Alors que le trio du mobile Orange, SFR et Bouygues Télécom domine désormais de la tête et des épaules le marché de l’ADSL, au grand dam de Free, le marché de la fibre optique pourrait bien être le prochain sur la liste.
De la fibre optique Bbox en région parisienne
Du côté de SFR Neufbox, ses ambitions ne sont pas encore détaillées, mais nous savons que de la fibre mutualisée sera proposée en partenariat avec France Télécom (Orange). Ce dernier a par contre multiplié les annonces depuis le début de l’année, affirmant vouloir investir 2 milliards d’euros d’ici 2015, afin d’offrir de la FTTH dans 45 villes d’ici 2012 et tous les départements français en 2015.
Et Bouygues Telecom (Bbox) ? Outre un partenariat avec Numericable (FTTLA), la filiale du Groupe Bouygues devrait déployer son propre réseau de fibre optique (FTTH), en commençant par la région parisienne.
Les premiers coups de pioche déjà donnés
Selon Guillaume de Calignon des Échos, Bouygues Telecom commencera doucement avec un investissement de quelques dizaines de millions d’euros cette année. Nous ne savons pas par contre si ces investissements s’accéléreront dans le futur afin de rattraper les deux milliards d’euros d’Orange (d’ici 2015) ou le milliard d’euros de Free (d’ici 2012).
D’après les Échos, une soixantaine d'ingénieurs de Bouygues travaille déjà sur la fibre, et les travaux ont même déjà débuté. Mais comme précisé plus haut, seules Paris et quelques autres villes très lucratives seront concernées. Pourquoi ? Tout simplement parce que Bouygues juge les coûts d’investissement bien trop élevés dans les autres grandes villes. Le FAI milite donc pour une généralisation de la mutualisation.
Bouygues n'aime pas la multifibre
« Avoir quatre fibres en parallèle, c'est un choix techniquement inutile » aurait ainsi critiqué hier Martin Bouygues lors de la présentation des résultats de son groupe. « Privilégier les partenariats pour réduire les coûts » est donc prioritaire selon Bouygues. En somme, le patron de Bouygues Télécom revient sur un vieux débat : monofibre contre multifibre.
En effet, l’ARCEP a tranché l’année dernière pour déployer en France de la monofibre (la mutualisation donc) dans les zones à faible densité, et donc à faible marge, tandis que la multifibre (plusieurs lignes dans le même immeuble) est recommandée dans les villes à forte densité, les FAI pouvant s’y retrouver financièrement malgré le surcoût.
Bouygues se juge désavantagé et ne veut pas trop dépenser
Et si la multifibre est plus onéreuse que la mutualisation, ses avantages sont nombreux. Free l’a maintes fois rappelé ces deux dernières années. Pourtant, selon Martin Bouygues, la multifibre a aussi des défauts : cela favorise « la position de l'opérateur dominant » et cela « requiert de disposer d'une base de clients fixe importante pour pouvoir rentabiliser les investissements ».
Résultat, Bouygues Telecom espère convaincre l’ARCEP d’améliorer un peu plus encore les modalités de déploiement de la fibre optique, alors que l’Autorité a pourtant réussi à contenter tous les acteurs du marché. Hormis Bouygues donc, qui fait ici office de poil à gratter.
Le Conseil d'État saisi ?
Mieux encore, le FAI compte saisir le Conseil d'État si l'ARCEP ne revoit pas ses dispositions rapidement.
Contacté, Bouygues Télécom n’a pas infirmé ces informations. Ces dernières ne sont donc pas officielles, mais tout ceci devrait être confirmé sous peu.
De la fibre optique Bbox en région parisienne
Du côté de SFR Neufbox, ses ambitions ne sont pas encore détaillées, mais nous savons que de la fibre mutualisée sera proposée en partenariat avec France Télécom (Orange). Ce dernier a par contre multiplié les annonces depuis le début de l’année, affirmant vouloir investir 2 milliards d’euros d’ici 2015, afin d’offrir de la FTTH dans 45 villes d’ici 2012 et tous les départements français en 2015.
Et Bouygues Telecom (Bbox) ? Outre un partenariat avec Numericable (FTTLA), la filiale du Groupe Bouygues devrait déployer son propre réseau de fibre optique (FTTH), en commençant par la région parisienne.
Les premiers coups de pioche déjà donnés
Selon Guillaume de Calignon des Échos, Bouygues Telecom commencera doucement avec un investissement de quelques dizaines de millions d’euros cette année. Nous ne savons pas par contre si ces investissements s’accéléreront dans le futur afin de rattraper les deux milliards d’euros d’Orange (d’ici 2015) ou le milliard d’euros de Free (d’ici 2012).
D’après les Échos, une soixantaine d'ingénieurs de Bouygues travaille déjà sur la fibre, et les travaux ont même déjà débuté. Mais comme précisé plus haut, seules Paris et quelques autres villes très lucratives seront concernées. Pourquoi ? Tout simplement parce que Bouygues juge les coûts d’investissement bien trop élevés dans les autres grandes villes. Le FAI milite donc pour une généralisation de la mutualisation.
Bouygues n'aime pas la multifibre
« Avoir quatre fibres en parallèle, c'est un choix techniquement inutile » aurait ainsi critiqué hier Martin Bouygues lors de la présentation des résultats de son groupe. « Privilégier les partenariats pour réduire les coûts » est donc prioritaire selon Bouygues. En somme, le patron de Bouygues Télécom revient sur un vieux débat : monofibre contre multifibre.
En effet, l’ARCEP a tranché l’année dernière pour déployer en France de la monofibre (la mutualisation donc) dans les zones à faible densité, et donc à faible marge, tandis que la multifibre (plusieurs lignes dans le même immeuble) est recommandée dans les villes à forte densité, les FAI pouvant s’y retrouver financièrement malgré le surcoût.
Bouygues se juge désavantagé et ne veut pas trop dépenser
Et si la multifibre est plus onéreuse que la mutualisation, ses avantages sont nombreux. Free l’a maintes fois rappelé ces deux dernières années. Pourtant, selon Martin Bouygues, la multifibre a aussi des défauts : cela favorise « la position de l'opérateur dominant » et cela « requiert de disposer d'une base de clients fixe importante pour pouvoir rentabiliser les investissements ».
Résultat, Bouygues Telecom espère convaincre l’ARCEP d’améliorer un peu plus encore les modalités de déploiement de la fibre optique, alors que l’Autorité a pourtant réussi à contenter tous les acteurs du marché. Hormis Bouygues donc, qui fait ici office de poil à gratter.
Le Conseil d'État saisi ?
Mieux encore, le FAI compte saisir le Conseil d'État si l'ARCEP ne revoit pas ses dispositions rapidement.
Contacté, Bouygues Télécom n’a pas infirmé ces informations. Ces dernières ne sont donc pas officielles, mais tout ceci devrait être confirmé sous peu.
Nil Sanyas
le 4 mars 2010 à 10:40
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