La Fédération Française des Industries du Sport et des Loisirs nous indique ce matin qu’elle vient d’orchestrer avec Google une solution pour lutter contre les contrefaçons sur le net. Ici, pas de filtrage, blocage ou que-sait-on encore, mais en ciblant là où ça fait mal : le marché de la publicité en ligne.
Dans le cadre de son action de lutte contre la contrefaçon, la Commission « Protection des Marques » de la Fifas (fédération des industries du sport et des loisirs) a alerté ainsi Google France « sur les conséquences d’une situation qui, en permettant à des contrefacteurs de bénéficier d’une importante visibilité sur Internet, est un facteur majeur de développement de l’économie souterraine et cause bien entendu un grave préjudice aux marques et magasins de sport ». En clair, la Commission en question a demandé au moteur de « désactiver purement et simplement les campagnes publicitaires associées à des annonces contrefaisantes ».
Google y a répondu favorablement : il a mis voilà quelque temps à la disposition des ayants droit un formulaire en ligne pour signaler directement les annonces « Adwords » faisant la promotion d'un site proposant de la contrefaçon. Une fois dénoncé, le formulaire est analysé et peu de temps après, AdWords est purgé. Ce fameux « formulaire de plainte contre les sites contrefacteurs » est ouvert à tous les secteurs depuis cette page.
« Pour le secteur sport, indique la Fédération Française des Industries du Sport, le résultat est spectaculaire puisque, à ce jour, 90 sites contrefacteurs spécialisés sport ont disparu du système «Adwords », représentant un chiffre d’affaires, perdu pour les contrefacteurs, estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros ». Copies d’écran à l’appui le secteur du sport nous montre le résultat de la requête « chaussures de sport » avant et après traitement par Google de la notification.
Les parades existent évidemment, elles consistent spécialement à créer une nouvelle adresse, s’enregistrer chez Adwords puis rerouter l’URL vers l’ancienne adresse bloquée. Mais il suffit de reproduire cette adresse dans le formulaire pour envoyer une nouvelle salve.
La démarche a plusieurs mérites : taper dans le porte-monnaie des contrefacteurs – sans pub, ils agonisent – éviter de coûteux procès qui ne font en plus pas bonne presse à Google Adwords, et surtout de ne pas impacter les réseaux comme le fait Hadopi, la loi sur les jeux d’argent en ligne ou ce que réclament aujourd’hui les buralistes contre la vente de cigarettes en ligne. Voilà le charme discret et l’efficacité curative de la soft law...
Dans le cadre de son action de lutte contre la contrefaçon, la Commission « Protection des Marques » de la Fifas (fédération des industries du sport et des loisirs) a alerté ainsi Google France « sur les conséquences d’une situation qui, en permettant à des contrefacteurs de bénéficier d’une importante visibilité sur Internet, est un facteur majeur de développement de l’économie souterraine et cause bien entendu un grave préjudice aux marques et magasins de sport ». En clair, la Commission en question a demandé au moteur de « désactiver purement et simplement les campagnes publicitaires associées à des annonces contrefaisantes ».
Google y a répondu favorablement : il a mis voilà quelque temps à la disposition des ayants droit un formulaire en ligne pour signaler directement les annonces « Adwords » faisant la promotion d'un site proposant de la contrefaçon. Une fois dénoncé, le formulaire est analysé et peu de temps après, AdWords est purgé. Ce fameux « formulaire de plainte contre les sites contrefacteurs » est ouvert à tous les secteurs depuis cette page.

« Pour le secteur sport, indique la Fédération Française des Industries du Sport, le résultat est spectaculaire puisque, à ce jour, 90 sites contrefacteurs spécialisés sport ont disparu du système «Adwords », représentant un chiffre d’affaires, perdu pour les contrefacteurs, estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros ». Copies d’écran à l’appui le secteur du sport nous montre le résultat de la requête « chaussures de sport » avant et après traitement par Google de la notification.
Les parades existent évidemment, elles consistent spécialement à créer une nouvelle adresse, s’enregistrer chez Adwords puis rerouter l’URL vers l’ancienne adresse bloquée. Mais il suffit de reproduire cette adresse dans le formulaire pour envoyer une nouvelle salve.
La démarche a plusieurs mérites : taper dans le porte-monnaie des contrefacteurs – sans pub, ils agonisent – éviter de coûteux procès qui ne font en plus pas bonne presse à Google Adwords, et surtout de ne pas impacter les réseaux comme le fait Hadopi, la loi sur les jeux d’argent en ligne ou ce que réclament aujourd’hui les buralistes contre la vente de cigarettes en ligne. Voilà le charme discret et l’efficacité curative de la soft law...
Marc Rees
le 16 octobre 2009 à 11:20
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