Facebook améliore sa sécurité, mais pas le respect de la vie privée
Il y a des Points Godwin qui se perdent
Facebook a annoncé hier une nouvelle fonction de sécurité plutôt sympathique. En allant sur la page "Paramètres du compte" une nouvelle option "Sécurité du compte" est apparue. En sélectionnant Oui, Facebook vous demandera d'identifier votre ordinateur à la prochaine connexion. Vous pourrez alors voir l'historique de vos connexions depuis les appareils enregistrés, et ainsi détecter toute intrusion sur votre compte. Vous recevrez aussi une alerte par mail à chaque ajout d'un nouvel appareil, avec des indications sur comment changer votre mot de passe le cas échéant.
« Nous ne sommes pas au courant d'un autre service qui fasse cela, et nous vous encourageons à l'essayer » explique l'équipe de Facebook. Pourtant les services Google vous préviennent déjà quand une connexion depuis un lieu inhabituel est effectuée, mais la fonction est effectivement moins poussée (mais au moins est activée par défaut).
Les esprits chagrins remarqueront que maintenant Facebook pourra faire des statistiques plus précises en fonction de vos lieux de connexion ("Fac", "Maison", "Téléphone 1", "Téléphone de ma BFF"...).
Une tourmente de critiques au plus haut niveau
Il n'est pas certain que cette initiative suffise à calmer les associations de consommateurs et les régulateurs européens. Début mai, quinze associations de défense de la vie privée américaines accompagnées de plusieurs sénateurs ont déposé une plainte auprès de l'autorité de la concurrence américaine (la FCC), expliquant que « Facebook transmet maintenant des informations personnelles à des tierces parties que le site ne rendait auparavant pas publiques. Ces changements vont à l'encontre des attentes des utilisateurs, diminuent leur contrôle sur leur vie privée et contredit les affirmations de Facebook ». Elles demandent à la FCC d'agir contre le réseau social pour l'obliger à permettre aux utilisateurs d'empêcher l'utilisation de leurs données personnelles.
Le groupe représentant les différentes CNIL d'Europe (de son petit nom le Groupe de Travail de l'Article 29) a de son côté publié mercredi une lettre critiquant les pratiques de Facebook : « Le groupe [...] s’est réuni les 10 et 11 mai à Bruxelles et a adressé des courriers à 20 sites de socialisation réclamant la nécessité d’un réglage par défaut limitant les données fournies sur les utilisateurs ». Facebook avait accepté ces demandes en novembre dernier après une rencontre avec les autorités européennes... pour « réaliser ces modifications quelques jours seulement après ».
Face à l'opposition des associations américaines, bientôt peut-être de la FCC et des autorités européennes, Facebook risque de rapidement revoir sa copie un peu mieux qu'en ajoutant simplement de meilleures options de sécurité.
« Nous ne sommes pas au courant d'un autre service qui fasse cela, et nous vous encourageons à l'essayer » explique l'équipe de Facebook. Pourtant les services Google vous préviennent déjà quand une connexion depuis un lieu inhabituel est effectuée, mais la fonction est effectivement moins poussée (mais au moins est activée par défaut).
Les esprits chagrins remarqueront que maintenant Facebook pourra faire des statistiques plus précises en fonction de vos lieux de connexion ("Fac", "Maison", "Téléphone 1", "Téléphone de ma BFF"...).
Une tourmente de critiques au plus haut niveau
Il n'est pas certain que cette initiative suffise à calmer les associations de consommateurs et les régulateurs européens. Début mai, quinze associations de défense de la vie privée américaines accompagnées de plusieurs sénateurs ont déposé une plainte auprès de l'autorité de la concurrence américaine (la FCC), expliquant que « Facebook transmet maintenant des informations personnelles à des tierces parties que le site ne rendait auparavant pas publiques. Ces changements vont à l'encontre des attentes des utilisateurs, diminuent leur contrôle sur leur vie privée et contredit les affirmations de Facebook ». Elles demandent à la FCC d'agir contre le réseau social pour l'obliger à permettre aux utilisateurs d'empêcher l'utilisation de leurs données personnelles.
Le groupe représentant les différentes CNIL d'Europe (de son petit nom le Groupe de Travail de l'Article 29) a de son côté publié mercredi une lettre critiquant les pratiques de Facebook : « Le groupe [...] s’est réuni les 10 et 11 mai à Bruxelles et a adressé des courriers à 20 sites de socialisation réclamant la nécessité d’un réglage par défaut limitant les données fournies sur les utilisateurs ». Facebook avait accepté ces demandes en novembre dernier après une rencontre avec les autorités européennes... pour « réaliser ces modifications quelques jours seulement après ».
Face à l'opposition des associations américaines, bientôt peut-être de la FCC et des autorités européennes, Facebook risque de rapidement revoir sa copie un peu mieux qu'en ajoutant simplement de meilleures options de sécurité.
Jeff
le 14 mai 2010 à 13:03
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