Alors que la crise touche bien des poids lourds du secteur informatique – même Microsoft et Intel – le géant IBM semble (quasi) intouchable, se permettant même il y a six mois, période pourtant bien difficile, de croître son bénéfice net.
Pour son deuxième trimestre 2009, Big Blue semble particulièrement confiant, au point de hausser ses prévisions pour l'année en cours. Et d'afficher une augmentation de son bénéfice et de sa marge nette... Irréel.
IBM, avec un bénéfice net de 3,1 milliards de dollars (+12 %), une marge brute de 45,5 % (+2,3 points), et surtout une marge nette de 13,3 % (+3 points), déjoue bien des statistiques.
Seul bémol, avec 23,25 milliards de dollars de chiffre d'affaires (-13,3 % ; -7 % après réajustement monétaire), IBM subit tout de même bien un peu la crise. D'où notre "quasi" entre parenthèses dans notre introduction.
Globalement, pour Samuel Palmisano, le président d'IBM, le résultat est plus que positif. Ce dernier se vante ainsi de récolter les fruits du changement de stratégie opérée par sa société il y a de cela plusieurs années (abandon du "hardware" pour s'orienter totalement vers les services et les logiciels). « Nous avons un très solide business model, qui offre un bénéfice et un revenu supérieur » s'est ainsi félicité ce patron semble-t-il heureux.
« Nous sommes bien en avance sur le rythme de notre feuille de route 2010 de 10 à 11 $ par action. » Résultat, IBM relève ses bénéfices par action de 9,20 $ à 9,70 $. Cela ne signifie pas grand-chose pour les non-boursicoteurs, mais pour simplifier, cela prouve qu'IBM revoit ses prévisions pour l'année 2009 à la hausse. IBM a donc confiance en l'avenir à court terme, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Notons que la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) a causé bien du tort à IBM, du fait des changements de valeurs de l'euro par rapport au dollar (ou vice-versa). Ainsi, alors que le chiffre d'affaires réalisé sur le continent américain n'a régressé que de 9 % (7 % après réajustement monétaire), pour atteindre 9,9 milliards de dollars, la région EMEA a quant à elle chuté lourdement de 20 %... mais seulement de 7 % après réajustement monétaire, pour atteindre tout de même 7,9 milliards de dollars.
Sachez aussi que les secteurs les plus rémunérateurs pour IBM sont les services (9,1 milliards ; -12 %), les logiciels (5,2 milliards ; -7 %) et les serveurs (3,9 milliards ; -26 %).
Le département Recherche et Développement, si capital pour une telle entreprise, a quant à lui chuté de 14 %, pour atteindre 1,4 milliard de dollars.
Enfin, la dette d'IBM ne cesse de diminuer. Alors qu'elle était de 33,9 milliards de dollars fin 2008, elle n'est désormais "que" de 29,4 milliards.
Pour son deuxième trimestre 2009, Big Blue semble particulièrement confiant, au point de hausser ses prévisions pour l'année en cours. Et d'afficher une augmentation de son bénéfice et de sa marge nette... Irréel. IBM, avec un bénéfice net de 3,1 milliards de dollars (+12 %), une marge brute de 45,5 % (+2,3 points), et surtout une marge nette de 13,3 % (+3 points), déjoue bien des statistiques.
Seul bémol, avec 23,25 milliards de dollars de chiffre d'affaires (-13,3 % ; -7 % après réajustement monétaire), IBM subit tout de même bien un peu la crise. D'où notre "quasi" entre parenthèses dans notre introduction.
Globalement, pour Samuel Palmisano, le président d'IBM, le résultat est plus que positif. Ce dernier se vante ainsi de récolter les fruits du changement de stratégie opérée par sa société il y a de cela plusieurs années (abandon du "hardware" pour s'orienter totalement vers les services et les logiciels). « Nous avons un très solide business model, qui offre un bénéfice et un revenu supérieur » s'est ainsi félicité ce patron semble-t-il heureux.
« Nous sommes bien en avance sur le rythme de notre feuille de route 2010 de 10 à 11 $ par action. » Résultat, IBM relève ses bénéfices par action de 9,20 $ à 9,70 $. Cela ne signifie pas grand-chose pour les non-boursicoteurs, mais pour simplifier, cela prouve qu'IBM revoit ses prévisions pour l'année 2009 à la hausse. IBM a donc confiance en l'avenir à court terme, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Notons que la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) a causé bien du tort à IBM, du fait des changements de valeurs de l'euro par rapport au dollar (ou vice-versa). Ainsi, alors que le chiffre d'affaires réalisé sur le continent américain n'a régressé que de 9 % (7 % après réajustement monétaire), pour atteindre 9,9 milliards de dollars, la région EMEA a quant à elle chuté lourdement de 20 %... mais seulement de 7 % après réajustement monétaire, pour atteindre tout de même 7,9 milliards de dollars.
Sachez aussi que les secteurs les plus rémunérateurs pour IBM sont les services (9,1 milliards ; -12 %), les logiciels (5,2 milliards ; -7 %) et les serveurs (3,9 milliards ; -26 %).
Le département Recherche et Développement, si capital pour une telle entreprise, a quant à lui chuté de 14 %, pour atteindre 1,4 milliard de dollars.
Enfin, la dette d'IBM ne cesse de diminuer. Alors qu'elle était de 33,9 milliards de dollars fin 2008, elle n'est désormais "que" de 29,4 milliards.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 20 juillet 2009 à 16:57
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Il y a 7 commentaires
IBM reste IBM... En investissant moins dans la RD, en supprimant des postes dans les pays qui coûtent cher, normal qu'ils arrivent à tailler dans les coûts. C'est triste
La dette ? Quelle dette ?
La dette ? Quelle dette ?
Idem je ne savais pas =D mais bon 10 milliards en un an c'est plutot pas mal ;)
Surement des achats de société avec des crédits ;)
Edité par Gmail le lundi 20 juillet 2009 à 17:54
En tout cas les sociétés de services s'en sortent bien voir aussi Redhat et novell.
the_Grim_Reaper
Le lundi 20 juillet 2009 à 21:14:16
#5
Inscrit
le mardi 6 novembre 07
-
2510
commentaires
En tout cas les sociétés de services s'en sortent bien voir aussi Redhat et novell.
Novell rachètera son partenaire Microsoft
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