Le gouvernement travailliste australien essaie depuis des mois de mettre un place un filtrage à grande échelle de l’internet. Un projet de loi veut en effet obliger les FAI à bloquer eux-même les contenus illégaux. Le débat prend aujourd’hui une nouvelle tournure avec l’intervention des États-Unis en faveurs des opposants à cette...Le gouvernement travailliste australien essaie depuis des mois de mettre un place un filtrage à grande échelle de l’internet. Un projet de loi veut en effet obliger les FAI à bloquer eux-même les contenus illégaux. Le débat prend aujourd’hui une nouvelle tournure avec l’intervention des États-Unis en faveurs des opposants à cette loi.
RSF et les moteurs de recherche dénoncent une loi inutile et dangeureuse
Les contenus illégaux à filtrer incluent la pédophilie, la haine raciale et les incitations au terrorisme. Mais la controverse a enflé quand la liste noire des contenus à censurer a été dévoilée sur Wikileak.org. Elle inclue les références à l’euthanasie, des sites gays, des pages Wikipedia et des jeux vidéo. Selon Reporters Sans Frontières d’autres sujets comme « l’avortement, l’anorexie, la législation sur la vente de marijuana, ou les aborigènes risqueraient d’être filtrés ».
En février déjà Google et Yahoo! s’étaient joints aux associations de défense de la liberté d’expression pour dénoncer ce filtre « inefficace et trop large d’application ».
Les États-Unis s’en mêlent
C’est maintenant le Département d’État Américain qui intervient par l’intermédiaire de son porte-parole Noel Clay. Ce dernier a déclaré au site de débat The Punch : « Nous ne discutons pas [avec la presse] des détails de certains échanges diplomatiques, mais je peux dire que dans le contexte de notre relation continue avec les fonctionnaires australiens nous leur avons fait connaitre nos préoccupations à ce sujet. » Une démarche surprenante quand ce même pays espère avec ACTA qu'une responsabilité accrue des intermédiaires techniques puisse conduire à des mesures pro actives contre les contenus illicites...
Il ajoute cependant que « la position du gouvernement des États-Unis à propos de la liberté sur Internet est bien connue, et a été répétée le 21 janvier par la secrétaire d’État Hillary Clinton. Nous nous engageons pour favoriser la libre circulation de l’information, que nous considérons être vital pour la prospérité économique et pour préserver l’ouverture de nos sociétés ».
Ce projet vaut à l’Australie le privilège peu flatteur d’être une des rares démocraties occidentale a avoir été placé sur la liste des pays « sous surveillance » en ce qui concerne la liberté sur Internet par Reporters Sans Frontières. Il rejoint ainsi entre autres la Corée du Sud, la Russie et la Turquie.
En France le filtrage arrive aussi
En France le filtrage est prévu dans la loi HADOPI à titre d'expérimentation. Le blocage d’Internet est aussi introduit dans deux projets de loi. La LOPPSI veut bloquer les contenus pédopornographiques, tandis que la loi sur les jeux en ligne veut empêcher l’accès aux casinos virtuels, et même les déréférencer. Il surgit également depuis cette semaine à l'échelle européenne.
RSF et les moteurs de recherche dénoncent une loi inutile et dangeureuse
Les contenus illégaux à filtrer incluent la pédophilie, la haine raciale et les incitations au terrorisme. Mais la controverse a enflé quand la liste noire des contenus à censurer a été dévoilée sur Wikileak.org. Elle inclue les références à l’euthanasie, des sites gays, des pages Wikipedia et des jeux vidéo. Selon Reporters Sans Frontières d’autres sujets comme « l’avortement, l’anorexie, la législation sur la vente de marijuana, ou les aborigènes risqueraient d’être filtrés ».
En février déjà Google et Yahoo! s’étaient joints aux associations de défense de la liberté d’expression pour dénoncer ce filtre « inefficace et trop large d’application ».
Les États-Unis s’en mêlent
C’est maintenant le Département d’État Américain qui intervient par l’intermédiaire de son porte-parole Noel Clay. Ce dernier a déclaré au site de débat The Punch : « Nous ne discutons pas [avec la presse] des détails de certains échanges diplomatiques, mais je peux dire que dans le contexte de notre relation continue avec les fonctionnaires australiens nous leur avons fait connaitre nos préoccupations à ce sujet. » Une démarche surprenante quand ce même pays espère avec ACTA qu'une responsabilité accrue des intermédiaires techniques puisse conduire à des mesures pro actives contre les contenus illicites... Il ajoute cependant que « la position du gouvernement des États-Unis à propos de la liberté sur Internet est bien connue, et a été répétée le 21 janvier par la secrétaire d’État Hillary Clinton. Nous nous engageons pour favoriser la libre circulation de l’information, que nous considérons être vital pour la prospérité économique et pour préserver l’ouverture de nos sociétés ».
Ce projet vaut à l’Australie le privilège peu flatteur d’être une des rares démocraties occidentale a avoir été placé sur la liste des pays « sous surveillance » en ce qui concerne la liberté sur Internet par Reporters Sans Frontières. Il rejoint ainsi entre autres la Corée du Sud, la Russie et la Turquie.
En France le filtrage arrive aussi
En France le filtrage est prévu dans la loi HADOPI à titre d'expérimentation. Le blocage d’Internet est aussi introduit dans deux projets de loi. La LOPPSI veut bloquer les contenus pédopornographiques, tandis que la loi sur les jeux en ligne veut empêcher l’accès aux casinos virtuels, et même les déréférencer. Il surgit également depuis cette semaine à l'échelle européenne.
Jeff,
Le 30 mars 2010 à 11:37
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Il y a 42 commentaires
Ou est la surprise ? L’acta est pour que le fric ne s’échappe pas, et le filtrage empêche de faire du fric, c’est la même chose dans les deux approches, faire un max de fric. Mais les deux mettent a mal la neutralité du web et du net.
L'Australie, ce pays peuplé de descendants de prostituées et de bagnards????
Pas étonnant s'y tournent mal.
Pas étonnant s'y tournent mal.
Sont rigolos chez RSF. Toujours prêts à protéger l'intérêt des journalistes à l'étranger. Mais bizarrement, je les ai jamais entendu parler de la "qualité" de nos JT et autres pseudos médias de l'information (ou désinformation plutôt).
Une démarche surprenante quand ce même pays espère avec ACTA qu'une responsabilité accrue des intermédiaires techniques puisse conduire à des mesures pro actives contre les contenus illicites...
Pas tant que ça. En Australie le filtrage est connu du publique. L'ACTA n'était, à la base, pas censé être connue. Défence des libertés en surface, mais seulement en surface. Filtrer, oui, mais sournoisement.
Vous êtes mauvais, c'est surement dû à une erreur, quelqu'un à malencontreusement tapé plusieurs mots clés dans le prog de filtrage et voila que ça fait scandale!
Ce n'est pas du tout une dérive volontaire de privée les gens de contenu politiquement incorrecte... ah, on me dit que les aborigènes n'est pas le nom barbare d'une drogue, mais des tribus humaines -_-
Ce n'est pas du tout une dérive volontaire de privée les gens de contenu politiquement incorrecte... ah, on me dit que les aborigènes n'est pas le nom barbare d'une drogue, mais des tribus humaines -_-
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