Contre la crise et le volet légal d'Hadopi, les cinémas se plongent dans le noir
La toile contre Hadopi, v.2
Les mécontents de la loi Hadopi ne sont pas seulement du côté des internautes et des consommateurs. Ce soir, les 2100 cinémas de France « vont s’unir en éteignant leurs enseignes lumineuses de 18h à 19h » annonce la Fédération Nationale des Cinémas Français(*).
Pourquoi ? « Les salles de cinéma souffrent de difficultés économiques structurelles, aggravées par la nouvelle chronologie des médias » explique la FNCF qui chiffre à 2 milliards d’euros le montant des investissements du secteur. Or, si ces investissements ont profité essentiellement aux films français, dans le même temps le prix des équipements a coûté de plus en plus cher. « Le coût de la construction d’un fauteuil a ainsi augmenté de 87% en 10 ans, tandis que le prix du billet, contrairement à une idée reçue, n’a augmenté lui que de 11%, bien moins que l’inflation sur la même période (19%) ». Autre phénomène aggravant, « le taux de taxe sur le prix du billet (TSA, Taxe Spéciale Additionnelle) de 10,72% est deux fois plus élevé que celui de la taxe appliquée aux chaînes de télévision et cinq fois plus élevé que celui du DVD et de la vidéo à la demande (VOD) ».
Avec un marché pourtant vigoureux, tout aurait pu s’arranger avec Hadopi… mais en réalité c’est bien le contraire : avec cette loi, la nouvelle chronologie des médias, qui rythme la sortie d’un film sur les différents supports (salle, VOD, DVD, TV payantes puis gratuites…) a amputé du tiers la durée d’exclusivité d’exploitation des films par les salles de cinéma (4 mois) voire de moitié selon les cas. « Dans ces conditions, de plus en plus salles ne sont plus en mesure de faire face aux échéances ».
Les salles de cinéma demande « de toute urgence », « une baisse à 45% du plafond des taux de location des films actuellement fixés par la loi à 50% » mais également un wagon de mesures fiscales comme l’exonération sectorielle de la taxe professionnelle, ou des crédits d’impôt, pour soutenir le secteur. « Si les pouvoirs publics ne prennent pas en compte ce cri d’alarme et n’agissent pas très vite, les salles de cinéma ne pourront survivre ». Le contribuable, déjà appelé à la rescousse par les producteurs de musique, sera-t-il la bouée de secours du marché ?
(*) Il s’agit de l’union des syndicats d’exploitants de salles de cinéma qui regroupe l’ensemble des établissements cinématographiques et des écrans français.
Pourquoi ? « Les salles de cinéma souffrent de difficultés économiques structurelles, aggravées par la nouvelle chronologie des médias » explique la FNCF qui chiffre à 2 milliards d’euros le montant des investissements du secteur. Or, si ces investissements ont profité essentiellement aux films français, dans le même temps le prix des équipements a coûté de plus en plus cher. « Le coût de la construction d’un fauteuil a ainsi augmenté de 87% en 10 ans, tandis que le prix du billet, contrairement à une idée reçue, n’a augmenté lui que de 11%, bien moins que l’inflation sur la même période (19%) ». Autre phénomène aggravant, « le taux de taxe sur le prix du billet (TSA, Taxe Spéciale Additionnelle) de 10,72% est deux fois plus élevé que celui de la taxe appliquée aux chaînes de télévision et cinq fois plus élevé que celui du DVD et de la vidéo à la demande (VOD) ».Avec un marché pourtant vigoureux, tout aurait pu s’arranger avec Hadopi… mais en réalité c’est bien le contraire : avec cette loi, la nouvelle chronologie des médias, qui rythme la sortie d’un film sur les différents supports (salle, VOD, DVD, TV payantes puis gratuites…) a amputé du tiers la durée d’exclusivité d’exploitation des films par les salles de cinéma (4 mois) voire de moitié selon les cas. « Dans ces conditions, de plus en plus salles ne sont plus en mesure de faire face aux échéances ».
Les salles de cinéma demande « de toute urgence », « une baisse à 45% du plafond des taux de location des films actuellement fixés par la loi à 50% » mais également un wagon de mesures fiscales comme l’exonération sectorielle de la taxe professionnelle, ou des crédits d’impôt, pour soutenir le secteur. « Si les pouvoirs publics ne prennent pas en compte ce cri d’alarme et n’agissent pas très vite, les salles de cinéma ne pourront survivre ». Le contribuable, déjà appelé à la rescousse par les producteurs de musique, sera-t-il la bouée de secours du marché ?
(*) Il s’agit de l’union des syndicats d’exploitants de salles de cinéma qui regroupe l’ensemble des établissements cinématographiques et des écrans français.
Marc Rees
le 4 novembre 2009 à 11:02
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