Nous indiquions hier que Thierry Lhermitte avait pris fait et cause pour l’Hadopi. Et pas qu’un peu : l’acteur est administrateur de Trident Media Guard. En fait, l’une des deux sociétés qui ont répondu à l’appel d’offres des ayants droit pour organiser la surveillance des réseaux, étape inévitable pour lancer la riposte graduée.
Fait piquant, à la lecture des documents comptables de cette structure, on apprend que le 8 juin 2009, l’AGE ou Assemblée Générale Extraordinaire des associés de la société votait une augmentation du capital par voie d’apport en numéraire.
« 5 000 actions étaient émises au prix unitaire de 10 euros » indique le compte rendu (notre capture). Et c’est Thierry Lhermitte qui mettait la main au portefeuille en souscrivant la totalité de ces nouvelles actions : 50 000 euros versés en numéraire sur un compte de la société commerciale contre ces 5 000 actions.
Lorsqu’on quitte ces petites opérations locales et qu’on prend un peu de hauteur, on remarque aussi que la transaction s’inscrivait dans un environnement des plus porteurs : quelques jours avant, voilà le Parlement qui adoptait le projet de loi « favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet » dit Hadopi 1. C’était au Sénat, le 13 mai 2009...
Par un jeu de vases communicants, l’heureux vainqueur de l’appel d’offres des ayants droit sera face à un business en or si l’on croit au sérieux des chiffres tambourinés par les majors. Comme dans l'immobilier, il n'y a décidément pas de petit profit, même avec Hadopi.
Fait piquant, à la lecture des documents comptables de cette structure, on apprend que le 8 juin 2009, l’AGE ou Assemblée Générale Extraordinaire des associés de la société votait une augmentation du capital par voie d’apport en numéraire.
« 5 000 actions étaient émises au prix unitaire de 10 euros » indique le compte rendu (notre capture). Et c’est Thierry Lhermitte qui mettait la main au portefeuille en souscrivant la totalité de ces nouvelles actions : 50 000 euros versés en numéraire sur un compte de la société commerciale contre ces 5 000 actions.
Lorsqu’on quitte ces petites opérations locales et qu’on prend un peu de hauteur, on remarque aussi que la transaction s’inscrivait dans un environnement des plus porteurs : quelques jours avant, voilà le Parlement qui adoptait le projet de loi « favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet » dit Hadopi 1. C’était au Sénat, le 13 mai 2009...
Par un jeu de vases communicants, l’heureux vainqueur de l’appel d’offres des ayants droit sera face à un business en or si l’on croit au sérieux des chiffres tambourinés par les majors. Comme dans l'immobilier, il n'y a décidément pas de petit profit, même avec Hadopi.
Marc Rees
le 27 novembre 2009 à 08:30
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