Lors du Conseil du Livre de lundi dernier, Frédéric Mitterrand, le Ministre de la culture et de la communication, « a proposé un accord aux auteurs et aux éditeurs pour la création d’une véritable offre numérique alternative à Google Livres ».
Lutter contre Google
Google Books (ou Livres) est connu depuis quelques années pour numériser un maximum de livres dans le monde. Une numérisation massive qui a d’ailleurs engendré de nombreuses polémiques. Et l'arrivée de Google Editions, une librairie en ligne récemment annoncé le géant du Web pour cet été, devrait faire empirer les choses.
Face à cette mainmise potentielle de Google, une nouvelle alliance française a donc vu le jour. Le but, tout d’abord, est de « redonner vie aux centaines de milliers d’œuvres du XXème siècle désormais indisponibles à la vente », soit entre 500 000 et un million de livres.
Quatre étapes seront mises en place :
Google is not totaly evil
Ce dernier n’est d’ailleurs pas forcément vu comme le « diable », puisque Frédéric Mitterrand a rappelé qu’il ne fallait pas « nier l'importance prise par Google dans l'univers numérique et l'intérêt d'un dialogue avec cette firme », ne serait-ce que pour une raison de visibilité des livres français sur Internet.
Un projet de texte législatif « permettant à l'éditeur de conserver la maîtrise du prix dans l'univers numérique, en précisant, dans l'intervalle, les conditions d'application des solutions contractuelles adaptées (contrat d'agence ou de mandat) » devrait être réalisé d’ici fin juillet précise un communiqué du gouvernement.
Les éditeurs pointés du doigt
Reste que les éditeurs ont encore du pain sur la planche dans le domaine du numérique pour réellement faire décoller ce marché. On se rappellera ainsi que Christophe Cuvillier, le PDG de la Fnac, a en février dernier eu la dent dure envers les éditeurs.
Si pour Cuvillier, le marché du livre électronique en France est promis « à un grand avenir », les éditeurs n’ont pour l’instant rien fait pour faire exploser le marché en France. Ce marché « est encore tout petit par rapport à celui qui se dessine aux États-Unis » a-t-il notamment regretté. « On a un problème d’offre, c’est-à-dire que tous les éditeurs n’ont pas encore numérisé tous leurs titres » a-t-il rajouté. Cet accord permettra-t-il d’accroître cette numérisation ? Il faut l’espérer.
Les librairies indépendantes représentées en ligne
Point intéressant, le ministre a annoncé que l'État aidera les librairies indépendantes à mettre en place une plateforme numérique via un prêt de 500 000 € à taux zéro. Quel est le but exact de cette plateforme, dont la sortie est prévue pour cette année ? « Permettre aux libraires de prendre leur part au commerce en ligne de livres physiques, mais également d'être prêts, dès maintenant, à répondre à l'offre de livres numériques en plein essor. »
Enfin, le vieux débat sur le taux de TVA sur le livre numérique (19,6 %) a de nouveau été abordé par Frédéric Mitterrand et les membres du Conseil du Livre. Rappelons-le, un livre papier a un taux de TVA bien plus faible (5,5 %) qui n'est pas appliqué à son équivalent numérique. L’Espagne a déjà réduit à 4 % cette taxe il y a quelques mois, et il ne serait pas étonnant que l’Hexagone rejoigne son voisin du sud rapidement.
Lutter contre Google
Google Books (ou Livres) est connu depuis quelques années pour numériser un maximum de livres dans le monde. Une numérisation massive qui a d’ailleurs engendré de nombreuses polémiques. Et l'arrivée de Google Editions, une librairie en ligne récemment annoncé le géant du Web pour cet été, devrait faire empirer les choses.Face à cette mainmise potentielle de Google, une nouvelle alliance française a donc vu le jour. Le but, tout d’abord, est de « redonner vie aux centaines de milliers d’œuvres du XXème siècle désormais indisponibles à la vente », soit entre 500 000 et un million de livres.
Quatre étapes seront mises en place :
- la numérisation intégrale aux frais de l'Etat via le Grand Emprunt (somme à préciser)
- un accord global sur un ensemble massif de titres
- un accord sécurisé du point de vue juridique liant les trois parties
- un modèle de diffusion et d'exploitation commerciale des œuvres avec des mécanismes de répartition des revenus (à définir)
Google is not totaly evil
Ce dernier n’est d’ailleurs pas forcément vu comme le « diable », puisque Frédéric Mitterrand a rappelé qu’il ne fallait pas « nier l'importance prise par Google dans l'univers numérique et l'intérêt d'un dialogue avec cette firme », ne serait-ce que pour une raison de visibilité des livres français sur Internet.
Un projet de texte législatif « permettant à l'éditeur de conserver la maîtrise du prix dans l'univers numérique, en précisant, dans l'intervalle, les conditions d'application des solutions contractuelles adaptées (contrat d'agence ou de mandat) » devrait être réalisé d’ici fin juillet précise un communiqué du gouvernement.
Les éditeurs pointés du doigt
Reste que les éditeurs ont encore du pain sur la planche dans le domaine du numérique pour réellement faire décoller ce marché. On se rappellera ainsi que Christophe Cuvillier, le PDG de la Fnac, a en février dernier eu la dent dure envers les éditeurs.
Si pour Cuvillier, le marché du livre électronique en France est promis « à un grand avenir », les éditeurs n’ont pour l’instant rien fait pour faire exploser le marché en France. Ce marché « est encore tout petit par rapport à celui qui se dessine aux États-Unis » a-t-il notamment regretté. « On a un problème d’offre, c’est-à-dire que tous les éditeurs n’ont pas encore numérisé tous leurs titres » a-t-il rajouté. Cet accord permettra-t-il d’accroître cette numérisation ? Il faut l’espérer.
Les librairies indépendantes représentées en ligne
Point intéressant, le ministre a annoncé que l'État aidera les librairies indépendantes à mettre en place une plateforme numérique via un prêt de 500 000 € à taux zéro. Quel est le but exact de cette plateforme, dont la sortie est prévue pour cette année ? « Permettre aux libraires de prendre leur part au commerce en ligne de livres physiques, mais également d'être prêts, dès maintenant, à répondre à l'offre de livres numériques en plein essor. »
Enfin, le vieux débat sur le taux de TVA sur le livre numérique (19,6 %) a de nouveau été abordé par Frédéric Mitterrand et les membres du Conseil du Livre. Rappelons-le, un livre papier a un taux de TVA bien plus faible (5,5 %) qui n'est pas appliqué à son équivalent numérique. L’Espagne a déjà réduit à 4 % cette taxe il y a quelques mois, et il ne serait pas étonnant que l’Hexagone rejoigne son voisin du sud rapidement.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 24 mars 2010 à 18:14
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Il y a 46 commentaires
C'est quoi un accord gagnant-gagnant avec Google ?
Bah tout ça, va terminer comme Galica.
euh sr17, non l'écrase pas il impose nuance. Perso. j'aurais préféré qu'il prenne des décision intelligente et pertinente mais ça n'existe pas chez eux.
Donc malgré tous leurs bons sentiments, on va se retrouver avec une galica qui aura couté bombon aux librairies ni connaissant rien avec en sus des partenariats avec des produits bloqués comme veut proposer la fnac.
Je ne sais pas si j'ai été très clair sur cette dernière phrase mais bon je suis encore à l'apero.
euh sr17, non l'écrase pas il impose nuance. Perso. j'aurais préféré qu'il prenne des décision intelligente et pertinente mais ça n'existe pas chez eux.
Donc malgré tous leurs bons sentiments, on va se retrouver avec une galica qui aura couté bombon aux librairies ni connaissant rien avec en sus des partenariats avec des produits bloqués comme veut proposer la fnac.
Je ne sais pas si j'ai été très clair sur cette dernière phrase mais bon je suis encore à l'apero.
Compte_supprime_1138
Le mercredi 24 mars 2010 à 22:13:36
#23
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le lundi 16 décembre 02
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La france veut ci, la france veut ça! ferait mieux de fermer le robinet à déficite! Je crois qu'on est à 80% du PIB !?
Nous pauvre mortel, dés que l'ont a un découvert , les huisiers sonnent à la porte...
Nous pauvre mortel, dés que l'ont a un découvert , les huisiers sonnent à la porte...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France ça doit être ça pour 2009
Watchwolf
Le mercredi 24 mars 2010 à 22:23:04
#24
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272
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moi je veut bien payer pour ce type de projets.
Mais pourquoi j ai l impression que la france va offrir ce marche a des entreprise style fnac après ?
Mais pourquoi j ai l impression que la france va offrir ce marche a des entreprise style fnac après ?
Google a le métier pour faire ce qu'il veut... La France a les burnes et la thune et ne veut pas des services de Google.
Manque plus que la SSII pour réaliser le travail, bonne chance
moi je veut bien payer pour ce type de projets.
Mais pourquoi j ai l impression que la france va offrir ce marche a des entreprise style fnac après ?
Mais pourquoi j ai l impression que la france va offrir ce marche a des entreprise style fnac après ?
Justement, le problème c'est qu'il ne suffit pas de payer.
L'argent est une chose, mais il manque surtout les talents... et le temps.
A la base de Google, il y a des investisseurs talentueux qui ont déniché le potentiel de 2 fous furieux géniaux. Des types qui n'auraient pas eu la moindre chance de succès en France.
Ensuite et pendant des années, Google à cherché et recruté les plus talentueux chercheurs. Ces chercheurs innovent depuis des années jour et nuit pour créer les produits d'aujourd'hui et de demain.
Alors qu'est ce qu'on va faire en France ? Simplement voter un budget ?
Et encore faudrait t'il que ce budget finisse dans les bonnes mains, ce qui est très rarement le cas dans ce pays qui est devenu le champion du monde de la labellisation de la nullité et la promotion des bons copains.
Peu importe l'argent qu'on y consacrera, il est impossible d'obtenir l'équivalent de ce que fait Google.
D'une part, nous n'avons plus les talents en France, nous n'avons pas la capacité de trouver et de recruter les talents que nous aurions encore. Pour finir, il est impossible de rattraper le temps perdu d'années de R&D.
Quand bien même aurait t'on déjà tout cela qu'il faudrait y consacrer beaucoup plus de moyens pour espérer simplement reprendre les parts de marché à un géant désormais bien établi. C'est irréaliste.
Alors, le gouvernement compte t'il sortir encore un projet pathétique, foireux et couteux de plus pour finir de se ridiculiser et de plomber les finances du pays ?
Compte t'il au contraire conserver nos finances pour assurer les soins paliatifs des has-been-company de l'industrie du passé qui périront de leur obsolescence lente et douloureuse ?
Les paris sont ouverts
Personne se dit qu'il s'agit tout de même du patrimoine de la France, et si on peut bien être fier de quelque chose c'est de notre patrimoine littéraire... Et vous voudriez confier cela à une entreprise (le but d'une entreprise est je le rappelle de faire du profit) et d'être complètement incertain de ce qu'elle fera des livres une fois numérisés.
Certes on peut définir certaines conditions mais étant donné la situation nouvelle des choses je pense qu'il est préférable que ce soit le gouvernement qui s'occupe de la culture (bien que je ne le trouve pas spécialement compétent mais mieux vaut ca que le privé intervienne!).
C'est une situation délicate et vue la prise de décision parfois très (trop?) subjective de google (c'est peut être extrême d'intégrer ce qui se passe avec la Chine mais tout de même...), je pense qu'il vaut mieux ne pas risquer notre patrimoine culturel !
Certes on peut définir certaines conditions mais étant donné la situation nouvelle des choses je pense qu'il est préférable que ce soit le gouvernement qui s'occupe de la culture (bien que je ne le trouve pas spécialement compétent mais mieux vaut ca que le privé intervienne!).
C'est une situation délicate et vue la prise de décision parfois très (trop?) subjective de google (c'est peut être extrême d'intégrer ce qui se passe avec la Chine mais tout de même...), je pense qu'il vaut mieux ne pas risquer notre patrimoine culturel !
Exemple d'accord simple: pour Google autorisation de numérisation de la bibliothèque nationale de France et usage exclusif des scans sur x ans (5 me semble bien) contre tous les droits sur les scans pour la France. Partenariat public/privé. Comme pour les autoroutes, les tunnels, bref tout ce qui coute bonbon.
Mais non, Google c'est le méchant qui veut nous "voler" notre patrimoine culturel. Ce qui n'a pas de sens d'ailleurs, il devrait nous l'enlever physiquement, ce qui reste compliqué sauf autodafé.
Et rayonnement de la culture toussa c'est apparemment inconnu pour certains. La culture n'est pas faite pour l'exclusivité, elle doit pour vivre se transmettre par le maximum de moyens possibles.
Mais non, Google c'est le méchant qui veut nous "voler" notre patrimoine culturel. Ce qui n'a pas de sens d'ailleurs, il devrait nous l'enlever physiquement, ce qui reste compliqué sauf autodafé.
Et rayonnement de la culture toussa c'est apparemment inconnu pour certains. La culture n'est pas faite pour l'exclusivité, elle doit pour vivre se transmettre par le maximum de moyens possibles.
C'est une situation délicate et vue la prise de décision parfois très (trop?) subjective de google (c'est peut être extrême d'intégrer ce qui se passe avec la Chine mais tout de même...), je pense qu'il vaut mieux ne pas risquer notre patrimoine culturel !
Donc, somme toute, si je te comprends bien, tu définis la culture comme se rapportant à un pays, à un drapeau, donc aussi à des frontières ? Je rêve ! Ou plutôt, je cauchemarde !!!
Et je me permets de souligner que Google a fini par se comporter avec la Chine de façon bien plus démocratique et défendable que les gouvernements occidentaux... France incluse !
prise de décision parfois très (trop?) subjective de google
Heureusement, les gens posés, sensés, raisonnables et désintéressés du gouvernement français et de l'Elysée sont là pour relever le niveau en la matière
Et rayonnement de la culture toussa c'est apparemment inconnu pour certains. La culture n'est pas faite pour l'exclusivité, elle doit pour vivre se transmettre par le maximum de moyens possibles.
Voilà qui fait chaud au coeur...Preuve en est qu'ouverture d'esprit ne fait jamais de tort.
Vu l'inaction du gouvernement français dans certains domaines jusqu'ici, et leurs actions en contre-sens dans tous les autres domaines, j'ai du mal à imaginer que Google fasse pire.
Parce qu'à l'inverse du gouvernement hexagonal, Google a pas mal réussi jusqu'ici, et il tient ses promesses, LUI !
Go on Google !
Donc, somme toute, si je te comprends bien, tu définis la culture comme se rapportant à un pays, à un drapeau, donc aussi à des frontières ? Je rêve ! Ou plutôt, je cauchemarde !!!
Nan, c'est le problème du contrôle.
Je préfère pouvoir envoyer un courrier à mon député demandant pourquoi tel ou tel livre a disparu. La question n'est pas le drapeau, la question est la citoyenneté.
( ceci dit, à force de confondre politicards et drapeau, on en arrive à rejeter toute référence à notre histoire. C'est ptet ça qu'ils veulent )
Le laisser aux mains d'une grosse boite, c'est accepter de perdre tous droits de regards sur le travail à faire ou fait.
Et je me permets de souligner que Google a fini par se comporter avec la Chine de façon bien plus démocratique et défendable que les gouvernements occidentaux... France incluse !
Ya des lois dans des pays ( dont la France ) . Le reste, c'est de l'ingérence. C'est aux Chinois de régler leurs problèmes. Nous ne pouvons que les aider en fonction de nos convictions.
Et puis, que sait-on de la réalité de la Chine ?
Qui regarde CCTV-F h24 par ici ?
Heureusement, les gens posés, sensés, raisonnables et désintéressés du gouvernement français et de l'Elysée sont là pour relever le niveau en la matière 

Ce sont nos institutions. Ce sont des gougnafiés, mais ce sont nos gougnafiés.
Voilà qui fait chaud au coeur...Preuve en est qu'ouverture d'esprit ne fait jamais de tort.
Vu l'inaction du gouvernement français dans certains domaines jusqu'ici, et leurs actions en contre-sens dans tous les autres domaines, j'ai du mal à imaginer que Google fasse pire.
Vu l'inaction du gouvernement français dans certains domaines jusqu'ici, et leurs actions en contre-sens dans tous les autres domaines, j'ai du mal à imaginer que Google fasse pire.

mmh, va ptet falloir qu'on reprenne le pouvoir un de ces jours non ?
Sur quelle base ? On détruit les retraites, on continue d'interdire le droit au travail et le droit au repos ( retraite à 72 ans )? ou on interdit le prélèvement capitaliste sur le travail ( de quoi récupérer 35 fois la mise ) ?
Parce qu'à l'inverse du gouvernement hexagonal, Google a pas mal réussi jusqu'ici, et il tient ses promesses, LUI !
Go on Google !
Go on Google !
C'était quoi, la plus ancienne et la plus grosse boite américaine de transport aérien ?
Ah ouais . La Panam . morte dans la crise de 2002.
A pis avant , en 1934 ya eu la faillite d'Amtrack aussi.
mouais.
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