Le député Nouveau centre Jean-Christophe Lagarde, a déposé (seul) une proposition de loi anti-Google Street View. Son article premier interdit tout simplement « de collecter ou de traiter des données faisant apparaître des immeubles d’habitation et leurs dépendances, des chemins privés ou des jardins et des cours privés sauf dans le cas où les propriétaires de ces lieux ont expressément donné leur accord à cette collecte et à son traitement ».
Google Maps devrait ainsi faire du porte-à-porte pour requérir l’autorisation de prendre en photo ce que tout le monde voit depuis la rue. Une mort assurée pour tous les services en ligne équivalents, un peu comme en Suisse où Google a été mis à l'index par le gendarme de la protection des données.
Les petits vélos de Google
Dans l’exposé des motifs, ce député explique cependant que « si les vues des « Pages Jaunes » ne peuvent pas être détaillées à l’extrême, celles du service « Street View » de Google offrent une telle précision de l’image des personnes ou des véhicules se trouvant dans la rue au moment de la prise de vue qu’elles soulèvent le problème du respect du droit à la protection de la vie privée ».
La situation deviendrait encore plus épineuse depuis que Google a décidé de faire circuler des tricycles équipés de caméras. Des engins « capables de circuler et de photographier non plus seulement les parties visibles depuis la rue mais également les intérieurs de propriétés non visibles par les passants. De ce fait, les risques d’atteinte à la protection des données personnelles et à celles relatives à la vie privée sont démultipliés. »
La vie privée, à côté de la plaque
Actuellement, Google (comme tous les services similaires) doivent flouter les visages et plaques d’immatriculation. Un service automatisé nettoie ainsi ces données personnelles, avec quelques ratés puisqu’il s’agit d’un traitement de masse. Chacun a la possibilité d’alerter Google pour lui signaler un problème. Mais cette démarche participative ne satisfait pas le député : « cette procédure implique que ladite personne ait un accès à internet, qu’elle ait la curiosité de rechercher ou qu’elle ait eu connaissance des images concernant sa maison ou ses allées et venues et qu’elle accepte la longueur du délai de traitement de son signalement, ce qui en tout état de cause est trop tardif, ces images pouvant être déjà copiées et diffusées par tous les moyens techniques ».
Une démarche au surplus injuste et insuffisante. Là tout s’accélère dans la tête du parlementaire : « on ne voit pas de plus pour quel motif les photographies d’espaces privés c'est-à-dire d’habitations, de clôtures de propriété, de véhicules, etc, seraient exposées sur « la toile » à la vue du monde entier sans l’accord du propriétaire ou de l’occupant des lieux. Si la protection actuellement mise en place du « floutage » des personnes et des plaques d’immatriculation paraît suffisante pour les lieux publics – même si quelques problèmes techniques subsistent –, il semble donc que la protection des espaces privés pourrait être mieux assurée par un renversement de la charge de la protection de la vie privée. »
Ainsi, il demande à ce que la loi de 1978 sur l’informatique et les libertés soit modifiée pour exiger « que les prises de vues d’espaces privés destinées à permettre leur localisation ou leur visite virtuelle soient soumises à l’accord préalable des propriétaires des espaces concernés ».
Des questions non réglées...
Le texte est en tout début de procédure parlementaire. Il vient d’être renvoyé en commissions des lois. Il n’est pas du tout dit qu’il aboutisse. D'ailleurs, il souffre déjà de sérieux handicaps. Déjà, il ne demande que l’autorisation des propriétaires. Quid des locataires ? En quoi la vie privée serait-elle variable selon le type du contrat qui nous lie à un bien d’habitation ? Et quid des cartes postales ou des reportages montrant de jolis villages touristiques ? L’exposé des motifs semble satisfait de la situation offerte par les entreprises françaises, oubliant que Mappy’(et Orange) développe depuis des années son service « Photo Ville ».
Google Maps devrait ainsi faire du porte-à-porte pour requérir l’autorisation de prendre en photo ce que tout le monde voit depuis la rue. Une mort assurée pour tous les services en ligne équivalents, un peu comme en Suisse où Google a été mis à l'index par le gendarme de la protection des données.
Les petits vélos de Google
Dans l’exposé des motifs, ce député explique cependant que « si les vues des « Pages Jaunes » ne peuvent pas être détaillées à l’extrême, celles du service « Street View » de Google offrent une telle précision de l’image des personnes ou des véhicules se trouvant dans la rue au moment de la prise de vue qu’elles soulèvent le problème du respect du droit à la protection de la vie privée ».
La situation deviendrait encore plus épineuse depuis que Google a décidé de faire circuler des tricycles équipés de caméras. Des engins « capables de circuler et de photographier non plus seulement les parties visibles depuis la rue mais également les intérieurs de propriétés non visibles par les passants. De ce fait, les risques d’atteinte à la protection des données personnelles et à celles relatives à la vie privée sont démultipliés. »
La vie privée, à côté de la plaque
Actuellement, Google (comme tous les services similaires) doivent flouter les visages et plaques d’immatriculation. Un service automatisé nettoie ainsi ces données personnelles, avec quelques ratés puisqu’il s’agit d’un traitement de masse. Chacun a la possibilité d’alerter Google pour lui signaler un problème. Mais cette démarche participative ne satisfait pas le député : « cette procédure implique que ladite personne ait un accès à internet, qu’elle ait la curiosité de rechercher ou qu’elle ait eu connaissance des images concernant sa maison ou ses allées et venues et qu’elle accepte la longueur du délai de traitement de son signalement, ce qui en tout état de cause est trop tardif, ces images pouvant être déjà copiées et diffusées par tous les moyens techniques ».
Une démarche au surplus injuste et insuffisante. Là tout s’accélère dans la tête du parlementaire : « on ne voit pas de plus pour quel motif les photographies d’espaces privés c'est-à-dire d’habitations, de clôtures de propriété, de véhicules, etc, seraient exposées sur « la toile » à la vue du monde entier sans l’accord du propriétaire ou de l’occupant des lieux. Si la protection actuellement mise en place du « floutage » des personnes et des plaques d’immatriculation paraît suffisante pour les lieux publics – même si quelques problèmes techniques subsistent –, il semble donc que la protection des espaces privés pourrait être mieux assurée par un renversement de la charge de la protection de la vie privée. »
Ainsi, il demande à ce que la loi de 1978 sur l’informatique et les libertés soit modifiée pour exiger « que les prises de vues d’espaces privés destinées à permettre leur localisation ou leur visite virtuelle soient soumises à l’accord préalable des propriétaires des espaces concernés ».
Des questions non réglées...
Le texte est en tout début de procédure parlementaire. Il vient d’être renvoyé en commissions des lois. Il n’est pas du tout dit qu’il aboutisse. D'ailleurs, il souffre déjà de sérieux handicaps. Déjà, il ne demande que l’autorisation des propriétaires. Quid des locataires ? En quoi la vie privée serait-elle variable selon le type du contrat qui nous lie à un bien d’habitation ? Et quid des cartes postales ou des reportages montrant de jolis villages touristiques ? L’exposé des motifs semble satisfait de la situation offerte par les entreprises françaises, oubliant que Mappy’(et Orange) développe depuis des années son service « Photo Ville ».
Le 30 novembre 2009 à 15:09
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Il y a 221 commentaires
jdegalvez
Le lundi 30 novembre 2009 à 16:24:20
#81
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Vague souvenirs de vagues (débuts) d'études de droits...
Cass. Ass. plén., 7 mai 2004, arrêt n°516 , pourvoi n°02-10..450, Société Hôtel de Girancourt c/ SCIR Normandie et a., à paraître au Bulletin.
(a vérifier si ca n'a pas évolué depuis 2004 quand meme...)
«Mais attendu que le propriétaire d'une chose ne dispose pas d'un droit exclusif sur l'image de celle-ci; qu'il peut toutefois s'opposer à l'utilisation de cette image par un tiers lorsqu'elle lui cause un trouble anormal ».
Merci beaucoup pour la référence. Ca fait plaisir un peut de concret.
Il serait intéressant de voir si cela couvre le fait de prendre l'image depuis une perche de 3 ou 4 metre.
Dit autrement, l'image de ta maison, de ta voiture, etc... ne t'appartiennent pas, Google n'a pas à te demander ton autorisation pour les prendre en photo du moment que c'est fait depuis une voie publique, et tu as le droit de t'opposer à la publication des images si tu estimes que cela te cause un "trouble anormal".
Tu perds.
Par contre, si suite à la publication de ces cartes postales, tu as des bus de japonnais qui squattent en permanence sur le trottoir en face de chez toi parce qu'ils veulent tous voir de visu ta façade, tu peux a priori prétexter le trouble anormal et essayer de demander le retrait de la vente de ces cartes postales.
ce qui a été le cas pour la baraque a laquelle je pense en bretagne (sur une ile avec un muret en pierre style vieille ferme, la photo a été TRES répandu)
Enfin ca me parait tout de meme anormal de pouvoir exploiter commercialement l'image de sa baraque sans autorisation.
Bon une facade classé monument historique à la limite je comprend (et c'est meem normal) mais une maison particuliere que tu as particulierement bien arrangé (donc tu as fourni du boulot dessus ne serait que le jardinage) franchement la ca me parait pas normal.
oki :)
Ca explique le coup de la baraque en bretagne vu que les proprio etaient limite harcelé.
Et ca explique aussi la proposition du député qui veut changer la loi et qui voudrait qu'on demande l'autorisation avant plutot que d'interdire apres.
Ouaip, sauf qu'en ciblant Google, le député oublie que, par exemple, les impots utilisent de plus en plus les images aériennes pour pister les constructions non déclarée (prolongement de batiments, terrasses, piscines, etc...)
Bref, les damages collatéraux risquent d'être assez important.
Ouaip, sauf qu'en ciblant Google, le député oublie que, par exemple, les impots utilisent de plus en plus les images aériennes pour pister les constructions non déclarée (prolongement de batiments, terrasses, piscines, etc...)
Bref, les damages collatéraux risquent d'être assez important.
Oui enfin la le niveau de détail n'est pas du tout le meme et c'est de l'aerien.
Et pour les impots ca ne pose pas vraiment de probleme s'il n'y a pas de diffusion public.
mazinger
Le lundi 30 novembre 2009 à 16:27:35
#85
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Premierement google street view ne prend pas les photos depuis le trottoir, mais depuis une tige haute de plusieurs metre.
Donc ce n'est pas la facade que l'on voit mais l'interieur de mon jardin, donc si je ne t'invite pas chez moi tu n'auras jamais la possibilité de le voir. Hors la avec google, tu peux, chose pour laquelle je n'ai jamais donné mon autorisation.
Deuxieme, j'ai hate de voir l'article de la loi qui dit que l'image de ma maison appartient à la commune et non à moi, et meme si c'est le cas, elle n'appartient dans tout les cas pas à google.
Donc permet moi de te retourner ton franglais
"stop dire du bull shit"
Mon analogie à 2 francs, correspond exactement à la politique de google.
Pour le reste voir l'argumentaire ci-dessus.
Je n'ai jamais dit que le problème était l'origine de google. J'ai mentionner le fait que tout cela était géré par une société privée, qui plus est étrangère (donc l'état français ne peut quasiment rien contre elle d'où le danger supplémentaire).
A mes un service tel que celui la devrait au meme tire que google book etre gérer par l'etat voir par l'onu.
Je crois que certaine personnes ne comprennent pas qu'elles n'ont aucun pouvoir sur des données qui vous concerne si ce n'est celui que google vous accorde. C'est de la que vient tout le probleme.
Il ne s'agit pas de voir le mal partout, mais mieux vaut prévenir que guérir.
n'importe quel camionneur qui passe dans al rue verra la même chose
construite toi un bunker si tu ne veut pas qu'on te vois
Ouaip, sauf qu'en ciblant Google, le député oublie que, par exemple, les impots utilisent de plus en plus les images aériennes pour pister les constructions non déclarée (prolongement de batiments, terrasses, piscines, etc...)
Bref, les damages collatéraux risquent d'être assez important.
ce serait dommage en effet
jdegalvez
Le lundi 30 novembre 2009 à 16:29:08
#87
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Faut aussi supprimer la vue satellite, google earth,Nasaworldwind, etc...
Justement, les vues satellitaires grand public sont limité légalement en précision.
A moins d'avoir le meme logiciel que les expert miami, tu ne verras pas grand chose de mon jardin à part quelques grosse tache verte.
Justement, les vues satellitaires grand public sont limité légalement en précision.
A moins d'avoir le meme logiciel que les expert miami, tu ne verras pas grand chose de mon jardin à part quelques grosse tache verte.
y'a des coins ou tu reconnais les modèles de bagnole quand même...
c'est pas mal précis je trouve
edit : t'as invité des amis dans ton jardin?
Edité par Fueg le lundi 30 novembre 2009 à 16:30
n'importe quel camionneur qui passe dans al rue verra la même chose
construite toi un bunker si tu ne veut pas qu'on te vois
Il est censé regarder la route hein...
Et il y a une différence entre UN mec dans un camion et une diffusion à echelle mondiale sur internet....
Par contre pour la recherche d'une maison pour squizzer un agent immobilier clair que c'est pratique (j'ai essayé avec geoportail ben la vu de dessus ca le fait moyen...)
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