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Hadopi 2 : Franck Riester promet de s'attaquer au streaming

Guerre sans fin ?

LePoint.fr a demandé à Franck Riester comment il comptait s’attaquer au streaming, l’une des pratiques qui concurrencent aujourd’hui le P2P. « Cela fait partie du travail de l'Hadopi d'identifier les pratiques illégales sur Internet. Aujourd'hui, il s'agit essentiellement de combattre le peer-to-peer, mais nous allons évidemment nous intéresser au streaming illégal aussi. »

riester

Le député, rapporteur des textes Hadopi 1 et 2, répond donc rapidement à cette question pourtant d’une chaude actualité. Une récente étude d'Arbor Networks indique que le P2P ne représente plus que 18 % du trafic total, contre 40 % il y a à peine deux ans. Le Web est passé lui au-dessus de la barre des 50 % du trafic, avec comme combustible le streaming mais aussi les sites de téléchargement de type RapidShare et MegaUpload, parfois aidé d’extensions Firefox cousues sur mesure...

En principe, il est vrai qu’Hadopi est indépendante des protocoles. Calibré pour s’attaquer aux échanges P2P, le texte est juridiquement neutre. Il ne peut d’ailleurs que l’être en vertu du principe d’égalité dans la loi. Jean Berbinau, actuel secrétaire général de l’Armt (Autorité de régulation des mesures techniques de protection) nous l’avait déjà affirmé voilà plusieurs mois : si Hadopi vise par défaut les réseaux P2P, il peut parfaitement s’adapter aux sites de streaming. Aucun texte ne sera donc nécessaire pour ajuster le droit à la pratique. Mais techniquement, on se demande comment les amateurs de ces flux pourront être détectés et menacés à coup de coupure... 

Contre le streaming, d’autres angles restent en piste : alors député, Frédéric Lefebvre réclamait une commission d’enquête parlementaire pour comprendre et responsabiliser les annonceurs des sites de streaming pirates. 

Le versant légal du streaming n’est pas exempt de critiques. Durant les débats à l’Assemblée, l’Adami (artistes-interprètes) avait pointé le problème du financement de la création sur ces flux : « selon les relevés de rémunération des sites de streaming et sachant qu’un artiste touche habituellement 8% sur les ventes de ses enregistrements, la diffusion légale d’une chanson rapporte 0,001 euro (ou 0,1 centime) à son interprète. Soit 100 euros si, couronnée de succès, elle est diffusée 100.000 fois ! » (voir pour plus de détails)
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Le 23 octobre 2009 à 12:24 (38 208 lectures)

Il y a 167 commentaires

Avatar de Amethyste INpactien
Amethyste Le vendredi 23 octobre 2009 à 12:31:28
Inscrit le mardi 20 novembre 07 - 4189 commentaires
Il a vraiment que ca à foutre ce mec ....
Qu'il s'occupent de sa circonscription !
Les agriculteurs de Coulommiers ont plein de merde... il pourrait s'en occuper un peu ...
Avatar de fbzn INpactien
fbzn Le vendredi 23 octobre 2009 à 12:31:30
Inscrit le jeudi 6 octobre 05 - 3224 commentaires
Visionner une vidéo sur youtube avec un contenu "non légal" fera-t'il perdre son abonnement internet ?
Avatar de Goranak INpactien
Goranak Le vendredi 23 octobre 2009 à 12:32:12
Inscrit le mardi 29 juillet 03 - 260 commentaires
Vas y Frank, prends ta valise et va en Ukraine couper les sites de streaming .
Avatar de typhoon006 INpactien
typhoon006 Le vendredi 23 octobre 2009 à 12:32:16
Inscrit le jeudi 12 mai 05 - 23907 commentaires
adieu youporn et tube8
Avatar de noskey INpactien
noskey Le vendredi 23 octobre 2009 à 12:32:47
Inscrit le lundi 16 mai 05 - 34 commentaires
une commission d’enquête parlementaire pour comprendre et responsabiliser les annonceurs des sites de streaming pirates

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Il y a 167 commentaires