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Hadopi : le Conseil constitutionnel approuvé par 60% des Français

Mais non, c'est un complot démagogique issu du microcosme parisien...

La Hadopi a été récemment retoquée par les sages du Conseil constitutionnel. La nouvelle a fait le tour du Web, mais aussi de l'Hexagone entier, l'information étant depuis quelques semaines désormais relayée par la presse, la radio, et même la télévision aux heures de grandes écoutes.

christine albanel riposte graduée hadopiOn ne pouvait l'éviter, le fameux sondage sur l'avis des Français quant à cette décision des sages vient d'être publié hier soir. BFM et La Tribune ont ainsi demandé à BVA de réaliser un sondage auprès des Français pour connaître leur avis sur l'impact de la politique du gouvernement sur la situation du chômage en France, sur la répartition souhaitée des compétences entre l'Union européenne et le gouvernement français, et enfin sur la loi Hadopi. C'est bien évidemment ce dernier point qui nous intéressera.

Selon le sondage, 60 % des sondés approuvent la décision du Conseil constitutionnel, sachant que ce chiffre monte à 68 % pour les sympathisants de gauche, et 55 % pour ceux de droite. Finalement, seuls 30 % des personnes interrogées désapprouvent les sages, sachant que 10 % d'entre eux ne sont pas arrivés à donner leur avis, et ne se sont donc pas prononcés.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les vendredi 12 et samedi 13 juin dernier, auprès de 1 006 personnes, représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus.

Point intéressant, on notera qu'un pourcentage parfaitement équivalent (60 %) avait avoué être défavorable à la loi Création et Internet, selon un sondage organisé par l'IFOP début avril. Dans ce même sondage, 33 % étaient favorables. Les résultats sont donc particulièrement proches, pour un même sujet, et ce à deux mois d'intervalle.

Ces deux sondages, clairement anti-Hadopi dans leurs résultats, mettent quoi qu'il en soit à mal un sondage commandé l'année dernière par la SCPP, où 74 % des personnes interrogées s'étaient dits favorables à la riposte graduée. Sachant que la question posée demandait aux sondés leur préférence entre la riposte graduée et la disposition actuelle, c'est-à-dire l'infraction pénale (punie de 3 ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende). Une présentation un peu rapide puisque ces deux sanctions étaient parfaitement cumulables dans le texte voté par les parlementaires…
le 16 juin 2009 à 12:26 (19 148 lectures)