Le débat sur la mise en place d’un système de facturation au débit en France s’est invité dans la loi sur la fracture numérique. Les députés ont voté le principe de la rédaction d’un rapport d’ici 2010. Un amendement qui aura été adopté contre l’aval de NKM, et sans les sénateurs.
Le principe est typiquement une énième fausse bonne idée, déjà dénoncée par l’UFC, laquelle craint l’arrivée d’un web à deux vitesses. Mais il y a mieux : l’ARCEP le disait déjà en… 2003 : produire un accès à bas débit ne coûte pas moins cher que de produire un accès à débit supérieur.
« II.2.c. Sur la différenciation des tarifs en fonction du débit
France Télécom a introduit une différenciation des tarifs de l'option 5 en fonction des débits crête de raccordement des clients finals. Or, d'un point de vue technique, il n'existe pas de différence de coût entre un accès 128 kbit/s et un accès 1024 kbit/s. France Télécom propose, dans le cadre du présent avis, de rapprocher sa structure tarifaire de ses coûts, et notamment de rapprocher le tarif de gros du 1024 kbit/s de celui du 512 kbit/s, qui reste le produit de référence du marché. Cette baisse est en adéquation avec les coûts sous jacents. »
L’autre versant de ce principe est que si l’on veut taxer moins cher ceux qui structurellement coûteraient moins, cela laisse aussi une ouverture pour taper plus fort sur les abonnés qui coûtent plus chers. Le principe des vases communicants doit s’équilibrer d’une manière ou d’une autre. Et on le voit, ce principe est totalement déconnecté de la situation financière de chacun. D’ailleurs, si l’on souhaitait vraiment réduire les tarifs, on pourrait s’appuyer sur un principe de justice sociale et prévoir de ristournes fiscales pour rendre moins insupportables l’abonnement.
Les conclusions du rapport pourront ainsi s’en inspirer tout en se souvenant que c’est le forfait qui a financé le haut débit en France, comme le soulignait l’UFC, tout comme le dégroupage et la généralisation du triple-play.
Le principe est typiquement une énième fausse bonne idée, déjà dénoncée par l’UFC, laquelle craint l’arrivée d’un web à deux vitesses. Mais il y a mieux : l’ARCEP le disait déjà en… 2003 : produire un accès à bas débit ne coûte pas moins cher que de produire un accès à débit supérieur.
« II.2.c. Sur la différenciation des tarifs en fonction du débit
France Télécom a introduit une différenciation des tarifs de l'option 5 en fonction des débits crête de raccordement des clients finals. Or, d'un point de vue technique, il n'existe pas de différence de coût entre un accès 128 kbit/s et un accès 1024 kbit/s. France Télécom propose, dans le cadre du présent avis, de rapprocher sa structure tarifaire de ses coûts, et notamment de rapprocher le tarif de gros du 1024 kbit/s de celui du 512 kbit/s, qui reste le produit de référence du marché. Cette baisse est en adéquation avec les coûts sous jacents. »
L’autre versant de ce principe est que si l’on veut taxer moins cher ceux qui structurellement coûteraient moins, cela laisse aussi une ouverture pour taper plus fort sur les abonnés qui coûtent plus chers. Le principe des vases communicants doit s’équilibrer d’une manière ou d’une autre. Et on le voit, ce principe est totalement déconnecté de la situation financière de chacun. D’ailleurs, si l’on souhaitait vraiment réduire les tarifs, on pourrait s’appuyer sur un principe de justice sociale et prévoir de ristournes fiscales pour rendre moins insupportables l’abonnement.
Les conclusions du rapport pourront ainsi s’en inspirer tout en se souvenant que c’est le forfait qui a financé le haut débit en France, comme le soulignait l’UFC, tout comme le dégroupage et la généralisation du triple-play.
Le 2 décembre 2009 à 17:01
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Il y a 44 commentaires
Kakuro456
Le mercredi 2 décembre 2009 à 17:15:53
#1
Inscrit
le mercredi 4 mars 09
-
1005
commentaires
Et le droit a l'oubli ?????
En tout cas, au gouvernement, c'était n'oublient pas leur droit à dire des conneries !
voyageur93
Le mercredi 2 décembre 2009 à 17:20:03
#3
Inscrite
le vendredi 19 novembre 04
-
94
commentaires
... laquelle craint l'arrivée d'un web à deux vitesses.
Je persiste à trouver cet argument ridicule.
Un Web a plusieurs vitesses existe déjà largement.
Entre celui qui profite de la télé par le net, de la VOD, et celui qui se traine à 512K je ne pense pas être le seul à voir une différence.
Sans compter ceux qui surfent en RNIS ou en RTC et qui pourtant doivent se taper du Flash à toutes les pages...
Qui, de nos jours, optimise le code de ses pages en tenant compte d'un débit RTC ?
Je persiste à trouver cet argument ridicule.
Un Web a plusieurs vitesses existe déjà largement.
Entre celui qui profite de la télé par le net, de la VOD, et celui qui se traine à 512K je ne pense pas être le seul à voir une différence.
Sans compter ceux qui surfent en RNIS ou en RTC et qui pourtant doivent se taper du Flash à toutes les pages...
Qui, de nos jours, optimise le code de ses pages en tenant compte d'un débit RTC ?
Une nouvelle preuve du manque de connaissance (et je suis sympa !) de nos représentants ?
Qui, de nos jours, optimise le code de ses pages en tenant compte d'un débit RTC ?
Euh... Moi ?
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