Martin Bouygues oppose la réglementation de TF1 à celle du Net
On préfère les comparaisons avec les voitures finalement
Martin Bouygues, le patron du groupe du même nom, aime les phrases chocs. La dernière en date ? « Si on applique à internet le régime actuel de TF1, ça va se voir de l'étranger. Que fait la police? La concurrence peut-elle être aussi durablement déséquilibrée ? Cela commence par poser de vraies questions de fond. » Explications.
TF1 est trop taxé, Internet pas assez
Le PDG du groupe Bouygues reproche à l’État de bien trop réglementer le marché de la télévision, et plus particulièrement sa propre chaîne, TF1. Son bébé serait en effet selon lui la chaîne « la plus réglementée en Europe et en France puisqu'elle a plus d'obligations que ses concurrents ».
Une réglementation que ne connaitraient pas les sociétés du Web, et notamment les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. qui ne sont confrontés à « aucune taxe spécifique ». Des propos qui ne sont pas nouveaux, et qui rejoignent la fameuse Taxe Google, qui touchera toutes les entreprises du Web ayant un rapport de près ou de loin avec la publicité.
Un air de déjà-vu
Des propos qui rejoignent aussi et surtout ceux d’un certain Nicolas Sarkozy : « Écoutez, il ne suffit pas de dire numérique pour que tout à coup, il n’y ait plus de règle ! La dérégulation (...) en matière culturelle n’est pas la panacée, quand même ! » affirmait avec envolée en début d’année le président de la république lors des vœux au monde de la Culture à la Cité de la musique.
« Pour l’instant ces entreprises (surtout les entreprises américaines, NDLR) sont taxées dans le pays siège » notait le président. « Elles sont peut-être taxées dans le pays siège, mais elle ponctionne une part importante de notre marché publicitaire. Cela s’appelle de la fuite de matière fiscale et c’est particulièrement dommageable, on a aucun cadeau à leur faire. Ça altère le jeu de la concurrence. »
Une enquête sur Google... en attendant la taxe
Et d’enchaîner : « Eh bien nous allons saisir l’autorité de la concurrence sur l’éventuel abus de position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne. Je n’ai rien contre, moi, mais je veux les mêmes règles pour chacun. Ça n’est que justice. Et d’ailleurs, qu'est-ce qu’on dirait si c’était une entreprise française qui aux États Unis se comportait comme cela ? »
Des menaces qui ont été mises à exécutions, via une enquête sur Google et de potentiels abus de position dominante de sa part.
"On subventionne nos propres concurrents..."
Ponctionner Internet pour rémunérer d’autres secteurs ? Une absurdité ? C’est pourtant ce que subit TF1 selon Martin Bouygues, les prélèvements et taxes sur la 1ère chaîne d’Europe représentant « 38% des revenus publicitaires qui partent ailleurs, notamment la presse écrite et la radio. (…) On subventionne nos propres concurrents, c'est une pratique originale. Peu de pays font comme ça. »
Cette dernière remarque peut faire tiquer, alors que les lois se multiplient pour que des secteurs en subventionnent d'autres. Notamment quand les médias nouveaux subventionnent les anciens médias...
TF1 est trop taxé, Internet pas assez
Le PDG du groupe Bouygues reproche à l’État de bien trop réglementer le marché de la télévision, et plus particulièrement sa propre chaîne, TF1. Son bébé serait en effet selon lui la chaîne « la plus réglementée en Europe et en France puisqu'elle a plus d'obligations que ses concurrents ».Une réglementation que ne connaitraient pas les sociétés du Web, et notamment les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. qui ne sont confrontés à « aucune taxe spécifique ». Des propos qui ne sont pas nouveaux, et qui rejoignent la fameuse Taxe Google, qui touchera toutes les entreprises du Web ayant un rapport de près ou de loin avec la publicité.
Un air de déjà-vu
Des propos qui rejoignent aussi et surtout ceux d’un certain Nicolas Sarkozy : « Écoutez, il ne suffit pas de dire numérique pour que tout à coup, il n’y ait plus de règle ! La dérégulation (...) en matière culturelle n’est pas la panacée, quand même ! » affirmait avec envolée en début d’année le président de la république lors des vœux au monde de la Culture à la Cité de la musique.
« Pour l’instant ces entreprises (surtout les entreprises américaines, NDLR) sont taxées dans le pays siège » notait le président. « Elles sont peut-être taxées dans le pays siège, mais elle ponctionne une part importante de notre marché publicitaire. Cela s’appelle de la fuite de matière fiscale et c’est particulièrement dommageable, on a aucun cadeau à leur faire. Ça altère le jeu de la concurrence. »
Une enquête sur Google... en attendant la taxe
Et d’enchaîner : « Eh bien nous allons saisir l’autorité de la concurrence sur l’éventuel abus de position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne. Je n’ai rien contre, moi, mais je veux les mêmes règles pour chacun. Ça n’est que justice. Et d’ailleurs, qu'est-ce qu’on dirait si c’était une entreprise française qui aux États Unis se comportait comme cela ? »
Des menaces qui ont été mises à exécutions, via une enquête sur Google et de potentiels abus de position dominante de sa part.
"On subventionne nos propres concurrents..."
Ponctionner Internet pour rémunérer d’autres secteurs ? Une absurdité ? C’est pourtant ce que subit TF1 selon Martin Bouygues, les prélèvements et taxes sur la 1ère chaîne d’Europe représentant « 38% des revenus publicitaires qui partent ailleurs, notamment la presse écrite et la radio. (…) On subventionne nos propres concurrents, c'est une pratique originale. Peu de pays font comme ça. »
Cette dernière remarque peut faire tiquer, alors que les lois se multiplient pour que des secteurs en subventionnent d'autres. Notamment quand les médias nouveaux subventionnent les anciens médias...
Source :
Merci Pierre
Nil Sanyas
le 3 mars 2010 à 17:33
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