La Tribune a trouvé une faille dans Hadopi 2, qui pourrait atténuer voire briser l’efficacité du projet défendu d’une même voix par Michèle Alliot Marie et Frédéric Mitterrand.
Dans Hadopi 1, après une décision de suspension infligée contre l’abonné, il était prévu qu’un fichier contienne le nom et l’adresse de celui-ci. Intérêt ? Empêcher que l’abonné suspendu se réabonne chez un autre FAI. Les fournisseurs d’accès avaient d’ailleurs l’obligation pénale de consulter cette liste noire avant toute souscription de nouvel abonnement.
Dans Hadopi 2, cette liste noire a disparu. À la place, on fait peser sur le dos de l’abonné suspendu un risque de sanction très salée en cas de réabonnement : s’il avait été suspendu dans le cadre d’une action en contrefaçon, il risque 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende . S’il avait été suspendu dans le cadre d’une contravention pour négligence caractérisée, il encourt 3.750 euros.
Conclusion ? Faute de liste noire, l’abonné tête brûlée pourra malgré tout prendre le risque de se réabonner. Le FAI n’aura pas les moyens de connaître son passé pénal et les pouvoirs publics auront toutes les difficultés pour prévenir ces réabonnements. Comme le notent nos confrères, la seule hypothèse tangible serait que cet abonné se fasse attraper à nouveau par l’Hadopi et que celle-ci prenne le temps de consulter ses archives.
Dans Hadopi 1, après une décision de suspension infligée contre l’abonné, il était prévu qu’un fichier contienne le nom et l’adresse de celui-ci. Intérêt ? Empêcher que l’abonné suspendu se réabonne chez un autre FAI. Les fournisseurs d’accès avaient d’ailleurs l’obligation pénale de consulter cette liste noire avant toute souscription de nouvel abonnement.
Dans Hadopi 2, cette liste noire a disparu. À la place, on fait peser sur le dos de l’abonné suspendu un risque de sanction très salée en cas de réabonnement : s’il avait été suspendu dans le cadre d’une action en contrefaçon, il risque 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende . S’il avait été suspendu dans le cadre d’une contravention pour négligence caractérisée, il encourt 3.750 euros.
Conclusion ? Faute de liste noire, l’abonné tête brûlée pourra malgré tout prendre le risque de se réabonner. Le FAI n’aura pas les moyens de connaître son passé pénal et les pouvoirs publics auront toutes les difficultés pour prévenir ces réabonnements. Comme le notent nos confrères, la seule hypothèse tangible serait que cet abonné se fasse attraper à nouveau par l’Hadopi et que celle-ci prenne le temps de consulter ses archives.
Le 6 juillet 2009 à 12:31
(31 733
lectures)
Il y a 78 commentaires
Faille ? Non juste histoire de calmer les FAI je pense...
eldervador
Le lundi 6 juillet 2009 à 12:34:51
#2
Inscrit
le dimanche 13 janvier 08
-
10
commentaires
Sa reste dangereux.
P*tain d'Hadopi.
P*tain d'Hadopi.
Faute de liste noire, l’abonné tête brûlée pourra malgré tout prendre le risque de se réabonner.
et si ça se trouve, il ne sera même pas au courant de ce qu'il encourt
bah pour des € je veux bien consulter la dite liste
Vite, un coup de karsher
Ben en fait, mon sentiment c'est que c'est avant tout les artistes qui ont été karchérisés!
Plus personne parle d'eux dans Hadopi 2!
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