Selon une étude Unaf/Action Innocence sur « les adolescents, leur téléphone portable et l’Internet mobile », 73% des 12-17 ans sont équipés d’un téléphone portable. Il s’agit du fruit d’une étude menée chez 500 adolescents de cette tranche d’âge par interviews... téléphoniques réalisées en septembre dernier.
Selon cette étude, « les discussions avec les parents portent avant tout sur le choix du téléphone et du forfait et peu sur les usages (seulement 14% des ados ont déjà parlé de l’accès Internet sur le téléphone portable avec leurs parents). Pourtant, plus les jeunes grandissent plus les usages du mobile se diversifient : les parents doivent donc s’informer régulièrement dans la durée de l’usage que leurs enfants font de leur portable » estime Action Innocence, une association très active pour la protection de l'enfance. Pour cette organisation « les jeunes maîtrisent l’aspect technique des outils, mais beaucoup moins leurs implications sociales ».
Une conclusion tirée d’une armada de chiffres : ainsi si 77% des sondés savent qu’il est conseillé d’utiliser un kit oreillette, mais seulement 34% l’utilisent malgré tout. Tous savent (96%) qu’il est déconseillé de dormir avec son portable sous l’oreiller mais un sur trois plongent malgré tout dans leur lit avec leur téléphone.
Autre donnée chiffrée, 42% craignent d’être filmés ou pris en photo dans une situation embarrassante, quand 43% d’entre eux l’ont déjà fait, soit grosso modo le même nombre.
Enfin, « 54% des ados ont déjà eu leur téléphone qui a sonné en classe. 47% ont utilisé leur mobile pendant les cours. 21% se sont fait confisquer leur portable par l’établissement scolaire. 7% ont déjà filmé un professeur ». Ces associations spécialisées dans la protection du mineur mentionnent enfin que 16% des ados ont déjà été harcelés sur leur mobile, 14% ont déjà reçu des messages à caractère sexuel de camarades et 10% de la part d’inconnus.
L’Unaff et Action Innocence en appellent aux parents pour qu’ils fixent des règles d’usage, des repères « même si c’est pour les transgresser ». Sur le terrain de la protection des données personnelles, ils invitent ceux-ci à rappeler à l’enfant le B.A.BA comme ne pas dévoiler d’informations personnelles ou de l’encourager à avertir s’il est victime. Elles encouragent encore l’activation du contrôle parental, sur le mobile et des règles pour le moins élémentaires ("en toute logique, les parents doivent également éviter de téléphoner à leurs enfants pendant les cours").
Sur ce terrain, on pourra également se reporter aux travaux du Conseil de l’Europe, lequel préconise des mesures nettement plus sèches pour la protection des mineurs : filtrage, blocage et autres zones sécurisées (« walled gardens » (jardins clôturés) ou « gated communities » (communautés protégées)).
Selon cette étude, « les discussions avec les parents portent avant tout sur le choix du téléphone et du forfait et peu sur les usages (seulement 14% des ados ont déjà parlé de l’accès Internet sur le téléphone portable avec leurs parents). Pourtant, plus les jeunes grandissent plus les usages du mobile se diversifient : les parents doivent donc s’informer régulièrement dans la durée de l’usage que leurs enfants font de leur portable » estime Action Innocence, une association très active pour la protection de l'enfance. Pour cette organisation « les jeunes maîtrisent l’aspect technique des outils, mais beaucoup moins leurs implications sociales ».
Une conclusion tirée d’une armada de chiffres : ainsi si 77% des sondés savent qu’il est conseillé d’utiliser un kit oreillette, mais seulement 34% l’utilisent malgré tout. Tous savent (96%) qu’il est déconseillé de dormir avec son portable sous l’oreiller mais un sur trois plongent malgré tout dans leur lit avec leur téléphone.
Autre donnée chiffrée, 42% craignent d’être filmés ou pris en photo dans une situation embarrassante, quand 43% d’entre eux l’ont déjà fait, soit grosso modo le même nombre.
Enfin, « 54% des ados ont déjà eu leur téléphone qui a sonné en classe. 47% ont utilisé leur mobile pendant les cours. 21% se sont fait confisquer leur portable par l’établissement scolaire. 7% ont déjà filmé un professeur ». Ces associations spécialisées dans la protection du mineur mentionnent enfin que 16% des ados ont déjà été harcelés sur leur mobile, 14% ont déjà reçu des messages à caractère sexuel de camarades et 10% de la part d’inconnus.
L’Unaff et Action Innocence en appellent aux parents pour qu’ils fixent des règles d’usage, des repères « même si c’est pour les transgresser ». Sur le terrain de la protection des données personnelles, ils invitent ceux-ci à rappeler à l’enfant le B.A.BA comme ne pas dévoiler d’informations personnelles ou de l’encourager à avertir s’il est victime. Elles encouragent encore l’activation du contrôle parental, sur le mobile et des règles pour le moins élémentaires ("en toute logique, les parents doivent également éviter de téléphoner à leurs enfants pendant les cours").
Sur ce terrain, on pourra également se reporter aux travaux du Conseil de l’Europe, lequel préconise des mesures nettement plus sèches pour la protection des mineurs : filtrage, blocage et autres zones sécurisées (« walled gardens » (jardins clôturés) ou « gated communities » (communautés protégées)).
Marc Rees
le 6 octobre 2009 à 17:17
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