Verizon va commencer cette semaine à envoyer des « copyright notice », des lettres de semonces, à ses abonnés qui téléchargent sans droit de la musique. Cette campagne, effectuée à titre de test, a été initiée en coordination avec la Recording Industry Association of America. Selon CNET, qui évoque des sources internes, la lettre recommande vivement à l’internaute de supprimer le contenu partagé. Toutefois, on ne peut à proprement parler de riposte graduée, puisqu’aussi tenace fut la RIAA dans le passé, l’abonné ne se voit pas menacé de coupure d’accès ou de résiliation d’abonnement. Voilà qui contraste avec la situation française, où après des mois de discussions parlementaires et un lobbying monstre, le pays s’est doté d’une telle arme de dissuasion massive contre les abonnés…
La collaboration intime entre Verizon, deuxième plus gros opérateur aux États Unis et la RIAA marque aussi une certaine complicité entre ces acteurs, entre les contenus et les tuyaux. Ce n’est pas une première puisque mi 2008, Verizon était déjà de la partie pour une grande campagne de purge de Usenet.
Fin décembre 2008, on annonçait un peu partout que la RIAA avait décidé d’adopter une méthode nettement plus douce. En réalité, l’association démultipliait bien les actions en justice contre de simples particuliers accusés d’avoir téléchargé des titres. Les procès pour des faits passés ont d’ailleurs perduré depuis, comme celui de Jammie Thomas-Rasset condamné en juin 2009 à 2 millions de dollars d'amende pour… 24 chansons. Plus tôt, en 2007, la RIAA tentait une autre expérience avec le site P2PLawsuits. D’un côté, elle envoyait des centaines de lettres de menaces à des étudiants, de l’autre, elle invitait les destinataires à régler le différend en ligne. Un règlement à l’amiable, mais avec un risque de procédure nettement plus nerveuse en cas de réticence
La collaboration intime entre Verizon, deuxième plus gros opérateur aux États Unis et la RIAA marque aussi une certaine complicité entre ces acteurs, entre les contenus et les tuyaux. Ce n’est pas une première puisque mi 2008, Verizon était déjà de la partie pour une grande campagne de purge de Usenet.
Fin décembre 2008, on annonçait un peu partout que la RIAA avait décidé d’adopter une méthode nettement plus douce. En réalité, l’association démultipliait bien les actions en justice contre de simples particuliers accusés d’avoir téléchargé des titres. Les procès pour des faits passés ont d’ailleurs perduré depuis, comme celui de Jammie Thomas-Rasset condamné en juin 2009 à 2 millions de dollars d'amende pour… 24 chansons. Plus tôt, en 2007, la RIAA tentait une autre expérience avec le site P2PLawsuits. D’un côté, elle envoyait des centaines de lettres de menaces à des étudiants, de l’autre, elle invitait les destinataires à régler le différend en ligne. Un règlement à l’amiable, mais avec un risque de procédure nettement plus nerveuse en cas de réticence
Marc Rees
le 20 novembre 2009 à 10:27
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