Si l'on vous dit qu'Orange, SFR et Bouygues Télécom ont raison quand ils affirment que les tarifs du mobile en France sont meilleurs que ceux de leurs voisins européens, vous rierez aux éclats, et vous rappellerez les différentes études prouvant le contraire publiées cette année (ici et là).
Pourtant, si l'on en croit une étude de l'Idate réalisée en juin dernier et communiquée la semaine dernière, la mauvaise position française est à nuancer.
L'Idate a tout d'abord ciblé son étude sur les cinq grand pays européens, à savoir la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne. Basées sur diverses statistiques publiées ces dernières années (dont les siennes), cette étude veut montrer que tout n'est pas forcément noir, bien au contraire.
En queue de peloton du top 5 de l'Europe du taux de pénétration, principalement du fait du faible développement des cartes prépayées comme le montre le graphique ci-dessus, l'Hexagone arrive néanmoins devant l'Espagne et même l'Allemagne si l'on parle de foyers (voir graphique ci-dessous).
L'Italie, sans surprise, est loin devant, avec 91 % des foyers touchés par les mobiles, contre 81 % pour la France (en-dessous de la moyenne tout de même), 80 % pour l'Espagne et 78 % pour l'Allemagne.
Et les prix dans tout ça ? Avec un prix à la minute plus intéressant que celui de l'Allemagne et de l'Espagne, et un prix au SMS relativement bas (après correction des parités de pouvoir d'achat (PPA) toutefois), la France, sur le panier "petit consommateur", « est beaucoup moins chère que le Royaume-Uni, moins chère également que l'Espagne et plus chère que l'Italie et l'Allemagne. Elle est par ailleurs légèrement moins chère que la moyenne pondérée des cinq pays » note l'Idate.
Concernant les tarifs du "consommateur moyen", seul le Royaume-Uni devance l'Hexagone. Pour le "gros consommateur", l'Italie et encore le Royaume-Uni proposent des tarifs plus intéressants. Pour mieux comprendre, regardez les graphiques ci-dessous comparant les cinq grands pays européens.

On remarque immédiatement qu'hormis au Royaume-Uni, chaque hausse de la consommation entraîne une forte inflation du tarif. À l'inverse, donc, de l'autre côté de la Manche, les différences entre les petits, moyens et gros consommateurs sont faibles.
Enfin, grâce à sa tarification à la seconde, système loin d'être généralisé parmi nos voisins européens, la France tire son épingle du jeu note l'Idate.
Ces diverses statistiques donnent-elles pour autant raison au triumvirat du mobile hexagonal ? On trouve toujours pire ailleurs. Mais l'herbe est aussi plus verte ailleurs. Surtout du côté Londonien semble-t-il... Quoi de plus normal pour des Anglais d'avoir une belle pelouse en même temps.
Pourtant, si l'on en croit une étude de l'Idate réalisée en juin dernier et communiquée la semaine dernière, la mauvaise position française est à nuancer.
L'Idate a tout d'abord ciblé son étude sur les cinq grand pays européens, à savoir la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne. Basées sur diverses statistiques publiées ces dernières années (dont les siennes), cette étude veut montrer que tout n'est pas forcément noir, bien au contraire.
En queue de peloton du top 5 de l'Europe du taux de pénétration, principalement du fait du faible développement des cartes prépayées comme le montre le graphique ci-dessus, l'Hexagone arrive néanmoins devant l'Espagne et même l'Allemagne si l'on parle de foyers (voir graphique ci-dessous).
L'Italie, sans surprise, est loin devant, avec 91 % des foyers touchés par les mobiles, contre 81 % pour la France (en-dessous de la moyenne tout de même), 80 % pour l'Espagne et 78 % pour l'Allemagne.
Et les prix dans tout ça ? Avec un prix à la minute plus intéressant que celui de l'Allemagne et de l'Espagne, et un prix au SMS relativement bas (après correction des parités de pouvoir d'achat (PPA) toutefois), la France, sur le panier "petit consommateur", « est beaucoup moins chère que le Royaume-Uni, moins chère également que l'Espagne et plus chère que l'Italie et l'Allemagne. Elle est par ailleurs légèrement moins chère que la moyenne pondérée des cinq pays » note l'Idate.
Concernant les tarifs du "consommateur moyen", seul le Royaume-Uni devance l'Hexagone. Pour le "gros consommateur", l'Italie et encore le Royaume-Uni proposent des tarifs plus intéressants. Pour mieux comprendre, regardez les graphiques ci-dessous comparant les cinq grands pays européens.

On remarque immédiatement qu'hormis au Royaume-Uni, chaque hausse de la consommation entraîne une forte inflation du tarif. À l'inverse, donc, de l'autre côté de la Manche, les différences entre les petits, moyens et gros consommateurs sont faibles.
Enfin, grâce à sa tarification à la seconde, système loin d'être généralisé parmi nos voisins européens, la France tire son épingle du jeu note l'Idate.
Ces diverses statistiques donnent-elles pour autant raison au triumvirat du mobile hexagonal ? On trouve toujours pire ailleurs. Mais l'herbe est aussi plus verte ailleurs. Surtout du côté Londonien semble-t-il... Quoi de plus normal pour des Anglais d'avoir une belle pelouse en même temps.
Nil Sanyas
le 2 novembre 2009 à 18:14
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