Occupant jusqu'à 90 % du débit, le P2P, de Napster il y a 10 ans à KaZaA et eMule, en passant par la technologie BitTorrent, est rapidement devenu l'ennemi numéro 1 de l'industrie du disque et du cinéma, et ce, partout dans le monde.
Pourtant, depuis une poignée d'années, la part du Peer-to-Peer ne cesse de régresser. Non pas du fait des pressions incessantes de la RIAA outre-Atlantique ou de ses équivalents dans nos contrées, mais du streaming.
L'explosion des sites comme YouTube et Dailymotion (tous deux créés il y a à peine quatre ans) est symptomatique de cette situation. La pornographie, qui depuis la création d'Internet a toujours été présente, en est d'ailleurs l'un des meilleurs exemples. Nous titrions ainsi l'année dernière : Les sites Torrents X dominés par les vidéos pornos en streaming. Joost, créé par les fondateurs de Skype et KaAzA, a d'ailleurs abandonné en 2008 l'exploitation du P2P pour passer au streaming.
Et selon Arbor Networks, le P2P continue sa chute libre au profit du streaming. Basée sur les informations de 110 FAI à travers le monde, pour 264 exaoctects (Eo) de données (soit 264 millions de To, ou 264 milliards de Go), l'étude d'Arbor Networks montre que le P2P ne représente plus que 18 % du trafic total, contre 40 % il y a à peine deux ans. Et s'il s'agit d'une moyenne – certains FAI ont donc une part du P2P bien supérieure – cette chute n'en reste pas moins impressionnante.
Résultat, grâce au streaming, mais aussi aux sites de téléchargement de type RapidShare et MegaUpload, le protocole Web est repassé au-dessus de la barre des 50 % du trafic (52 % précisément). Outre le Web et le P2P, les autres protocoles complètent les 30 % restants, à savoir la VoIP, le FTP, le courriel (1,4 % du trafic), les messageries instantanées, les newsgroups, etc.
Or, que ce soit le streaming ou les sites comme MegaUpload, chacun sait que de nombreux contenus illégaux transitent par ces biais. Cela signifie-t-il pour autant que la mise en place de lois telles Hadopi ou IPRED (en Suède) est inutile ? Oui et non.
Si elles visent principalement le P2P, en recul constant depuis des années donc, les sites de streaming et de téléchargements pourront eux aussi être visés. Hadopi 2 ratisse en effet large et ne frappe pas seulement les réseaux P2P. La loi peut aussi bien s’appliquer juridiquement à un amateur P2P qu’à un internaute qui "uploade" ou visionne un film sur un site de streaming...
De nombreux sites français de streaming ont d'ailleurs déjà dû fermer leurs portes suite à diverses pressions, dont celle de Luc Besson, qui a terrassé médiatiquement Beemotion. MegaVideo, pendant streaming de MegaUpload, reste cependant toujours bien vivant. Pour combien de temps ?
Pourtant, depuis une poignée d'années, la part du Peer-to-Peer ne cesse de régresser. Non pas du fait des pressions incessantes de la RIAA outre-Atlantique ou de ses équivalents dans nos contrées, mais du streaming.L'explosion des sites comme YouTube et Dailymotion (tous deux créés il y a à peine quatre ans) est symptomatique de cette situation. La pornographie, qui depuis la création d'Internet a toujours été présente, en est d'ailleurs l'un des meilleurs exemples. Nous titrions ainsi l'année dernière : Les sites Torrents X dominés par les vidéos pornos en streaming. Joost, créé par les fondateurs de Skype et KaAzA, a d'ailleurs abandonné en 2008 l'exploitation du P2P pour passer au streaming.
Et selon Arbor Networks, le P2P continue sa chute libre au profit du streaming. Basée sur les informations de 110 FAI à travers le monde, pour 264 exaoctects (Eo) de données (soit 264 millions de To, ou 264 milliards de Go), l'étude d'Arbor Networks montre que le P2P ne représente plus que 18 % du trafic total, contre 40 % il y a à peine deux ans. Et s'il s'agit d'une moyenne – certains FAI ont donc une part du P2P bien supérieure – cette chute n'en reste pas moins impressionnante.
Résultat, grâce au streaming, mais aussi aux sites de téléchargement de type RapidShare et MegaUpload, le protocole Web est repassé au-dessus de la barre des 50 % du trafic (52 % précisément). Outre le Web et le P2P, les autres protocoles complètent les 30 % restants, à savoir la VoIP, le FTP, le courriel (1,4 % du trafic), les messageries instantanées, les newsgroups, etc.Or, que ce soit le streaming ou les sites comme MegaUpload, chacun sait que de nombreux contenus illégaux transitent par ces biais. Cela signifie-t-il pour autant que la mise en place de lois telles Hadopi ou IPRED (en Suède) est inutile ? Oui et non.
Si elles visent principalement le P2P, en recul constant depuis des années donc, les sites de streaming et de téléchargements pourront eux aussi être visés. Hadopi 2 ratisse en effet large et ne frappe pas seulement les réseaux P2P. La loi peut aussi bien s’appliquer juridiquement à un amateur P2P qu’à un internaute qui "uploade" ou visionne un film sur un site de streaming...
De nombreux sites français de streaming ont d'ailleurs déjà dû fermer leurs portes suite à diverses pressions, dont celle de Luc Besson, qui a terrassé médiatiquement Beemotion. MegaVideo, pendant streaming de MegaUpload, reste cependant toujours bien vivant. Pour combien de temps ?
Source :
Wired
Nil Sanyas
le 13 octobre 2009 à 15:55
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