La Caisse d’Allocations Familiales est actuellement victime d’une vague d’attaques par phishing. Une excellente occasion de voir l'impact que pourra avoir la LOPPSI qui tente justement d'incriminer ce genre d'actes.
Un email prétexte une dette de 161,82 euros au profit de l’assuré pour inciter celui-ci à visiter un site contrefaisant. Là, l’internaute est invité à saisir ses coordonnées. Il peut d’ailleurs entrer n’importe quoi (« Babar » à la place du code postal ou du numéro d’allocataire…).
La page suivante a un traitement nettement plus intrusif puisqu’il est demandé toutes les coordonnées bancaires de l’assuré et spécialement le numéro de CB, la date de validité et le cryptogramme visuel du moyen de paiement, et ce, au prétexte de procéder au virement des 161,82 euros. La campagne est presque identique à celle initiée en octobre 2009, la somme proposée étant alors de plus de 300 euros à l'époque.
Réaction de la CAF
De son côté, la CAF explique sans mal « qu’il s’agit d’une escroquerie : l’émetteur de ce courriel n’est pas votre caisse d’Allocations familiales. Ce courriel est frauduleux ». Si vous avez communiqué les informations personnelles et bancaires à l’auteur du message, la Caisse recommande de prévenir « rapidement votre banque pour faire opposition si vous avez communiqué votre numéro de carte bancaire » puis « votre Caf pour qu’elle vous change votre code confidentiel pour l’accès à la rubrique « Mon Compte » du site Caf.fr. Votre CAF vous transmettra un nouveau code confidentiel ».
L'inadéquation de la LOPPSI
Cet exemple récent devrait inciter un peu plus les sénateurs à voter l'article 2 du projet de loi LOPPSI. Celui-ci vise justement à combattre ces actes de phishing (*). Mais ne nous y trompons pas. Si le texte en question vise à combattre ces actes de phishing le choix n'a pas été de cibler chirurgicalement ces actes. Les rédacteurs ont préféré opté pour l’artillerie vague, donc lourde et dangereuse.
En l’état actuel des choses, la LOPPSI punit de 1 an de prison et 15 000 euros, le fait de faire usage « de l’identité d’un tiers » mais également « de données de toute nature permettant de l’identifier » lorsque ces actes ont été faits « en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui », ou « de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. » Pour le coup, il y a bien usage de l'identité de la CAF et un acte qui "trouble sa tranquillité".
Cependant, comme l'ont expliqué dans l’hémicycle les partisans de ce texte, cette rédaction va sanctionner outre le phishing, le simple fait de taguer une photo sur Facebook : il y a là encore usage d'une donnée permettant d'identifier un tiers (un nom appliqué sur une photo), et cela peut troubler sa tranquillité. On peut étendre encore plus loin la portée de ce texte si par exemple une vidéo identifiant un ministre rigolant sur les Auvergnats en surnombre venait à être bombardée sur le web : identification d’une personne et tranquillité troublée. 1 an de prison, 15 000 euros d'amende.
La LOPPSI permettra donc de réprimer les actes dont a été victime la CAF, comme ici, mais aussi bien d'autres comportements sur le web sans limite particulière.
(*) Exemple du député Jean Christophe Lagarde durant les débats LOPPSI : Je souhaite profiter de ce débat pour réaffirmer que l’Internet est certes un outil de grande liberté, mais aussi un outil dont certaines multinationales abusent, ce contre quoi les citoyens doivent être protégés, ainsi qu’un outil utilisé par les criminels pour démultiplier leur capacité à enfreindre la loi, à escroquer leurs concitoyens ou à usurper leur identité à des fins délictueuses. Il est donc logique que le législateur se penche sur ce sujet »
Un email prétexte une dette de 161,82 euros au profit de l’assuré pour inciter celui-ci à visiter un site contrefaisant. Là, l’internaute est invité à saisir ses coordonnées. Il peut d’ailleurs entrer n’importe quoi (« Babar » à la place du code postal ou du numéro d’allocataire…).
La page suivante a un traitement nettement plus intrusif puisqu’il est demandé toutes les coordonnées bancaires de l’assuré et spécialement le numéro de CB, la date de validité et le cryptogramme visuel du moyen de paiement, et ce, au prétexte de procéder au virement des 161,82 euros. La campagne est presque identique à celle initiée en octobre 2009, la somme proposée étant alors de plus de 300 euros à l'époque.
Réaction de la CAF
De son côté, la CAF explique sans mal « qu’il s’agit d’une escroquerie : l’émetteur de ce courriel n’est pas votre caisse d’Allocations familiales. Ce courriel est frauduleux ». Si vous avez communiqué les informations personnelles et bancaires à l’auteur du message, la Caisse recommande de prévenir « rapidement votre banque pour faire opposition si vous avez communiqué votre numéro de carte bancaire » puis « votre Caf pour qu’elle vous change votre code confidentiel pour l’accès à la rubrique « Mon Compte » du site Caf.fr. Votre CAF vous transmettra un nouveau code confidentiel ».
L'inadéquation de la LOPPSI
Cet exemple récent devrait inciter un peu plus les sénateurs à voter l'article 2 du projet de loi LOPPSI. Celui-ci vise justement à combattre ces actes de phishing (*). Mais ne nous y trompons pas. Si le texte en question vise à combattre ces actes de phishing le choix n'a pas été de cibler chirurgicalement ces actes. Les rédacteurs ont préféré opté pour l’artillerie vague, donc lourde et dangereuse.
En l’état actuel des choses, la LOPPSI punit de 1 an de prison et 15 000 euros, le fait de faire usage « de l’identité d’un tiers » mais également « de données de toute nature permettant de l’identifier » lorsque ces actes ont été faits « en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui », ou « de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. » Pour le coup, il y a bien usage de l'identité de la CAF et un acte qui "trouble sa tranquillité".
Cependant, comme l'ont expliqué dans l’hémicycle les partisans de ce texte, cette rédaction va sanctionner outre le phishing, le simple fait de taguer une photo sur Facebook : il y a là encore usage d'une donnée permettant d'identifier un tiers (un nom appliqué sur une photo), et cela peut troubler sa tranquillité. On peut étendre encore plus loin la portée de ce texte si par exemple une vidéo identifiant un ministre rigolant sur les Auvergnats en surnombre venait à être bombardée sur le web : identification d’une personne et tranquillité troublée. 1 an de prison, 15 000 euros d'amende.
La LOPPSI permettra donc de réprimer les actes dont a été victime la CAF, comme ici, mais aussi bien d'autres comportements sur le web sans limite particulière.
(*) Exemple du député Jean Christophe Lagarde durant les débats LOPPSI : Je souhaite profiter de ce débat pour réaffirmer que l’Internet est certes un outil de grande liberté, mais aussi un outil dont certaines multinationales abusent, ce contre quoi les citoyens doivent être protégés, ainsi qu’un outil utilisé par les criminels pour démultiplier leur capacité à enfreindre la loi, à escroquer leurs concitoyens ou à usurper leur identité à des fins délictueuses. Il est donc logique que le législateur se penche sur ce sujet »
Le 19 février 2010 à 09:29
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Il y a 84 commentaires
Edité par boosk le vendredi 19 février 2010 à 11:47
yeti62
Le vendredi 19 février 2010 à 11:48:17
#42
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le mercredi 15 juillet 09
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Chrisrc01
Le vendredi 19 février 2010 à 11:48:56
#43
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le samedi 4 octobre 08
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1210
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Il y'a le sitehttp://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/home?pageId=home&sfid=00 qui fais du phishing et de l'escroquerie mais là t'es obligé de donner
@ boosk : Je ne suis pas sûre que la CAF ait son propre service informatique, je crois qu'ils font exclusivement appel à des sous-traitants...
Edité par CrazyCaro le vendredi 19 février 2010 à 11:49
Edité par CrazyCaro le vendredi 19 février 2010 à 11:49
geekounet85
Le vendredi 19 février 2010 à 11:50:47
#45
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le mercredi 9 juin 04
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Ce type de phishing à la Caf n'est pas nouveau, je les avais
averti en novembre 2009 du problème pour en avoir reçu un à peine inscrit.
Au guichet on m'a répondu qu'il était au courant du problème depuis quelques semaines... après s'ils ne font rien pour l'empêcher... ou alors ils attendaient la lopsi pour les sauver
averti en novembre 2009 du problème pour en avoir reçu un à peine inscrit.
Au guichet on m'a répondu qu'il était au courant du problème depuis quelques semaines... après s'ils ne font rien pour l'empêcher... ou alors ils attendaient la lopsi pour les sauver
1 - les clients/assurés préviennent le guichet.
2 - le guichet prévient son chef
3 - le chef prévient (éventuellement) son directeur
4 - le directeur fait une réunion
5 - le chef prévient le service informatique
6 - le service informatique dit que ce n'est pas de son ressort
7 - ça tourne un peu dans la CAF
8 - le service informatique prévient les autorités nationales
9 - les autorités tests des trucs
10 - le blocage est actif (éventuellement)
on en est au 2.
Edité par geekounet85 le vendredi 19 février 2010 à 11:51
Chrisrc01
Le vendredi 19 février 2010 à 11:50:49
#46
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le samedi 4 octobre 08
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1210
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@ boosk : Je ne suis pas sûre que la CAF ait son propre service informatique, je crois qu'ils font exclusivement appel à des sous-traitants...
openoffice.org pour la sécurité en effet
trash54
Le vendredi 19 février 2010 à 11:50:55
#47
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le mardi 13 septembre 05
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4799
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Je tente :
Bon, j'en ai un peu chié et je ne suis même pas sûr d'avoir bien retranscrit [strike]sa pensée[/strike] ses propos.
Mais ces derniers étant à la limite de l'incompréhensibilité, je pense qu'on ne m'en tiendra pas trop rigueur
Bon, j'en ai un peu chié et je ne suis même pas sûr d'avoir bien retranscrit [strike]sa pensée[/strike] ses propos.
Mais ces derniers étant à la limite de l'incompréhensibilité, je pense qu'on ne m'en tiendra pas trop rigueur
j'ai cru aussi comprendre dans ses propos que c'était souvent le datacenter de OVH.COM
traduction compréhension non 100% certified
+1.
Doublon?
Doublon?
yep désolé
@ Chrisrc01 :
oui c'est sur mais si les "sous traitants" font rien en étant au courant... ou si la caf ne leur fait pas le retour de l'info s'est pas près de s'arrêter.
Edité par boosk le vendredi 19 février 2010 à 12:03
1 - les clients/assurés préviennent le guichet.
2 - le guichet prévient son chef
3 - le chef prévient (éventuellement) son directeur
4 - le directeur fait une réunion
5 - le chef prévient le service informatique
6 - le service informatique dit que ce n'est pas de son ressort
7 - ça tourne un peu dans la CAF
8 - le service informatique prévient les autorités nationales
9 - les autorités tests des trucs
10 - le blocage est actif (éventuellement)
on en est au 2.
2 - le guichet prévient son chef
3 - le chef prévient (éventuellement) son directeur
4 - le directeur fait une réunion
5 - le chef prévient le service informatique
6 - le service informatique dit que ce n'est pas de son ressort
7 - ça tourne un peu dans la CAF
8 - le service informatique prévient les autorités nationales
9 - les autorités tests des trucs
10 - le blocage est actif (éventuellement)
on en est au 2.
Malheureusement
Commentaire_supprime
Le vendredi 19 février 2010 à 12:03:10
#50
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le vendredi 31 octobre 08
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24523
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Ce type de phishing à la Caf n'est pas nouveau, je les avais averti en novembre 2009 du problème pour en avoir reçu un à peine inscrit.
Au guichet on m'a répondu qu'il était au courant du problème depuis quelques semaines... après s'ils ne font rien pour l'empêcher...
Au guichet on m'a répondu qu'il était au courant du problème depuis quelques semaines... après s'ils ne font rien pour l'empêcher...
La CAF, faire quelque chose avec moins de 3 rappels et 6 mois de délai ? Tu rêves !
Ah si : des conneries... Là, ils sont très rapides...
Edité par Commentaire_supprime le vendredi 19 février 2010 à 12:03
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