« Mme et MM. les Questeurs ont décidé de mettre en place un mécanisme de filtrage des sites Internet illicites et controversés à compter du 20 janvier 2010, [qui] vise à empêcher toute connexion aux sites pornographiques, pédophiles, ainsi qu’à des sites susceptibles de propager certains virus ». Voilà la petite note envoyée aux députés mise en lumière par nos confrères acidulés de Bakchich. Depuis cette date, l’accès internet des députés est épuré, trié, nettoyé avec une liste noire et ce bien avant la LOPPSI.
La députée Danièle Hoffman-Rispal (PS) justifie ce choix : « Nos ordinateurs ne sont pas utilisés que par nous même, mais également par nos collaborateurs ». Lionel Luca (UMP) : « c’est une bonne nouvelle on n’est pas là pour cela. » Nos confrères soulignent que le reste des Français a pourtant droit de surfer sur les sites pornos, sites qui ne sont pas illicites, alors pourquoi pas les députés ? Réponse du député : « Je trouve étonnant que le reste des Français y ait droit alors comme ça, ca va. J’ai d’autres choses à faire dans la vie ».
Mais alors que ces députés votaient, sourds aux critiques soulevant les effets de bord du blocage des sites (surblocage, sous blocage), les tests effectués par les trublions du Palais Bourbon montrent que nombre de sites coquins échappent à cette grille logicielle. Mais pire encore, d'après Bakchich, certains sites sont également privés de député comme celui de la Semaine Anticoloniale, estampillé comme... « malware » (une explication apportée par un lecteur de PC INpact)
Celui-ci se contente surtout de préconiser la suppression du Ministère de l’identité nationale et de l’Immigration, plutôt que de gaver les machines de virus I Love You et autres saloperies informatiques. Le problème du blocage surgit alors avec ses imperfections criardes, puisque « les députés peuvent surfer à loisir sur des sites fascisants, antisémites ou islamophobes… » constate Bakchich. Mais que fait la LOPPSI ?
La députée Danièle Hoffman-Rispal (PS) justifie ce choix : « Nos ordinateurs ne sont pas utilisés que par nous même, mais également par nos collaborateurs ». Lionel Luca (UMP) : « c’est une bonne nouvelle on n’est pas là pour cela. » Nos confrères soulignent que le reste des Français a pourtant droit de surfer sur les sites pornos, sites qui ne sont pas illicites, alors pourquoi pas les députés ? Réponse du député : « Je trouve étonnant que le reste des Français y ait droit alors comme ça, ca va. J’ai d’autres choses à faire dans la vie ».
Mais alors que ces députés votaient, sourds aux critiques soulevant les effets de bord du blocage des sites (surblocage, sous blocage), les tests effectués par les trublions du Palais Bourbon montrent que nombre de sites coquins échappent à cette grille logicielle. Mais pire encore, d'après Bakchich, certains sites sont également privés de député comme celui de la Semaine Anticoloniale, estampillé comme... « malware » (une explication apportée par un lecteur de PC INpact)
Celui-ci se contente surtout de préconiser la suppression du Ministère de l’identité nationale et de l’Immigration, plutôt que de gaver les machines de virus I Love You et autres saloperies informatiques. Le problème du blocage surgit alors avec ses imperfections criardes, puisque « les députés peuvent surfer à loisir sur des sites fascisants, antisémites ou islamophobes… » constate Bakchich. Mais que fait la LOPPSI ?
Marc Rees
le 18 février 2010 à 15:33
(26 862
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 17 / 02 / 2010 : LOPPSI : pas encore votée, déjà inutile
- 16 / 02 / 2010 : L'Assemblée Nationale adopte la LOPPSI
- 16 / 02 / 2010 : PC INpact ? Des branquignols affabulateurs (Didier Porte, France ...
- 16 / 02 / 2010 : Jeux d'argent : une loi pas votée, mais des décrets déjà prêts
- 16 / 02 / 2010 : Non notifiée à Bruxelles, la LOPPSI sera-t-elle inapplicable ?
- 16 / 02 / 2010 : Avec la LOPPSI, taguer une photo sur Facebook = 1 an de prison
- 12 / 02 / 2010 : LOPPSI : l'Assemblée adopte le filtrage et les mouchards
- 11 / 02 / 2010 : LOPPSI : usurpation d'identité numérique, adresse IP et HADOPI






