappelle que selon ses études le piratage logiciel tue des emplois et handicape la croissance. Ainsi, si le taux de piratage baissait de 10 points en France, le lobby estime que le PIB augmenterait de 6,2 milliards d’euros, que 14 465 nouveaux eemplois seraient créés et qu 1,9 milliard d’euros de recettes fiscales supplémentaires alimenteraient les caisses de l'État.
Jeff
le 1 juin 2010 à 10:55
(15 015
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 12 / 05 / 2010 : Le piratage logiciel : baisse en France, hausse dans le monde
- 12 / 05 / 2009 : Le piratage de logiciels diminue légèrement en France
- 18 / 03 / 2009 : Pour Google, la riposte graduée soulève bien des problèmes
- 24 / 09 / 2008 : Microsoft offre 70 % de réduction sur Office pour la Chine
- 12 / 06 / 2008 : Microsoft porte plainte massivement contre des contrefacteurs
- 22 / 05 / 2008 : Piratage de logiciels : pertes de 48 milliards de $ pour l'industrie
- 11 / 09 / 2007 : Microsoft : 10 ou 20 ans pour stopper le piratage en Asie
- 03 / 07 / 2007 : BSA : un million de dollars de prime à la délation






