Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé lundi, à Tourcoing, des mesures pour soutenir le secteur du jeu vidéo français. De quoi rajeunir l'image d'intellectuel du ministre. Alors que plus d'un français sur trois joue aux jeux vidéo, et que les industriels français du secteur sont très actifs et dynamiques, favoriser ce secteur...Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé lundi, à Tourcoing, des mesures pour soutenir le secteur du jeu vidéo français. De quoi rajeunir l'image d'intellectuel du ministre.
Alors que plus d'un français sur trois joue aux jeux vidéo, et que les industriels français du secteur sont très actifs et dynamiques, favoriser ce secteur est donc dans la logique du développement d'une économie numérique dans l'hexagone. Pas peu fier, le ministre explique ainsi que « Avatar, le plus grand succès de l'année au cinéma est aussi un jeu vidéo, conçu par une entreprise française ».
Ces deux idées (améliorer son image et soutenir l'industrie française) se retrouvent d'ailleurs dans la bouche du ministre : « Quelques mois à peine après mon arrivée rue de Valois, j’avais tenu à me rendre au Festival du jeu vidéo, où j'ai été initié, non sans plaisir, à Guitar Hero. Sans être moi-même, je le confesse, un « addict de la console » - Jacques Legendre me pardonnera cet anglicisme- je voulais, par ma présence, marquer la reconnaissance publique de cette forme de création originale, qui est parmi les plus innovantes et dont le poids économique est loin d’être négligeable. »
Six mesures annoncées
Cette annonce est surtout composée de "réflexions", "évaluations" et autres "projets" ; mais quelques mesures concrètes sont annoncées. En particulier, deux prix sont créés : l'un destiné aux créateurs et l'autre aux étudiants. Enfin un nouveau mécanisme d'aide pour les producteurs va être créé.
Ces mesures telles que décrites par le site du Ministère de la Culture sont :
«1. Inscrire le jeu vidéo dans une démarche patrimoniale. [...] Une réflexion sur l’histoire, les techniques et l’actualité du jeu vidéo.
2. Encourager la dimension créative et éducative du jeu vidéo, en lançant deux prix :
- un prix du créateur de jeux vidéo, qui sera remis par le Ministre à l’occasion du Festival du jeu vidéo en octobre 2010;
- un prix annuel récompensant le travail de fin d'étude d'étudiants des écoles supérieures.
3. Mettre en place au CNC un « observatoire du jeu vidéo », qui se réunira en juin prochain afin de disposer d’une connaissance plus fine de ce secteur.
4. Lancer une mission pour mieux définir le statut juridique du jeu vidéo.
5. Réaliser une première évaluation de l’impact du crédit d’impôt pour la création de jeux vidéo afin de renforcer son efficacité, notamment pour favoriser le développement de jeux vidéo en ligne.
6. Mettre en place un nouveau mécanisme d'aide à la production incitant les producteurs à demeurer titulaires des droits de ces jeux avec le fonds d'aide aux jeux vidéo (FAJV), administré par le CNC. »
Sur ce dernier thème, on soulignera la récente modification du crédit d'impôt Jeux Vidéo qui vient faciliter la vie des entreprises du secteur du fait d'une modification de la doctrine du ministère des finances.
Le Syndicat National du Jeu Vidéo heureux d'être reconnu
En plus de la modification du crédit d'impôt, le SNJV se réjouit du changement d'attitude du ministère envers ce secteur. Nicolas Gaume, président du SNJV, déclare : « 40 ans après sa naissance, notre industrie culturelle régulièrement stigmatisée, fait aujourd'hui l'objet d'un anoblissement par le ministre de la Culture. C'est plus qu'un symbole, cette déclaration place désormais notre secteur au coeur des cultures contemporaines ».
Alors que plus d'un français sur trois joue aux jeux vidéo, et que les industriels français du secteur sont très actifs et dynamiques, favoriser ce secteur est donc dans la logique du développement d'une économie numérique dans l'hexagone. Pas peu fier, le ministre explique ainsi que « Avatar, le plus grand succès de l'année au cinéma est aussi un jeu vidéo, conçu par une entreprise française ».
Ces deux idées (améliorer son image et soutenir l'industrie française) se retrouvent d'ailleurs dans la bouche du ministre : « Quelques mois à peine après mon arrivée rue de Valois, j’avais tenu à me rendre au Festival du jeu vidéo, où j'ai été initié, non sans plaisir, à Guitar Hero. Sans être moi-même, je le confesse, un « addict de la console » - Jacques Legendre me pardonnera cet anglicisme- je voulais, par ma présence, marquer la reconnaissance publique de cette forme de création originale, qui est parmi les plus innovantes et dont le poids économique est loin d’être négligeable. »
Six mesures annoncées
Cette annonce est surtout composée de "réflexions", "évaluations" et autres "projets" ; mais quelques mesures concrètes sont annoncées. En particulier, deux prix sont créés : l'un destiné aux créateurs et l'autre aux étudiants. Enfin un nouveau mécanisme d'aide pour les producteurs va être créé.
Ces mesures telles que décrites par le site du Ministère de la Culture sont :
«1. Inscrire le jeu vidéo dans une démarche patrimoniale. [...] Une réflexion sur l’histoire, les techniques et l’actualité du jeu vidéo.
2. Encourager la dimension créative et éducative du jeu vidéo, en lançant deux prix :
- un prix du créateur de jeux vidéo, qui sera remis par le Ministre à l’occasion du Festival du jeu vidéo en octobre 2010;
- un prix annuel récompensant le travail de fin d'étude d'étudiants des écoles supérieures.
3. Mettre en place au CNC un « observatoire du jeu vidéo », qui se réunira en juin prochain afin de disposer d’une connaissance plus fine de ce secteur.
4. Lancer une mission pour mieux définir le statut juridique du jeu vidéo.
5. Réaliser une première évaluation de l’impact du crédit d’impôt pour la création de jeux vidéo afin de renforcer son efficacité, notamment pour favoriser le développement de jeux vidéo en ligne.
6. Mettre en place un nouveau mécanisme d'aide à la production incitant les producteurs à demeurer titulaires des droits de ces jeux avec le fonds d'aide aux jeux vidéo (FAJV), administré par le CNC. »
Sur ce dernier thème, on soulignera la récente modification du crédit d'impôt Jeux Vidéo qui vient faciliter la vie des entreprises du secteur du fait d'une modification de la doctrine du ministère des finances.
Le Syndicat National du Jeu Vidéo heureux d'être reconnu
En plus de la modification du crédit d'impôt, le SNJV se réjouit du changement d'attitude du ministère envers ce secteur. Nicolas Gaume, président du SNJV, déclare : « 40 ans après sa naissance, notre industrie culturelle régulièrement stigmatisée, fait aujourd'hui l'objet d'un anoblissement par le ministre de la Culture. C'est plus qu'un symbole, cette déclaration place désormais notre secteur au coeur des cultures contemporaines ».
Jeff,
Le 28 avril 2010 à 16:38
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Il y a 112 commentaires
Puis si les subventions pour le jv sont comme celle du cinema, ça promet niveau qualité
paradise
Le mercredi 28 avril 2010 à 17:09:50
#42
Inscrit
le dimanche 10 avril 05
-
13520
commentaires
Ouais, encore du bla-bla et du bla-bla, ces connards veulent passer pour des gens utiles, et doivent même parvenir à y croire.
Et c'est encore parti pour des Observatoires !
On est très fort, en France, pour faire des observatoires.
Il faut dire que ça fait des missions bien payées, alimente les media, fait croire aux naïfs qu'on prend le problème à-bras-le-corps, et débouche sur du vent sans faire tourner une éolienne.
Et c'est encore parti pour des Observatoires !
On est très fort, en France, pour faire des observatoires.
Il faut dire que ça fait des missions bien payées, alimente les media, fait croire aux naïfs qu'on prend le problème à-bras-le-corps, et débouche sur du vent sans faire tourner une éolienne.
mouais, je me méfie de ce genre de nouvelles et de ce que ça cache réellement.
On va avoir des jeux Français aidés par le gvt où on ne pourra tuer personne (même pas en sautant sur la tête de champignons) ou la violence sera proscrite, ou on prônera la sainte bonne éducation....
Bref, des jeux Nadine inside...
ou alors des jeux dans le style cinéma Français...j'imagine déjà un jeu palpitant par klapisch...trop de fun
Edité par EdDiE le mercredi 28 avril 2010 à 17:13
On va avoir des jeux Français aidés par le gvt où on ne pourra tuer personne (même pas en sautant sur la tête de champignons) ou la violence sera proscrite, ou on prônera la sainte bonne éducation....
Bref, des jeux Nadine inside...
ou alors des jeux dans le style cinéma Français...j'imagine déjà un jeu palpitant par klapisch...trop de fun
Edité par EdDiE le mercredi 28 avril 2010 à 17:13
En parlant jeux vidéo,ça frag sévère outre-atlantique.
Je te conseille de lire Nofrag, le roman de IW est suvis depuis le début, et avec la plume des rédacteurs, ça ressemble à une série genre Dallas!
mouais, je me méfie de ce genre de nouvelles et de ce que ça cache réellement.
On va avoir des jeux Français aidés par le gvt où on ne pourra tuer personne (même pas en sautant sur la tête de champignons) ou la violence sera proscrite, ou on prônera la sainte bonne éducation....
Bref, des jeux Nadine inside...
On va avoir des jeux Français aidés par le gvt où on ne pourra tuer personne (même pas en sautant sur la tête de champignons) ou la violence sera proscrite, ou on prônera la sainte bonne éducation....
Bref, des jeux Nadine inside...
Il est bien question d'interdire la fessé
Avatar c'est Ubi Soft Montreal pas Ubi Soft Montreuil (Paris).
Euhm oui et alors ? Ils ont aussi un studio en Roumanie hein
3. Mettre en place au CNC un « observatoire du jeu vidéo », qui se réunira en juin prochain afin de disposer d'une connaissance plus fine de ce secteur.
Et allez donc, encore un organisme d'état payé à nos frais avec des bons salaires, des petites réceptions avec les petits fours et autres joyeusetés qui plombent les finances de notre pays.
Nous n'avons pas besoin de cette logique du "toujours plus d'état" qui tire les entreprises vers le fond parce que pour payer tout ça il faut prélever des charges hallucinantes.
Que l'état laisse les entreprises tranquilles et qu'ils s'occupent de leurs affaires, c'est à dire de réduire le train de vie de l'état pour que les entreprises de ce pays redeviennent compétitives.
Le jeu vidéo n'a pas non plus besoin de faire comme le cinéma avec de la merdasse subventionnée qui ne se vends pas et qui n'est même pas exportable.
Et s'ils ont besoin d'un observatoire du jeu vidéo, ils n'ont qu'a demander à leurs petits enfants
... Ouais, encore du bla-bla et du bla-bla, ces connards veulent passer pour des gens utiles, et doivent même parvenir à y croire.
Et c'est encore parti pour des Observatoires !
On est très fort, en France, pour faire des observatoires.
Il faut dire que ça fait des missions bien payées, alimente les media, fait croire aux naïfs qu'on prend le problème à-bras-le-corps, et débouche sur du vent sans faire tourner une éolienne.
Et c'est encore parti pour des Observatoires !
On est très fort, en France, pour faire des observatoires.
Il faut dire que ça fait des missions bien payées, alimente les media, fait croire aux naïfs qu'on prend le problème à-bras-le-corps, et débouche sur du vent sans faire tourner une éolienne.
Tout à fait.
Et comme d'habitude c'est toujours le contribuable qui paye pour tout ce cinéma inutile.
paradise
Le mercredi 28 avril 2010 à 17:18:09
#49
Inscrit
le dimanche 10 avril 05
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Et allez donc, encore un organisme d'état payé à nos frais avec des bons salaires, des petites réceptions avec les petits fours et autres joyeusetés qui plombent les finances de notre pays.
Nous n'avons pas besoin de cette logique du "toujours plus d'état" qui tire les entreprises vers le fond parce que pour payer tout ça il faut prélever des charges hallucinantes.
Que l'état laisse les entreprises tranquilles et qu'ils s'occupent de leurs affaires, c'est à dire de réduire le train de vie de l'état pour que les entreprises de ce pays redeviennent compétitives.
Le jeu vidéo n'a pas non plus besoin de faire comme le cinéma avec de la merdasse subventionnée qui ne se vends pas et qui n'est même pas exportable.
Et s'ils ont besoin d'un observatoire du jeu vidéo, ils n'ont qu'a demander à leurs petits enfants
... + 1 000
Comment l'État peut-il aider un secteur de l'industrie particulier ? À coups de subventions ?
Je n'y comprends rien...
Edité par paradise le mercredi 28 avril 2010 à 17:19
TBirdTheYuri
Le mercredi 28 avril 2010 à 17:20:44
#50
Inscrit
le samedi 23 juin 07
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Tiens? Pas de proposition de nouvelle taxe?
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