Il est plus que temps de légiférer sur les sites qui fournissent des services de partage de fichiers, estime le législateur américain, après que des personnes ont réussi à accéder à des documents personnels, et notamment des dossiers médicaux et des numéros de sécurité sociale.Edolphus Towns s'est en effet exprimé au sujet des logiciels de peer-to-Peer, manifestant sa stupéfaction à l'égard de LimeWire, exploité par le Lime Group, et le nombre de fichiers que l'on peut trouver sur ce logiciel. C'est grâce à lui que l'on a pu ainsi trouver des données personnelles sur des membres du FBI, mais également des données concernant le président Obama et sa famille.
Placés là, au su et vu du tout venant, ces fichiers irritent Edolphus, président de la House Oversight and Government Reform Committee. Pour lui, « les jours de l'auto-régulation » pour l'industrie du partage de fichiers devraient toucher à leur fin. Et d'affirmer combien il attend que la nouvelle administration Obama se plonge dans ce dossier, rapporte Reuters.
« Le risque est trop grand pour notre gouvernement que de trouver ces informations sensibles, et de ne pas en tenir compte », ajoute-t-il. Ce démocrate de New York souhaite dès lors introduire une législation qui interdirait les réseaux de P2P non sécurisés et ouverts sur toutes les machines et réseaux du gouvernement.
En outre, il compte bien rencontrer le nouveau président de la Fair Trade Commission, pour s'assurer qu'un logiciel comme LimeWire ne constitue pas une pratique de commerce déloyale.
Plusieurs fois citée dans cette affaire, la société LimeWire a tenu à se défendre. C'est son président et fondateur, Mark Gorton, qui répond : « Sommes-nous parfaits ? Non. Nous avons cependant fait d'énormes progrès ces dernières années », explique-t-il. Les corrections apportées au logiciel, notamment dans ses mesures de sécurité, améliorent grandement la qualité de son service.
Pour changer les paramètres par défaut, pour permettre le partage de documents, l'utilisateur doit opérer plusieurs manipulations et ne pas tenir compte des avertissements, ajoute Mark. Plusieurs groupes d'intérêt public comme Public Knowledge (PK) estiment qu'attaquer les réseaux P2P est une fausse question ; en outre, les modifications opérées sur LimeWire sont clairement bienvenues et modifient largement les comportements.
Rien n'est plus partagé à moins que le système de partage ne soit activé : LimeWire est parfaitement sécurisé, estime Robb Topolski, directeur consultant en technologie chez PK.
Nicolas.G
le 30 juillet 2009 à 16:18
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