France Télécom (Orange) n'est visiblement pas ravie de la récente décision de l'ARCEP de privilégier la multifibre et la fibre surnuméraire (en savoir plus), à défaut de la monofibre. Tout du moins dans les principales villes françaises, soit plusieurs millions de foyers potentiels.
"Contraints de suspendre nos investissements dans les nouveaux immeubles"
Si Free a accueilli la nouvelle à bras ouverts (« Pour les copropriétés, le cadre maintenant est clair » dixit Maxime Lombardini), du côté d'Orange, le son de cloche est bien différent. L'opérateur historique s'est ainsi plaint auprès de l'ARCEP, les directives de ce dernier modifiant complètement son business plan.
Pire, selon des informations recueillies par notre confrère Les Échos, Orange compte aller plus loin en annonçant un possible arrêt de leurs investissements dans la fibre optique si l'ARCEP ne revoit pas son jugement.
« Installer plusieurs fibres par logement remet en cause totalement notre "business plan" » a ainsi expliqué France Télécom à notre confrère économique. « Nous sommes donc contraints de suspendre nos investissements dans les nouveaux immeubles. »
Si une telle nouvelle peut ressembler à du simple "bluff" au premier abord – Orange ne peut vraisemblablement pas prendre le risque de laisser ses concurrents occuper seuls ce marché – le but est ici de mettre à mal le plan 2012 du gouvernement. Ce dernier souhaite en effet que 4 millions de foyers soient fibrés d'ici 2012, objectif impliquant plusieurs milliards d'investissement. Or sans Orange, atteindre un tel but semble quasi impossible.
"L'intérêt général, ce n'est pas l'intérêt d'un seul opérateur"
L'objet de la discorde entre France Télécom et l'ARCEP porte principalement sur le surcoût qu'impliquera la multifibre par rapport au monofibre. Alors que l'opérateur avance une inflation de 40 %, selon Jean-Ludovic Silicani, le patron de l'ARCEP, il n'en est rien : « Installer plusieurs fibres implique un surcoût de l'ordre de 5 % de l'investissement total, qui sera à la charge de l'opérateur qui le demandera. Ce sont des infrastructures qui serviront pour les cinquante prochaines années. Se priver de la liberté de choix de l'opérateur pour une différence de coût aussi faible serait totalement déraisonnable. (...) L'intérêt général, ce n'est pas l'intérêt d'un seul opérateur. »
Silicani a d'ailleurs la dent dure envers France Télécom sur le dossier de la FTTH : « Quand l'opérateur historique affirme qu'il pourrait ne pas investir dans un réseau de très haut débit, contrairement à SFR et à Free, cela me paraît plus relever d'une position tactique que d'un choix stratégique. »
Ambiance.
"Contraints de suspendre nos investissements dans les nouveaux immeubles"
Si Free a accueilli la nouvelle à bras ouverts (« Pour les copropriétés, le cadre maintenant est clair » dixit Maxime Lombardini), du côté d'Orange, le son de cloche est bien différent. L'opérateur historique s'est ainsi plaint auprès de l'ARCEP, les directives de ce dernier modifiant complètement son business plan.Pire, selon des informations recueillies par notre confrère Les Échos, Orange compte aller plus loin en annonçant un possible arrêt de leurs investissements dans la fibre optique si l'ARCEP ne revoit pas son jugement.
« Installer plusieurs fibres par logement remet en cause totalement notre "business plan" » a ainsi expliqué France Télécom à notre confrère économique. « Nous sommes donc contraints de suspendre nos investissements dans les nouveaux immeubles. »
Si une telle nouvelle peut ressembler à du simple "bluff" au premier abord – Orange ne peut vraisemblablement pas prendre le risque de laisser ses concurrents occuper seuls ce marché – le but est ici de mettre à mal le plan 2012 du gouvernement. Ce dernier souhaite en effet que 4 millions de foyers soient fibrés d'ici 2012, objectif impliquant plusieurs milliards d'investissement. Or sans Orange, atteindre un tel but semble quasi impossible.
"L'intérêt général, ce n'est pas l'intérêt d'un seul opérateur"
L'objet de la discorde entre France Télécom et l'ARCEP porte principalement sur le surcoût qu'impliquera la multifibre par rapport au monofibre. Alors que l'opérateur avance une inflation de 40 %, selon Jean-Ludovic Silicani, le patron de l'ARCEP, il n'en est rien : « Installer plusieurs fibres implique un surcoût de l'ordre de 5 % de l'investissement total, qui sera à la charge de l'opérateur qui le demandera. Ce sont des infrastructures qui serviront pour les cinquante prochaines années. Se priver de la liberté de choix de l'opérateur pour une différence de coût aussi faible serait totalement déraisonnable. (...) L'intérêt général, ce n'est pas l'intérêt d'un seul opérateur. »
Silicani a d'ailleurs la dent dure envers France Télécom sur le dossier de la FTTH : « Quand l'opérateur historique affirme qu'il pourrait ne pas investir dans un réseau de très haut débit, contrairement à SFR et à Free, cela me paraît plus relever d'une position tactique que d'un choix stratégique. »
Ambiance.
Source :
Les Echos
Nil Sanyas
le 30 juin 2009 à 10:36
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