L'inflation a finalement touché la fameuse quatrième licence 3G. Comme prévu. Selon Luc Chatel, la licence coûtera 240 millions d'euros, contre 206 millions d'euros auparavant. Une hausse de 34 millions qui, concrètement, ne change strictement rien à la situation. Free, seule société officiellement en lice, ne reculera pas pour une si faible augmentation.
Une hausse de 16,5 %
Initialement fixé à 206 millions d'euros, le montant de cette quatrième licence 3G, et plus précisément son tiers (5 MHz sur 15 MHz), avait été simplement calculé de la façon suivante : la licence pleine (15 MHz donc) a été vendue aux précédents opérateurs, soit Orange, SFR et Bouygues Télécom, pour 619 millions d'euros. Un tiers de cette même licence doit donc être vendue au tiers de son prix, soit 206,33 millions d'euros précisément. Logique implacable, dès lors que le gouvernement souhaitait une égalité parfaite entre les différents opérateurs.
Alors que nous pensions l'affaire close, Luc Chatel, suite à divers avis (pressions ?) de la part du triumvirat de la téléphonie mobile, changea d'avis : « Nous avons décidé, pour être absolument inattaquables sur ce point, de demander une étude complémentaire sur le montant de la licence. Nous avons demandé à la commission chargée d'évaluer les actifs de l'État de vérifier que ce montant correspond clairement à l'évaluation de la quatrième licence » annonçait ainsi fin avril dernier le secrétaire d'État à l'Industrie.
La commission des participations et des transferts (CPT) a ainsi recueilli ces dernières semaines divers avis et conseils de la part de différents intervenants (Orange, SFR, Bouygues, ainsi que Free). Aucune surprise, les trois premiers nommés ont estimé que la somme de 206 millions sous-évaluait la valeur de la licence rapportait le quotidien économique Les Échos.
Rendez-vous en juillet
La commission a donc semble-t-il eu une oreille attentive aux opérateurs mobiles actuels, sans que cela n'ait de conséquences importantes toutefois. « L'État entend donc poursuivre sur cette base le processus d'appel à candidature pour l'attribution de la quatrième licence mobile » a affirmé Luc Chatel hier, sachant qu'il compte saisir dans « les tout prochains jours »" pour consultation l'avis de l'ARCEP.
Finalement, « le gouvernement confirme son objectif de lancer la procédure d'appels à candidatures avant la fin juillet » apprend-on. Le bilan de cet appel d'offres devrait être réalisé d'ici la fin de l'année.
Iliad pas si mécontent
Iliad (Free) a pour sa part réagi en affirmant qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle, le groupe ayant craint un moment que le tarif du tiers de la quatrième licence 3G double (source Natexis). Selon Free, cette hausse ne modifie donc en rien son plan et ses prévisions.
Une hausse de 16,5 %
Initialement fixé à 206 millions d'euros, le montant de cette quatrième licence 3G, et plus précisément son tiers (5 MHz sur 15 MHz), avait été simplement calculé de la façon suivante : la licence pleine (15 MHz donc) a été vendue aux précédents opérateurs, soit Orange, SFR et Bouygues Télécom, pour 619 millions d'euros. Un tiers de cette même licence doit donc être vendue au tiers de son prix, soit 206,33 millions d'euros précisément. Logique implacable, dès lors que le gouvernement souhaitait une égalité parfaite entre les différents opérateurs.Alors que nous pensions l'affaire close, Luc Chatel, suite à divers avis (pressions ?) de la part du triumvirat de la téléphonie mobile, changea d'avis : « Nous avons décidé, pour être absolument inattaquables sur ce point, de demander une étude complémentaire sur le montant de la licence. Nous avons demandé à la commission chargée d'évaluer les actifs de l'État de vérifier que ce montant correspond clairement à l'évaluation de la quatrième licence » annonçait ainsi fin avril dernier le secrétaire d'État à l'Industrie.
La commission des participations et des transferts (CPT) a ainsi recueilli ces dernières semaines divers avis et conseils de la part de différents intervenants (Orange, SFR, Bouygues, ainsi que Free). Aucune surprise, les trois premiers nommés ont estimé que la somme de 206 millions sous-évaluait la valeur de la licence rapportait le quotidien économique Les Échos.
Rendez-vous en juillet
La commission a donc semble-t-il eu une oreille attentive aux opérateurs mobiles actuels, sans que cela n'ait de conséquences importantes toutefois. « L'État entend donc poursuivre sur cette base le processus d'appel à candidature pour l'attribution de la quatrième licence mobile » a affirmé Luc Chatel hier, sachant qu'il compte saisir dans « les tout prochains jours »" pour consultation l'avis de l'ARCEP.
Finalement, « le gouvernement confirme son objectif de lancer la procédure d'appels à candidatures avant la fin juillet » apprend-on. Le bilan de cet appel d'offres devrait être réalisé d'ici la fin de l'année.
Iliad pas si mécontent
Iliad (Free) a pour sa part réagi en affirmant qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle, le groupe ayant craint un moment que le tarif du tiers de la quatrième licence 3G double (source Natexis). Selon Free, cette hausse ne modifie donc en rien son plan et ses prévisions.
Nil Sanyas
le 16 juin 2009 à 10:27
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