Depuis le 6 janvier, l’État de l’Australie Méridionale, un des états fédérés du pays, a adopté une nouvelle loi pour le moins surprenante : elle interdit tout discours ou commentaire politique anonyme durant les périodes électorales. Quiconque aura posté un tel message sans renseigner sa réelle identité – nom et adresse – sera susceptible de supporter une amende de 1250 dollars australiens s’il s’agit d’une personne physique ou 5 000 dollars australiens dans les autres cas. Comme le souligne Ars Technica, la mesure est « grossièrement discriminante » puisqu’elle ne s’applique qu’aux commentaires, et blogueurs, et non à la presse en ligne (article 116 de ce document). Facebook et Twitter seraient aussi impactés compte tenu du champ d'application très vaste du texte.
Le dispositif provoque une véritable bronca, et pas seulement dans l’opposition qui hurle à la censure. Sur la toile, on compare sans hésiter cette loi au régime chinois, peu glorieux en matière de liberté d’expression. En face, le ministre de la Justice travailliste Michael Atkinson, qui a soutenu ce texte, semble selon les dernières nouvelles, vouloir reculer, promettant de ne pas appliquer ce texte prochainement. « Je comprends maintenant que les blogueurs réclament le droit de publier, sur internet, des commentaires politiques durant les périodes électorales anonymement ou sous un faux nom » a expliqué Michael Atkinson. « J’ai mal calculé le fort sentiment chez les adolescents et les jeunes d’une vingtaine d’années qui ont grandi avec Internet et les blogs, et j’ai sous-estimé leur désir d’avoir le droit à la possibilité de rédiger de [tels] commentaires. »
Pour l’opposition, ce pas en arrière ne s’explique que par des considérations électoralistes, en vue de limiter les dégâts, s’il n’est pas trop tard. La période électorale qui s’ouvre en Australie en mars durera cinq semaines et demie.
Le dispositif provoque une véritable bronca, et pas seulement dans l’opposition qui hurle à la censure. Sur la toile, on compare sans hésiter cette loi au régime chinois, peu glorieux en matière de liberté d’expression. En face, le ministre de la Justice travailliste Michael Atkinson, qui a soutenu ce texte, semble selon les dernières nouvelles, vouloir reculer, promettant de ne pas appliquer ce texte prochainement. « Je comprends maintenant que les blogueurs réclament le droit de publier, sur internet, des commentaires politiques durant les périodes électorales anonymement ou sous un faux nom » a expliqué Michael Atkinson. « J’ai mal calculé le fort sentiment chez les adolescents et les jeunes d’une vingtaine d’années qui ont grandi avec Internet et les blogs, et j’ai sous-estimé leur désir d’avoir le droit à la possibilité de rédiger de [tels] commentaires. »
Pour l’opposition, ce pas en arrière ne s’explique que par des considérations électoralistes, en vue de limiter les dégâts, s’il n’est pas trop tard. La période électorale qui s’ouvre en Australie en mars durera cinq semaines et demie.
Marc Rees
le 3 février 2010 à 10:04
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