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Ondes électromagnétiques : face aux incertitudes, il faut agir

Bon courage au 4e opérateur...

Alors qu'un boulevard se dessine pour Free pour la quatrième licence 3G (à moins d'une alliance Numericable/Virgin Mobile/Bolloré), les opérateurs actuels luttent depuis de nombreux mois pour poser de nouvelles antennes. Et ce n'est pas l'avis publié aujourd'hui par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) qui devrait simplifier leur travail.

Les ondes et leurs incertitudes


Afsset LogoL'Afsset milite en effet pour une réduction des expositions aux ondes électromagnétiques (téléphone mobile et fixe sans-fil, Wi-fi, WiMAX, radios, micro-ondes, etc.), pour la simple et bonne raison qu'« on ne peut formellement montrer l'inexistence d'un risque ». Le principe de précaution est donc ici appliqué.

La possibilité d'effets néfastes sur les fonctions cellulaires de l'être humain est la principale cause de cet avis de l'Afsset. « Face aux incertitudes l'Afsset considère qu'il convient d'agir et fait les recommandations suivantes : développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient ; réduire les expositions du public. »

Les téléphones portables pointés du doigt


Mais comment réduire les expositions du public ? « La priorité va au téléphone portable qui est la première source d'exposition du public. L'affichage intelligible du débit d'absorption spécifique (DAS) permettrait de privilégier les téléphones portables les moins exposants. »

Enfin, l'Afsset précise qu'elle recommande de cibler les zones du territoire où les niveaux d'ondes de radiofréquences sont les plus élevés, afin de les cartographier et de mettre en place une procédure pour réduire les niveaux d'ondes.

« Cette démarche s'inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu'une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée » résume l'Afsett.

Les caractéristiques des expositions. L'Afsett recommande :
  • de s'assurer de la parfaite adéquation des protocoles de mesure aux évolutions technologiques. Le groupe de travail encourage en particulier les évolutions en cours du protocole de l'ANFR pour une meilleure prise en compte des bandes de fréquences Wi-Fi, WiMAX et les signaux impulsionnels (radars) ;
  • de travailler sur la définition et le choix de grandeurs représentatives de l'exposition réelle des personnes aux ondes provenant de l'ensemble des émetteurs de radiofréquences et de s'attacher en particulier à la bonne description de l'exposition des personnes les plus fragiles et des enfants ;
  • de recourir aux exposimètres portables afin de mieux caractériser les expositions individuelles ;
  • de développer les sondes de mesure fixes et autonomes et les méthodes de simulation et de cartographie de l'exposition et de définir précisément leurs conditions de mise en oeuvre;
  • d'aller vers une description spatiale plus exhaustive de l'exposition aux champs radiofréquences, en milieu urbain notamment, dans le cadre d'un programme de surveillance et d'une stratégie élaborée visant en particulier à identifier les secteurs géographiques présentant les niveaux d'exposition les plus importants pour la population générale ;
  • le renforcement de la description des niveaux d'exposition pour les professionnels les plus concernés.
Les niveaux d'exposition. L'Afsett recommande :
  • de privilégier les terminaux mobiles de DAS faible. Il conviendrait pour cela de généraliser la mise à disposition des utilisateurs des indicateurs d'exposition maximale (DAS par exemple) pour tous les équipements personnels utilisant la technologie des radiofréquences (téléphones portables, DECT, veille-bébé, etc.). Il conviendrait aussi de sensibiliser le public à ces indicateurs d'exposition par le développement de labels intelligibles ;
  • d'identifier et de cartographier les lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau moyen ambiant et de proposer des procédures visant à réduire l'exposition dans ces lieux ;
  • de peser avec soin les conséquences, pour la population générale (enfants, etc.) et pour les utilisateurs de téléphonie mobile, d'une réduction de la puissance des antennes relais qui pourrait conduire à l'augmentation de l'exposition à la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles ;
  • de réduire l'exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone portable ;
  • de fournir aux utilisateurs d'équipements personnels émetteurs de radiofréquences des mesures simples pour leur permettre de réduire leur exposition, s'ils le souhaitent. Par exemple :
    • favoriser les systèmes qui minimisent la puissance émise des téléphones sans fil DECT ;
    • généraliser la présence d'interrupteur de l'émission Wi-Fi sur les émetteurs de type « modem » ;
    • permettre sans surcoût les accès filaires multiples sur les « modem » Wi-Fi ;
    • le niveau d'exposition diminuant fortement avec la distance à l'émetteur, sur des équipements tels que la base d'un téléphone DECT, des périphériques Bluetooth ou des veille-bébé, une distance de quelques dizaines de centimètres entre l'appareil et l'utilisateur permet de diminuer considérablement l'exposition ;
    • faciliter le recours au kit piéton.
  • que l'efficacité des dispositifs « anti-ondes » soit évaluée et portée à la connaissanc du public ;
  • de veiller à la compatibilité électromagnétique.
     
- Lire l'Avis de l'Afsset (1 Mo)
- Lire la note de synthèse de l'Afsset (1 Mo)
le 15 octobre 2009 à 12:16 (17 559 lectures)