Suite à l’attribution des fréquences résiduelles de la quatrième licence 3G à SFR et Orange, nous avions pointé du doigt l’engagement minimum des deux opérateurs auprès des MVNO (opérateurs mobiles virtuels). Alors que trois niveaux d’engagements auprès des MVNO étaient proposés par l'ARCEP, permettant notamment l’essor des Full MVNO en France (avec quasiment aucune restriction), SFR et Orange ont préféré opter pour un simple engagement de niveau 1, soit le minimum syndical.
Alternative Mobile, association qui regroupe les MVNO français, a vivement réagi à cette mauvaise nouvelle. Son président, Jacques Bonifay (patron de Transatel), s’est logiquement dit déçu, sans pour autant être « complètement surpris ».
L'argent pour compenser
Mais surtout, le président d’Alternative Mobile a une analyse très précise du déroulement des opérations : « Le prix de réserve était de 120 millions d'euros » comme nous l’expliquions ce matin. « On peut penser que Free a proposé 120 millions d'euros, avec l'engagement maximal par rapport aux MVNO (de niveau 3, ndlr), et que SFR et Orange ont doublé la mise pour ne pas avoir à s'ouvrir aux MVNO », et ainsi « limiter la concurrence ».
Une analyse qui rejoint la nôtre. En effet, l’engagement de niveau 1 auprès des opérateurs mobiles virtuels multipliait par 1,5 la somme proposée par les opérateurs (pour la note globale, désignant le vainqueur), contre une multiplication par 1,75 pour un engagement de niveau 2 et par 2 pour un engagement de niveau 3. Afin de se voir attribuer les deux blocs restants de la bande de 2,1 GHz, il suffisait donc de proposer une somme élevée afin de compenser un faible engagement auprès des MVNO. Élémentaire.
L'importance des MVNO pas encore assez grande
Alternative Mobile pointe d’ailleurs du doigt la faiblesse du facteur multiplicateur lié aux engagements. Si la place des MVNO a été « pour la première fois » mise en avant « dans le cadre d'un appel d'offres », l’association regrette « que le bonus était faible ».
Si le multiplicateur avait été par exemple de 2 pour le niveau 2 et de 3 pour le niveau 3, la note globale de Free Mobile aurait peut-être été supérieure à celle d’Orange et SFR. Au lieu de cela, SFR et Orange « ont préféré payer plus cher » note Jacques Bonifay.
La 4G en rattrapage ?
Passé cet échec, Alternative Mobile espère bien grâce aux attributions des licences 4G (fin 2010/début 2011) que les MVNO tireront leur épingle du jeu, grâce à bonus ou malus plus « sévère, voire que l'ouverture aux MVNO soit une condition obligatoire ».
Réponse d’ici quelques mois.
Les dernières statistiques de l'ARCEP pour le 1er trimestre 2010 en France
Alternative Mobile, association qui regroupe les MVNO français, a vivement réagi à cette mauvaise nouvelle. Son président, Jacques Bonifay (patron de Transatel), s’est logiquement dit déçu, sans pour autant être « complètement surpris ».
L'argent pour compenser
Mais surtout, le président d’Alternative Mobile a une analyse très précise du déroulement des opérations : « Le prix de réserve était de 120 millions d'euros » comme nous l’expliquions ce matin. « On peut penser que Free a proposé 120 millions d'euros, avec l'engagement maximal par rapport aux MVNO (de niveau 3, ndlr), et que SFR et Orange ont doublé la mise pour ne pas avoir à s'ouvrir aux MVNO », et ainsi « limiter la concurrence ».
Une analyse qui rejoint la nôtre. En effet, l’engagement de niveau 1 auprès des opérateurs mobiles virtuels multipliait par 1,5 la somme proposée par les opérateurs (pour la note globale, désignant le vainqueur), contre une multiplication par 1,75 pour un engagement de niveau 2 et par 2 pour un engagement de niveau 3. Afin de se voir attribuer les deux blocs restants de la bande de 2,1 GHz, il suffisait donc de proposer une somme élevée afin de compenser un faible engagement auprès des MVNO. Élémentaire.
L'importance des MVNO pas encore assez grande
Alternative Mobile pointe d’ailleurs du doigt la faiblesse du facteur multiplicateur lié aux engagements. Si la place des MVNO a été « pour la première fois » mise en avant « dans le cadre d'un appel d'offres », l’association regrette « que le bonus était faible ».
Si le multiplicateur avait été par exemple de 2 pour le niveau 2 et de 3 pour le niveau 3, la note globale de Free Mobile aurait peut-être été supérieure à celle d’Orange et SFR. Au lieu de cela, SFR et Orange « ont préféré payer plus cher » note Jacques Bonifay.
La 4G en rattrapage ?
Passé cet échec, Alternative Mobile espère bien grâce aux attributions des licences 4G (fin 2010/début 2011) que les MVNO tireront leur épingle du jeu, grâce à bonus ou malus plus « sévère, voire que l'ouverture aux MVNO soit une condition obligatoire ».
Réponse d’ici quelques mois.
Nil Sanyas
le 19 mai 2010 à 17:05
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