Arrivée sur les écrans voilà quelques jours, SeedFuck est un bout de code qui permet d’inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP. Il permet d’entrevoir un avenir bien sombre de l’efficacité du mécanisme de surveillance des réseaux, installé en France par Christine Albanel puis Frédéric Mitterrand. Mais ces solutions de...Arrivée sur les écrans voilà quelques jours, SeedFuck est un bout de code qui permet d’inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP. Il permet d’entrevoir un avenir bien sombre de l’efficacité du mécanisme de surveillance des réseaux, installé en France par Christine Albanel puis Frédéric Mitterrand.
Mais ces solutions de "torrent poisoning" ont d’autres facettes : comme le note Éric Freyssinet, spécialiste cybercriminalité au sein de la gendarmerie nationale, l’outil pourrait se retourner contre son auteur. La « faute » à l’article 434-23 du Code pénal. Celui-ci vise l’une des atteintes à l’exercice de la justice et spécialement l’usurpation. Selon cet article, « le fait de prendre le nom d'un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende ».
La poursuite pénale (réelle ou possible) est ici l’action en contrefaçon. « Le nom du tiers » est l’adresse IP, si elle est effectivement considérée comme donnée nominative. Cette question a longtemps été débattue, la future loi sur la protection de la vie privée qualifiant cependant de donnée personnelle « tout numéro identifiant le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne ». (art.2)
Un autre article pourrait aussi jouer contre les « SeedFuckers » : c’est le futur délit d’usurpation d’identité numérique, prévu par la LOPPSI. Le texte du projet de loi dit que « le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données de toute nature permettant de l'identifier, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d'autrui, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende ».
Avec une HADOPI toujours promise, jamais arrivée, ces débats restent cependant bien statiques face aux développements technologiques de ce code. Le blog Bluetouff prévient ainsi que « SeedFuck a (…) muté de l’état de proof of concept à l’état de menace réelle et sérieuse en 48 heures, preuve de la volonté des internautes de s’opposer à cette mauvaise réponse au faux problème que représente la HADOPI », en effet, SeedFuck est aujourd’hui disponible en Python, Java, mais aussi PHP. Une de nos sources nous a indiqué un très prochain portage en Perl de cet outil, « fonctionnel, avec une meilleure rapidité ». Tout cela, alors que les fameux décrets d’application de la loi Hadopi n’ont toujours pas été publiés au Journal Officiel.

Mais ces solutions de "torrent poisoning" ont d’autres facettes : comme le note Éric Freyssinet, spécialiste cybercriminalité au sein de la gendarmerie nationale, l’outil pourrait se retourner contre son auteur. La « faute » à l’article 434-23 du Code pénal. Celui-ci vise l’une des atteintes à l’exercice de la justice et spécialement l’usurpation. Selon cet article, « le fait de prendre le nom d'un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende ».
La poursuite pénale (réelle ou possible) est ici l’action en contrefaçon. « Le nom du tiers » est l’adresse IP, si elle est effectivement considérée comme donnée nominative. Cette question a longtemps été débattue, la future loi sur la protection de la vie privée qualifiant cependant de donnée personnelle « tout numéro identifiant le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne ». (art.2)
Un autre article pourrait aussi jouer contre les « SeedFuckers » : c’est le futur délit d’usurpation d’identité numérique, prévu par la LOPPSI. Le texte du projet de loi dit que « le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données de toute nature permettant de l'identifier, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d'autrui, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende ».
Avec une HADOPI toujours promise, jamais arrivée, ces débats restent cependant bien statiques face aux développements technologiques de ce code. Le blog Bluetouff prévient ainsi que « SeedFuck a (…) muté de l’état de proof of concept à l’état de menace réelle et sérieuse en 48 heures, preuve de la volonté des internautes de s’opposer à cette mauvaise réponse au faux problème que représente la HADOPI », en effet, SeedFuck est aujourd’hui disponible en Python, Java, mais aussi PHP. Une de nos sources nous a indiqué un très prochain portage en Perl de cet outil, « fonctionnel, avec une meilleure rapidité ». Tout cela, alors que les fameux décrets d’application de la loi Hadopi n’ont toujours pas été publiés au Journal Officiel.
Le 19 avril 2010 à 09:34
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Il y a 241 commentaires
Sont gentil d'essayer de faire passer pour une donnée nominative un truc qui n'est pas du tout était conçu dans cet optique
Donc si je comprends bien, si SeedFuck renvoyait 127.0.0.1 à la place d'une IP aléatoire, il ne serai plus condamnable ? (avis d'un juriste sur la question ? Marc ?
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Un autre article pourrait aussi jouer contre les « SeedFuckers » : c’est le futur délit d’usurpation d’identité numérique, prévu par la LOPPSI.
Suffit de trouver quelques russes, hongkongais ou autres habitants d'un pays dont les autorités se foutent de la LOPPSI comme de leur première chemise et zou en avant les IPs.
Ben, c'est bien.
En cas de flashage d'Hadopi, hop, suffit de porter plainte contre X pour usurpation d'adresse numérique.
Ca va être un bordel mais un bordel.......
En cas de flashage d'Hadopi, hop, suffit de porter plainte contre X pour usurpation d'adresse numérique.
Ca va être un bordel mais un bordel.......
Si le seedfuck est executé hors du pays, ça servira à rien
VPN, mon ami !
VPN, mon ami !
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