Imaginerait-on Brice Hortefeux avouer qu’il télécharge du MP3 par camion ou dire qu’HADOPI est d’une stupidité sans nom ? C’est pourtant une réalité en Italie : Roberto Maroni le ministre de l’Intérieur a avoué à l’hebdomadaire Panorama, et dans une interview à Radio One, qu’il s’adonnait au téléchargement sur les réseaux P2P via eMule, activité qu’il ne juge en rien assimilable à du « piratage ». Le ministre a également fustigé le mécanisme français de la riposte graduée en France. Une solution « mauvaise qui ne fonctionne pas ».
Le personnage politique, qui est dans le privé également musicien dans le groupe soul Distretto 51, propose la création d’un site officiel où les auteurs pourraient proposer leurs œuvres en échange de profits provenant des ressources publicitaires ou des sponsors.
La nouvelle a été accueillie (très) fraichement par l’antenne italienne de l’IFPI : la FIMI – Federazione Industria Musicale Italiana – a estimé que Maroni « devrait mieux évaluer l’impact du P2P gratuit sur une industrie qui génère des emplois et des recettes fiscales pour l’État ». Mais contrairement à Michel Barnier, Maroni estime que l’échange hors marché sur internet est une simple manifestation de l’échange entre amis, et ne correspond en rien à un vol à l’étalage.
Mais l’IFPI se drape derrière « la récente étude économique indépendante » de Tera Consultants, ce cabinet qui a chiffré à 1,2 million les pertes d’emploi occasionnées par le piratage d’ici 2012. La fédération oublie cependant de préciser que cette étude fut commandée par la BASCAP (Business Action to Stop Counterfeiting and Piracy)...
...organisation privée coprésidée par Jean-René Fourtou, président du Conseil de surveillance de Vivendi.
Dans une déclaration commune, plusieurs personnalités juristes, blogueurs, députés, journalistes se félicitent des positions « courageuses et sincères » du ministre, qui différencie bien le « vol » du « partage ». Ils demandent désormais à Roberto Maroni de soutenir un texte qui mettrait en pratique ses idées et convictions politiques sur la question des échanges hors marchés.

Le personnage politique, qui est dans le privé également musicien dans le groupe soul Distretto 51, propose la création d’un site officiel où les auteurs pourraient proposer leurs œuvres en échange de profits provenant des ressources publicitaires ou des sponsors.
La nouvelle a été accueillie (très) fraichement par l’antenne italienne de l’IFPI : la FIMI – Federazione Industria Musicale Italiana – a estimé que Maroni « devrait mieux évaluer l’impact du P2P gratuit sur une industrie qui génère des emplois et des recettes fiscales pour l’État ». Mais contrairement à Michel Barnier, Maroni estime que l’échange hors marché sur internet est une simple manifestation de l’échange entre amis, et ne correspond en rien à un vol à l’étalage.
Mais l’IFPI se drape derrière « la récente étude économique indépendante » de Tera Consultants, ce cabinet qui a chiffré à 1,2 million les pertes d’emploi occasionnées par le piratage d’ici 2012. La fédération oublie cependant de préciser que cette étude fut commandée par la BASCAP (Business Action to Stop Counterfeiting and Piracy)...
...organisation privée coprésidée par Jean-René Fourtou, président du Conseil de surveillance de Vivendi.
Dans une déclaration commune, plusieurs personnalités juristes, blogueurs, députés, journalistes se félicitent des positions « courageuses et sincères » du ministre, qui différencie bien le « vol » du « partage ». Ils demandent désormais à Roberto Maroni de soutenir un texte qui mettrait en pratique ses idées et convictions politiques sur la question des échanges hors marchés.
Le 14 avril 2010 à 12:04
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Il y a 85 commentaires
maestro321
Le mercredi 14 avril 2010 à 12:10:09
#1
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le vendredi 9 avril 10
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1274
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Maroni estime que l’échange hors marché sur internet est une simple manifestation de l’échange entre amis, et ne correspond en rien à un vol à l’étalage.
korrigan2
Le mercredi 14 avril 2010 à 12:10:13
#2
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le mercredi 9 novembre 05
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Au moins, les italiens n'ont pas peur de mettre les pieds dans le plat.
En même temps, avec Berlusconi, n'importe quel délit semble risible par rapport à ses frasques. Alors, un ministre qui DL des chansons, pfeu, minime !
Killerjeff
Le mercredi 14 avril 2010 à 12:11:13
#4
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le lundi 12 octobre 09
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Enfin un politicien réaliste et qui ose le dire publiquement.
Jean_Peuplus
Le mercredi 14 avril 2010 à 12:11:17
#5
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le jeudi 18 septembre 08
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également musicien dans le groupe soul Distretto 51
et moi je me saoule au pastis 51
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