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FAT : un moyen pour Linux d'éviter les foudres de Microsoft

Ah ces exquis brevets logiciels...

bsd unix linuxAvant la sortie de Windows 95, la création de fichiers ne pouvait adopter que le système 8.3, c’est-à-dire en leur donnant des noms possédant huit caractères avant le point, et trois après pour l’extension. Il y a longtemps maintenant que l’on peut écrire des noms comprenant jusqu’à 256 caractères, mais Microsoft avait dû intégrer une technique, nommée VFAT, pour faire le lien entre les deux. Cette technique, brevetée, avait alors permis à la firme de Redmond de déposer une plainte contre TomTom puis de parvenir à un arrangement financier.

Ce brevet visant la FAT a depuis fait craindre le pire à la communauté du logiciel libre, en particulier pour les distributions Linux et leur aptitude à lire la FAT. Certes la VFAT a eu son utilité dans la transition entre les anciens systèmes et logiciels vers les nouveaux, mais le fait est qu’il n’est pas forcément obligatoire de l’utiliser. Et c’est bien l’idée qui a animé la création d’un patch qui pourrait rejoindre prochainement le kernel Linux.

Actuellement examiné par les avocats spécialistes de la question dans le logiciel libre, le patch permettrait donc de s’affranchir de la VFAT et de continuer à lire la FAT sans craindre des retombées juridiques de Microsoft. Si ce patch rejoint bien le kernel, il ne devrait avoir aucune incidence sur l’utilisation quotidienne.

La VFAT était en effet utilisée pour créer deux noms pour chaque fichier, une version longue et une version 8.3. L’utilisation d’anciens logiciels, comme Word avant sa version 95, supprimait malheureusement la version longue lors de l’enregistrement. On peut douter cependant que de tels ancêtres soient encore réellement utilisés, en tout cas dans la très grande majorité des machines.

Source : Cnet
le 3 juillet 2009 à 12:10 (36 550 lectures)