Adoptée par les députés, la LOPPSI part maintenant pour le Sénat pour subir le même examen parlementaire. On sait que ce texte prévoit le blocage des sites qualifiés de pédopornographiques sans nuance ni détail. L’occasion pour nous de revenir sur un échange durant les débats à l’Assemblée.
Jeudi dernier, le député Lionel Tardy exposait que le blocage dans les mains des FAI n’était en rien efficace : « il me paraît important de préciser qu’il est plus efficace de s’adresser [aux hébergeurs] que de bloquer l’accès à un site. Ainsi, des représentants de Free, auditionnés ce matin par le groupe d’études sur l’éthique et le numérique, nous ont indiqué avoir reçu, pas plus tard qu’hier matin, une ordonnance de blocage d’un site de « hameçonnage», de phishing. Le problème a été réglé dans la journée en contactant l’hébergeur. Il existe donc des solutions concrètes qui permettent d’intervenir très rapidement en cas de problème, sans recourir au blocage ».
Nous avons pu nous procurer cette ordonnance (ci-contre). De fait, le juge a frappé large puisque c’est à l’ensemble des opérateurs français (Orange, Free, SFR, NC, Darty, Bouygues Télécom, Est vidéocommunication) qu’on demandait une mesure de blocage. Cette procédure avait été lancée à la requête de GDF Suez, victime depuis début février d’une attaque par phishing. Sur le site d’hameçonnage, les internautes étaient invités à fournir leurs coordonnées personnelles, dont bancaires, d’où l’urgence d’une réaction…
Un hébergeur basé aux Etats-Unis
L’ordonnance se basait sur la LCEN et l’affaire AAARGH (blocage en France d’un site néonazi hébergé aux États-Unis), jugée en juin 2008 par la Cour de cassation. Nous n’étions pas ici dans le même cadre puisqu’il ne s’agissait pas d’un contenu manifestement illicite, au sens de l’interprétation du Conseil constitutionnel, mais passons.
Dans cette ordonnance, le juge tape partout : il enjoint l’hébergeur, la société américaine Cincinnati Bell, à fermer la page abritée sous le domaine winterassociates.com/modules/gazdefrance.fr/gaz.htm. Dans le même temps, il exige des FAI le blocage du site dans les 10 jours, sans détail technique sur l’art et la manière.
En pratique, la décision a montré que le principe de subsidiarité (on contacte d’abord l’hébergeur puis, en cas de silence, le FAI) a fonctionné à plein régime : à réception de l’ordonnance, l’hébergeur américain a effacé le site de phishing dans la journée, rendant inutile l’utilisation du levier du blocage dans les mains des FAI. « Un problème réglé non pas en bloquant, mais en contactant l'hébergeur en attirant son attention que s'il s'exécutait pas fissa, il était inaccessible depuis les réseaux Français, y compris en transit » nous décrit un opérateur.
Avantage du principe de subsidiarité
Coût presque nul, procédure rapide, un cœur de réseau laissé intact, une situation réglée sans bobo avec l’intervention d’un magistrat que certains voulaient remplacer par une obscure autorité administrative. Nul besoin d’un texte de loi, la LCEN se suffisant à elle-même, nul besoin d’étude d’impact…
La LOPPSI, elle, renverse cette logique en plaçant le blocage d’accès aux premières loges, sans se préoccuper du contenu hébergé à l’étranger. En clair, on imagine qu'en éteignant la TV, on va arrêter la guerre. La LOPPSI frappe les infrastructures, use de techniques qui risquent de générer des surblocages (on frappe un site, un domaine, des serveurs, quand on s’attaque à une seule image), génère des coûts qui pourront être importants pour le budget de l’État, tout en faisant miroiter cette ligne Maginot technologique aux yeux des autres secteurs, comme celui de la Culture.
Jeudi dernier, le député Lionel Tardy exposait que le blocage dans les mains des FAI n’était en rien efficace : « il me paraît important de préciser qu’il est plus efficace de s’adresser [aux hébergeurs] que de bloquer l’accès à un site. Ainsi, des représentants de Free, auditionnés ce matin par le groupe d’études sur l’éthique et le numérique, nous ont indiqué avoir reçu, pas plus tard qu’hier matin, une ordonnance de blocage d’un site de « hameçonnage», de phishing. Le problème a été réglé dans la journée en contactant l’hébergeur. Il existe donc des solutions concrètes qui permettent d’intervenir très rapidement en cas de problème, sans recourir au blocage ».
Nous avons pu nous procurer cette ordonnance (ci-contre). De fait, le juge a frappé large puisque c’est à l’ensemble des opérateurs français (Orange, Free, SFR, NC, Darty, Bouygues Télécom, Est vidéocommunication) qu’on demandait une mesure de blocage. Cette procédure avait été lancée à la requête de GDF Suez, victime depuis début février d’une attaque par phishing. Sur le site d’hameçonnage, les internautes étaient invités à fournir leurs coordonnées personnelles, dont bancaires, d’où l’urgence d’une réaction…
Un hébergeur basé aux Etats-Unis
L’ordonnance se basait sur la LCEN et l’affaire AAARGH (blocage en France d’un site néonazi hébergé aux États-Unis), jugée en juin 2008 par la Cour de cassation. Nous n’étions pas ici dans le même cadre puisqu’il ne s’agissait pas d’un contenu manifestement illicite, au sens de l’interprétation du Conseil constitutionnel, mais passons.
Dans cette ordonnance, le juge tape partout : il enjoint l’hébergeur, la société américaine Cincinnati Bell, à fermer la page abritée sous le domaine winterassociates.com/modules/gazdefrance.fr/gaz.htm. Dans le même temps, il exige des FAI le blocage du site dans les 10 jours, sans détail technique sur l’art et la manière.
En pratique, la décision a montré que le principe de subsidiarité (on contacte d’abord l’hébergeur puis, en cas de silence, le FAI) a fonctionné à plein régime : à réception de l’ordonnance, l’hébergeur américain a effacé le site de phishing dans la journée, rendant inutile l’utilisation du levier du blocage dans les mains des FAI. « Un problème réglé non pas en bloquant, mais en contactant l'hébergeur en attirant son attention que s'il s'exécutait pas fissa, il était inaccessible depuis les réseaux Français, y compris en transit » nous décrit un opérateur.
Avantage du principe de subsidiarité
Coût presque nul, procédure rapide, un cœur de réseau laissé intact, une situation réglée sans bobo avec l’intervention d’un magistrat que certains voulaient remplacer par une obscure autorité administrative. Nul besoin d’un texte de loi, la LCEN se suffisant à elle-même, nul besoin d’étude d’impact…
La LOPPSI, elle, renverse cette logique en plaçant le blocage d’accès aux premières loges, sans se préoccuper du contenu hébergé à l’étranger. En clair, on imagine qu'en éteignant la TV, on va arrêter la guerre. La LOPPSI frappe les infrastructures, use de techniques qui risquent de générer des surblocages (on frappe un site, un domaine, des serveurs, quand on s’attaque à une seule image), génère des coûts qui pourront être importants pour le budget de l’État, tout en faisant miroiter cette ligne Maginot technologique aux yeux des autres secteurs, comme celui de la Culture.
Le 17 février 2010 à 09:57
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Il y a 116 commentaires
Tiens, l'UMP se fait une sorte de réseau social dans lequel ils discutent d'initiatives intéressantes, comme celle-ci
Rassure moi, je me goure pas, c'est du second degré?
puisqu'ils se permettent de le vendre, ca doit etre un de leur bien...on devrait les y envoyer sur le soleil ttes ces tetes de noeuds qui font exploser les prix de l'immobilier en paca
Ouai je suis d'ac avec toi! D'ailleurs j'en cherche un, et je pleurs tellement c'est cheeeeerrrrrrr.
Ouai je suis d'ac avec toi! D'ailleurs j'en cherche un, et je pleurs tellement c'est cheeeeerrrrrrr.
Vous savez en Haute Savoie, proche de la frontière Suisse, c'est pas mal non plus niveau tarif... alors qu'à part de la neige et des vaches, y a pas grand chose à vendre
Viens dans ma région PACA. Tu verras que le TER c'est :
- Taggé
- Sale
- Climatisé 1 fois sur 2
- Tu manques de te faire agresser au moins 1 à 2 fois par an par des "ouech"
Et j'ai été guichetier, je sais de quoi je parle.
à Grenoble tu n'as pas ca, à Chateauneuf-lse-Martigues, Cabriès, ou Chateauneuf-le-Rouge (Pays aixois, près de Trets pour ceux qui connaissent) non plus. Par contre Marseille, il y a trop de wesh...
Jarodd
Le mercredi 17 février 2010 à 19:15:27
#85
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le mardi 26 octobre 04
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Ca fait plus de 2 ans qu'on est 65 millions à être victimes de phising de gouvernement et de dirigeants qui servent à quelque chose
ca dépend de quel coin de PACA...
à Grenoble tu n'as pas ca, à Chateauneuf-lse-Martigues, Cabriès, ou Chateauneuf-le-Rouge (Pays aixois, près de Trets pour ceux qui connaissent) non plus. Par contre Marseille, il y a trop de wesh...
à Grenoble tu n'as pas ca, à Chateauneuf-lse-Martigues, Cabriès, ou Chateauneuf-le-Rouge (Pays aixois, près de Trets pour ceux qui connaissent) non plus. Par contre Marseille, il y a trop de wesh...
Nice... aheuuuummmm... Little Marseille...
je connais bien le côté Nice est (St-Jean d'Angely, Carrefour TNL, le port), un ami y a habité qques années
et quand j'allais le voir... on allait à San Remo, au moins on était sûrs d'être tranquilles
et quand j'allais le voir... on allait à San Remo, au moins on était sûrs d'être tranquilles
sylnivhp
Le mercredi 17 février 2010 à 20:29:13
#88
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le samedi 11 février 06
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Dire un truc pas en rapport avec les trains....!
Ah oui, équivalence député: avocat = 8 ans....
Pourquoi il se fait ch..r, Jean ?
Pas parlé de train!
Hereziark
Le mercredi 17 février 2010 à 21:30:49
#89
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le samedi 5 septembre 09
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ca dépend de quel coin de PACA...
à Grenoble tu n'as pas ca, à Chateauneuf-lse-Martigues, Cabriès, ou Chateauneuf-le-Rouge (Pays aixois, près de Trets pour ceux qui connaissent) non plus. Par contre Marseille, il y a trop de wesh...
à Grenoble tu n'as pas ca, à Chateauneuf-lse-Martigues, Cabriès, ou Chateauneuf-le-Rouge (Pays aixois, près de Trets pour ceux qui connaissent) non plus. Par contre Marseille, il y a trop de wesh...
Y'a du y avoir un sacré glissement de terrain pour que Grenoble se retrouve en PACA!!
Edité par Hereziark le mercredi 17 février 2010 à 21:31
windu.2b
Le mercredi 17 février 2010 à 21:36:04
#90
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le lundi 18 avril 05
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34114
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Y'a du y avoir un sacré glissement de terrain pour que Grenoble se retrouve en PACA!!
Depuis les tremblements de terre en Haïti, y a plus rien à sa place... Un vrai bordel !
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