Google avait reçu de Johannes Caspar, représentant chargé des données personnelles et privées à Hambourg, en Allemagne, un ultimatum la sommant de lui communiquer avant hier minuit, les données Wi-Fi collectées par les Google Cars. La date est passée, et les données restent manquantes.
Google explique qu'il n'est pas certain que cette transmission à un gouvernement respecte le droit allemand, rejoignant ainsi les demandes des associations de défense de la vie privée Privacy International et l'EFF qui avaient demandé à Google de ne pas communiquer ces données, ni de les supprimer avant que ceux désirant porter plainte n'aient pu le faire. Un effet d'une récente décision de la CJUE ? M. Caspar, de son côté, est opposé à cette décision, précisant que « communiquer ces données au régulateur chargé de les protéger ne constitue pas un acte criminel ».
Pour tout de même donner au régulateur allemand quelque chose à inspecter, Google a accepté de les laisser étudier une Google Car à loisir.
Google est loin d'avoir entendu la fin de cette histoire, puisqu'elle doit encore négocier l'avenir de ces données privées avec toutes les autorités de régulation des pays où Street View est présent, et va devoir être jugée ou trouver un arrangement avec tous ceux qui lui intenteront un procès. Trois ont déjà été annoncés aux États-Unis, dont une class-action pouvant réunir des milliers de plaignants...
En France la CNIL a aussi commencé une enquête sur cette collecte de données non déclarée. Elle nous a avoué qu'elle ne savait pas quel sera l'avenir de cette opération.
Google explique qu'il n'est pas certain que cette transmission à un gouvernement respecte le droit allemand, rejoignant ainsi les demandes des associations de défense de la vie privée Privacy International et l'EFF qui avaient demandé à Google de ne pas communiquer ces données, ni de les supprimer avant que ceux désirant porter plainte n'aient pu le faire. Un effet d'une récente décision de la CJUE ? M. Caspar, de son côté, est opposé à cette décision, précisant que « communiquer ces données au régulateur chargé de les protéger ne constitue pas un acte criminel ».
Pour tout de même donner au régulateur allemand quelque chose à inspecter, Google a accepté de les laisser étudier une Google Car à loisir.
Google est loin d'avoir entendu la fin de cette histoire, puisqu'elle doit encore négocier l'avenir de ces données privées avec toutes les autorités de régulation des pays où Street View est présent, et va devoir être jugée ou trouver un arrangement avec tous ceux qui lui intenteront un procès. Trois ont déjà été annoncés aux États-Unis, dont une class-action pouvant réunir des milliers de plaignants...
En France la CNIL a aussi commencé une enquête sur cette collecte de données non déclarée. Elle nous a avoué qu'elle ne savait pas quel sera l'avenir de cette opération.
Source :
Business Week
Jeff
le 27 mai 2010 à 17:50
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