Google a donc mis un coup de frein à l’ensemble de ses « Google Car » : celles-ci devaient glaner, outre les photos des bâtiments et leurs mensurations 3D, les données des Wifi non sécurisés, SSID et adresse Mac. En quelques jours, suite à une incroyable erreur de code - ce fut l’explication officielle - Google a également glané des fragments de données personnelles sur ces hotspots. En tout, 600 gigaoctets d’informations ont été récoltés par ces moissonneuses numériques dans les rues ciblées par Street View. Le moteur a décidé finalement de couper celui de ses fameuses « cars » en guise de première réponse à cette situation de crise, amplifiée par le trop grand nombre de connexions non sécurisées...
En attendant d’y voir plus clair, cet épisode montre l’ampleur du chantier qu’attend Hadopi. Une pluie d’avertissements devra être envoyée sur les réseaux ouverts pour enjoindre chaque abonné à sécuriser cet accès. Une éducation par la peur, la menace et la riposte. Faute de solutions labellisées – on doit attendre les riches conclusions d’un spécialiste du filtrage DPI – chaque titulaire devra se débrouiller avec les moyens du bord. En face, la HADOPI aura la possibilité de secouer l’épouvantail de la suspension d’abonnement, en informant l’abonné « sur l'existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l'obligation » de sécurisation. Et tout cela, pour espérer comme par magie soigner les fins de mois d’Universal & Co, Johnny, Céline ou Kyo…
Et si Hadopi se terminait par une grosse marche arrière comme ces Google Cars, à défaut de finir dans le mur ?
En attendant d’y voir plus clair, cet épisode montre l’ampleur du chantier qu’attend Hadopi. Une pluie d’avertissements devra être envoyée sur les réseaux ouverts pour enjoindre chaque abonné à sécuriser cet accès. Une éducation par la peur, la menace et la riposte. Faute de solutions labellisées – on doit attendre les riches conclusions d’un spécialiste du filtrage DPI – chaque titulaire devra se débrouiller avec les moyens du bord. En face, la HADOPI aura la possibilité de secouer l’épouvantail de la suspension d’abonnement, en informant l’abonné « sur l'existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l'obligation » de sécurisation. Et tout cela, pour espérer comme par magie soigner les fins de mois d’Universal & Co, Johnny, Céline ou Kyo…
Et si Hadopi se terminait par une grosse marche arrière comme ces Google Cars, à défaut de finir dans le mur ?
Marc Rees
le 17 mai 2010 à 12:19
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