On sait depuis longtemps qu’Apple ne veut pas entendre parler de « Jailbreaking », cette technique qui vise à casser les protections de l’iPhone pour pouvoir y installer des logiciels que la firme n’aurait jamais approuvés. À chaque nouvelle mouture ou presque du firmware, le jeu du chat et de la souris recommence, mais les auteurs de solutions de jailbreak gagnent systématiquement. Alors même que le bureau américain des brevets examine une exception au DMCA pour autoriser cette technique, Apple met en garde contre les dérives.L'EFF vise un jailbreak légal
Il faut savoir tout d’abord que le bureau des brevets reçoit régulièrement des demandes pour créer des exceptions au DMCA (Digital Millenium Copyright Act), la loi américaine qui protège nombre de créations informatiques entre autres. Ainsi, le DMCA interdit le contournement des mesures de protection. Or, c’est bien de cela dont il s’agit, puisque le jailbreaking fait fi des protections numériques mises en place par Apple. De plus, l’EFF (Electronic Frontier Foundation) a officiellement fait une demande afin que le jailbreaking ne soit plus illégal aux yeux du DMCA, et Apple a toutes les raisons de s’en inquiéter.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la firme de Cupertino n’y va pas par quatre chemins. Apple prévient en effet des dangers terribles qui attendent le réseau de communication GSM mondial si le Copyright Office autorisait le jailbreak légal. Dans un véritable remake du film 2012, la société fait la liste des incidents qui ne manqueront pas de survenir. Cupertino veut rester maître de sa plateforme, et l’entreprise frappe fort avec des arguments parfois violents.
Une protection vitale pour le téléphone...
Premièrement, les DRM font intrinsèquement partie de l’iPhone pour deux raisons majeures :
- Le business model entourant le produit
- La sécurité de l’appareil
Au cœur de sa complainte, la société évoque le processeur s’occupant de la bande de base. Il s’agit dans les grandes lignes de la puce qui s’occupe d’établir et maintenir la connexion entre le téléphone et la tour GSM. Selon Apple, une fois qu’un iPhone est « jailbreaké », rien n’empêche un hacker de modifier ce qu’il veut, comme l’ECID (Exclusive Chip Identification).
... et pour toute l'industrie GSM visiblement
Quelles seraient alors les conséquences « pratiques » ? Apple donne quelques éléments de réponses :
- Passer des appels gratuits
- Dépasser les limites imposées par l’opérateur de téléphonie
- Empêcher des téléphones de se connecter à un réseau
- Permettre aux dealers de drogues de passer des appels anonymes (sic)
Bel exemple ici de politique de la peur. Toutefois, la très grande majorité des utilisateurs qui jailbreakent leur iPhone ne le font que pour profiter de certaines possibilités qui sont refusées par Apple, comme la capacité à changer toute l’interface ou à modifier l’utilisation générale de l’appareil.
Source :
Ars Technica
Vincent Hermann
le 30 juillet 2009 à 16:35
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