Si nous le savions depuis quelques mois déjà, Larrabee, le projet de carte graphique haut de gamme pour PC de bureau d'Intel est... mort. Le géant californien ayant pris trop de retard dans le développement de son GPU, il a en effet préféré y mettre fin.
Des bruits de couloir persistants évoquaient une arrivée sous une autre forme ou alors en petits bouts... directement dans le processeur, par exemple. Mais nous n'en dirons pas plus sous peine d'un scalpage en règle !
Le GPU devient un MIC : Many Integrated Core
Revenons en arrière, lorsqu'Intel s'est lancé dans le projet Larrabee, il a assemblé de nombreux coeurs de processeurs. Pour simplifier le design du GPU, ils ont ressorti des placards une très très vieille architecture puisque nous parlons ici du P54C, plus connu sous le nom de... Pentium, premier du nom.
La première étape fut de réduire sa finesse de gravure puis d'en multiplier le nombre, enfin d'améliorer un tant soit peu l'architecture pour en augmenter le rendement. Avant que le projet ne soit abandonné, le fondeur avait deux prototypes, l'un en 32 coeurs et l'autre de 64 coeurs, selon les bruits de couloir. Mais celle-ci demandait d'utiliser une nouvelle finesse de gravure pour ne pas être contrainte par les 300 watts du PCI-Express 2.0...
Oui, mais voilà, si le développement hardware s'est déjà fait dans la douleur, ce n'était rien par rapport au travail substantiel qu'il restait à produire coté logiciel. Le pilote ayant la rude tâche de convertir les données graphiques en calcul CPU « simple ». Intel n'allait pas partir de 0 et ne pouvait pas se passer des API non prévues pour son architecture. Il fallait donc une puissance brute importante pour pouvoir encaisser cette conversion à la volée. Arrivé a terme de son développement, Larrabee était proche des 2 TFlops.
Mais la concurrence n''est pas restée les bras croisés : AMD et NVIDIA sont allés bien plus loin avec Evergreen et Fermi. Intel ne pouvait donc plus sortir son GPU en tant que tel... sous peine de proposer une carte graphique déjà dépassée. Pour fédérer un nouvel écosystème autour de soi, c'est impossible.
Loi de Lavoisier : « Rien ne se perd tout se transforme »
Si jusqu'ici Larrabee était prévu pour ressembler à une carte graphique haut de gamme, le fondeur a revu sa copie et fait aujourd'hui volte-face. Ce super processeur va venir en aide aux serveurs haute densité (HPC). Intel en profite pour renommer le projet en Knights Ferry, qui devient donc un concurrent sérieux aux Tesla de Nvidia, comme l'évoquait David en fin d'année dernière.
Au niveau de la puce, Intel a donc repris le coeur de son GPU c'est-à-dire une base de 32 coeurs pouvant gérer 4 threads par coeur, le tout cadencé à une fréquence de 1.2 GHz. Si cela ne semble peu élevé, c'est que la puce est certainement gravée en 45 nanomètres, comme le fût... Larrabee.
Au niveau logiciel, Intel fournira avec cet « accélérateur » ses outils de développement logiciel maison tel que Parallel Studio ou encore ses compilateurs, bien connus des développeurs.
Et la force d'Intel est ici. L'usage de simples puces x86. Il n'y aura donc pas besoin de maîtriser d'autres langages de programmation ou d'interprétation puisque c'est le même entre les Xeon qui lui seront associés au sein d'un super calculateur, contrairement à C for CUDA chez Nvidia, ou encore OpenCL...
Reste à voir dans les faits quels chemins feront ces développeurs qui ont pour beaucoup déjà adapté leur code logiciel pour tirer la puissance depuis les GPU du caméléon. Il faudra aussi voir à quel tarif Intel proposera un tel produit, et dans quelles quantités, afin de savoir s'il s'agit là d'une véritable stratégie HPC ou s'il n'est que question de gagner du temps... avant la sortie d'un nouveau produit.
Des bruits de couloir persistants évoquaient une arrivée sous une autre forme ou alors en petits bouts... directement dans le processeur, par exemple. Mais nous n'en dirons pas plus sous peine d'un scalpage en règle !
Le GPU devient un MIC : Many Integrated Core
Revenons en arrière, lorsqu'Intel s'est lancé dans le projet Larrabee, il a assemblé de nombreux coeurs de processeurs. Pour simplifier le design du GPU, ils ont ressorti des placards une très très vieille architecture puisque nous parlons ici du P54C, plus connu sous le nom de... Pentium, premier du nom.
La première étape fut de réduire sa finesse de gravure puis d'en multiplier le nombre, enfin d'améliorer un tant soit peu l'architecture pour en augmenter le rendement. Avant que le projet ne soit abandonné, le fondeur avait deux prototypes, l'un en 32 coeurs et l'autre de 64 coeurs, selon les bruits de couloir. Mais celle-ci demandait d'utiliser une nouvelle finesse de gravure pour ne pas être contrainte par les 300 watts du PCI-Express 2.0...
Oui, mais voilà, si le développement hardware s'est déjà fait dans la douleur, ce n'était rien par rapport au travail substantiel qu'il restait à produire coté logiciel. Le pilote ayant la rude tâche de convertir les données graphiques en calcul CPU « simple ». Intel n'allait pas partir de 0 et ne pouvait pas se passer des API non prévues pour son architecture. Il fallait donc une puissance brute importante pour pouvoir encaisser cette conversion à la volée. Arrivé a terme de son développement, Larrabee était proche des 2 TFlops.
Mais la concurrence n''est pas restée les bras croisés : AMD et NVIDIA sont allés bien plus loin avec Evergreen et Fermi. Intel ne pouvait donc plus sortir son GPU en tant que tel... sous peine de proposer une carte graphique déjà dépassée. Pour fédérer un nouvel écosystème autour de soi, c'est impossible.
Loi de Lavoisier : « Rien ne se perd tout se transforme »
Si jusqu'ici Larrabee était prévu pour ressembler à une carte graphique haut de gamme, le fondeur a revu sa copie et fait aujourd'hui volte-face. Ce super processeur va venir en aide aux serveurs haute densité (HPC). Intel en profite pour renommer le projet en Knights Ferry, qui devient donc un concurrent sérieux aux Tesla de Nvidia, comme l'évoquait David en fin d'année dernière.
Au niveau de la puce, Intel a donc repris le coeur de son GPU c'est-à-dire une base de 32 coeurs pouvant gérer 4 threads par coeur, le tout cadencé à une fréquence de 1.2 GHz. Si cela ne semble peu élevé, c'est que la puce est certainement gravée en 45 nanomètres, comme le fût... Larrabee.
Au niveau logiciel, Intel fournira avec cet « accélérateur » ses outils de développement logiciel maison tel que Parallel Studio ou encore ses compilateurs, bien connus des développeurs.
Et la force d'Intel est ici. L'usage de simples puces x86. Il n'y aura donc pas besoin de maîtriser d'autres langages de programmation ou d'interprétation puisque c'est le même entre les Xeon qui lui seront associés au sein d'un super calculateur, contrairement à C for CUDA chez Nvidia, ou encore OpenCL...
Reste à voir dans les faits quels chemins feront ces développeurs qui ont pour beaucoup déjà adapté leur code logiciel pour tirer la puissance depuis les GPU du caméléon. Il faudra aussi voir à quel tarif Intel proposera un tel produit, et dans quelles quantités, afin de savoir s'il s'agit là d'une véritable stratégie HPC ou s'il n'est que question de gagner du temps... avant la sortie d'un nouveau produit.
Damien Labourot
le 1 juin 2010 à 09:56
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