Les arbitrages autour du « grand emprunt » ont été rendus : c’est finalement 4,5 milliards d’euros qui vont être injectés dans la société numérique sur un total de 35 milliards d’euros (soit 1,8% du PIB estimé). Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État au numérique, attend déjà un « fort effet de levier sur l’investissement privé ».
Selon l’Élysée, le sous-investissement dont a souffert la France jusqu’à lors a généré un « manque à gagner » de 300 000 emplois sur les 800 000 recensés dans le secteur. Et il faut donc rapidement rattraper tout cela : « de nouveaux défis sont à anticiper et présentent autant d’opportunités, par exemple le développement concomitant des nanotechnologies et des neurosciences qui vont révolutionner l’intelligence logicielle et le développement de l’Internet des objets. Des risques sont aussi à anticiper aussi, comme la cybercriminalité voire le cyberterrorisme, ainsi que la crise de confiance dans le numérique sur la protection des données personnelles ». Une crise de confiance nourrie aussi par les déclarations fracassantes de certains porte-parole qui voient dans Internet le pire des mondes…
Ces 4,5 milliards seront ventilés de la sorte :
- Infrastructures de très haut débit (2 milliards)
- Développement des usages et contenus innovants (2,5 milliards)
Évidemment, la somme est une goutte par rapport aux dizaines de milliards qu’exige ce projet. Mais gérée par un fonds national pour la société numérique, on veut offrir un coup de pouce pour des prêts réalisés par les opérateurs dans le cadre d’investissements mutualisés. Une autre partie des 2 milliards sera distribuée sous forme de subventions pour assurer la couverture des zones peu denses. Enfin, un partenariat public/privé visera à déployer un satellite qui apportera le très haut débit d’ici 5 ans à 750.000 foyers en zone rurale. « L’objectif est d’atteindre en dix ans une couverture en très haut débit de 70% de la population. »
2,5 milliards irrigueront différents secteurs comme le cloud computing (l’informatique en nuage) via des centrales numériques de calcul et de stockage, Ce même chapitre cofinancera aussi la numérisation des contenus culturels, des pôles de compétitivité, etc.
Le grand emprunt sera financé par deux mécanismes : les 13 Mds d'euros de fonds propres prêtés par l’État aux banques au moment de la crise financière ; un appel au marché à hauteur de 22 Mds d'euros par l’Agence France Trésor.
Selon les chiffres de l’Élysée, sur la période allant de 2001 à 2005, « l’investissement dans ce secteur a contribué à 60% de la croissance française » (!), mais c’est aussi deux fois moindre que dans les pays les plus avancés de l’OCDE, regrette l'Elysée. Une analyse au plus près puisque Nicolas Sarkozy était ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie en 2004.
Le 14 décembre 2009 à 15:37
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Il y a 156 commentaires
J'ai comme dans l'idée que les Guadeloupéens (et autre DOMiens) pourront s'assoir dessus !
juninho69
Le lundi 14 décembre 2009 à 15:43:43
#2
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le lundi 15 décembre 08
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256
commentaires
Je confirme... .
Déjà que certain coin en métropole n'auront rien alors les DOM TOM... peuvent
Déjà que certain coin en métropole n'auront rien alors les DOM TOM... peuvent
J'ai comme dans l'idée que les Guadeloupéens (et autre DOMiens) pourront s'assoir dessus !
la France aux Françays picétou
syfer972
Le lundi 14 décembre 2009 à 15:46:46
#5
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