La chambre des Lords vient de voter une disposition dans le cadre de la Digital Economy Bill (loi sur l’économie numérique, DeBILL) qui autorise un juge a émettre une injonction à l’encontre d’un hébergeur si celui-ci abrite une « quantité substantielle » de contenus illicites. La sanction finale sera vigoureuse : le...La chambre des Lords vient de voter une disposition dans le cadre de la Digital Economy Bill (loi sur l’économie numérique, DeBILL) qui autorise un juge a émettre une injonction à l’encontre d’un hébergeur si celui-ci abrite une « quantité substantielle » de contenus illicites. La sanction finale sera vigoureuse : le possible blocage du site dans les mains des FAI.
Lord Clement-Jone, qui a soutenu ce vote évoque un « signal fort » adressé à l’industrie du contenu. Il applaudit par ailleurs une disposition qu’il juge « plus proportionnée, spécifique et appropriée ».
Chez les opposants, Jim Killock, de l’Open Rights Group, constate surtout un cadeau en faveur des mastodontes de l’industrie du droit d’auteur qui se voient attribuer un pouvoir exorbitant. Le personnage évoque d’ailleurs un parallèle avec la législation sur la diffamation où la sévérité accrue des sanctions a toujours eu raison de la liberté de parole : les individus préfèrent se taire plutôt que risquer une amende. Des préoccupations qui laissent présager une pluie d’actions et de notification pour inciter les hébergeurs à supprimer à tour de bras, de peur d’être bloqué dans les mains des FAI.
Sur son blog la juriste Lilian Edwards souligne que déjà la justice avait la possibilité d’exiger pareilles mesures, mais ces procédures étaient alors entourées de multiples garanties. Là, on ne sait même pas combien de temps pourra durer le blocage ni même ce que signifie « proportion substantielle de contenus » illicites. Est-ce que cela signifie la majorité du contenu ? Ou simplement la majorité des contenus les plus consultés ? Faut il se baser sur la taille informatique de ces données ou simplement un pourcentage de consultation ? etc. Selon les critères, des vidéos vues des millions de fois sur Youtube pourraient ainsi générer d'importantes difficultés pour l'hébergeur alors que celui-ci n'est en rien responsable au premier plan des choix de l'internaute.
Le projet n’est pas encore définitif. Il doit poursuivre son examen devant la chambre des Lords avant à la chambre des Communes.
Lord Clement-Jone, qui a soutenu ce vote évoque un « signal fort » adressé à l’industrie du contenu. Il applaudit par ailleurs une disposition qu’il juge « plus proportionnée, spécifique et appropriée ».
Chez les opposants, Jim Killock, de l’Open Rights Group, constate surtout un cadeau en faveur des mastodontes de l’industrie du droit d’auteur qui se voient attribuer un pouvoir exorbitant. Le personnage évoque d’ailleurs un parallèle avec la législation sur la diffamation où la sévérité accrue des sanctions a toujours eu raison de la liberté de parole : les individus préfèrent se taire plutôt que risquer une amende. Des préoccupations qui laissent présager une pluie d’actions et de notification pour inciter les hébergeurs à supprimer à tour de bras, de peur d’être bloqué dans les mains des FAI.
Sur son blog la juriste Lilian Edwards souligne que déjà la justice avait la possibilité d’exiger pareilles mesures, mais ces procédures étaient alors entourées de multiples garanties. Là, on ne sait même pas combien de temps pourra durer le blocage ni même ce que signifie « proportion substantielle de contenus » illicites. Est-ce que cela signifie la majorité du contenu ? Ou simplement la majorité des contenus les plus consultés ? Faut il se baser sur la taille informatique de ces données ou simplement un pourcentage de consultation ? etc. Selon les critères, des vidéos vues des millions de fois sur Youtube pourraient ainsi générer d'importantes difficultés pour l'hébergeur alors que celui-ci n'est en rien responsable au premier plan des choix de l'internaute.
Le projet n’est pas encore définitif. Il doit poursuivre son examen devant la chambre des Lords avant à la chambre des Communes.
Source :
The Guardian
Le 5 mars 2010 à 12:23
(32 259
lectures)
Soutenez l'indépendance de PC INpact en devenant Premium
- Tout le contenu de PC INpact sans pub
- Et bien plus encore...
Il y a 95 commentaires
(loi sur l’économie numérique, DeBILL)
rien de plus à ajouter
(loi sur l'économie numérique, DeBILL)
rien de plus à ajouter
Pas mieux !!!
Edité par melkor73 le vendredi 5 mars 2010 à 12:28
GoldenTribal
Le vendredi 5 mars 2010 à 12:29:51
#3
Inscrit
le mardi 13 octobre 09
-
3821
commentaires
Mais puisqu'on vous dit que c'est pour votre bien ma p'tite dame !
ahaha je sens que l'on va bien s'amuser dans un avenir proche.
je sens bien que je vais allez installer des VPN dans les paradis fiscaux et louer mes services. C'est un business d'avenir tout ca.
Ce dit en pensant qu'ils essayent de bloquer youtube facebook ou google ca risque d'etre marrant les reactions dans la rue
je sens bien que je vais allez installer des VPN dans les paradis fiscaux et louer mes services. C'est un business d'avenir tout ca.
Ce dit en pensant qu'ils essayent de bloquer youtube facebook ou google ca risque d'etre marrant les reactions dans la rue
(loi sur l'économie numérique, DeBILL)
rien de plus à ajouter
Mais Quel est l'intérêt de cette mode du blokage si a travers un proxy turque on accède a tout ?!
DeBill
DeBill
BTW preuve que le piratage met des gens au chomage
http://fr.news.yahoo.com/55/20100305/tod-france-doc-gynco-pointe-ple-emploi-17ba...
http://fr.news.yahoo.com/55/20100305/tod-france-doc-gynco-pointe-ple-emploi-17ba...
GoldenTribal
Le vendredi 5 mars 2010 à 12:35:28
#8
Inscrit
le mardi 13 octobre 09
-
3821
commentaires
BTW preuve que le piratage met des gens au chomage
Ouais, j'ai vu
Nicolas ne lâche jamais ses amis
Ouais, j'ai vu
Nicolas ne lâche jamais ses amis
Nicolas ne lâche jamais ses amis
J'avais lu ça aussi dans le canard enchaîné
Un super article bien rigolo et qui fait bien plaisir
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.










