Chevaux de troie de la police : sur iPhone et Blackberry aussi
Ho, déjà la mise à jour 4.0 d'iPhone OS
La fameuse LOPPSI n’organise pas seulement le filtrage des sites pédopornographiques, en matière de cybercriminalité. Elle s’occupe également de la mise en place des mouchards par la police sur les machines de suspects dans le cadre d'infractions graves commises en bande organisée (terrorisme, pédophilie, trafic d’armes, etc.)
La compétence revient aux OPJ, après commission rogatoire : sans le consentement de l’intéressé, ils peuvent installer un dispositif de surveillance des activités à l’écran ou de frappe au clavier (keylogger) sur la machine cible. Il s’agit d’une « captation » qui revient à sonoriser l’ordinateur pour délivrer d’éventuelles preuves dans le cadre de la préparation de crimes. Nous avions indiqué que la loi avait un champ d’application vaste puisqu’elle permet aussi les captations à distance : nul besoin de se déplacer avec un serrurier, les OPJ pourront s’appuyer sur l’intelligence stratégique de spécialistes informatiques pour effectuer une forme de « piratage » légal des données informatiques.
Mais il y a mieux. Dans l’étude d’impact qui accompagne ce texte, on apprend que les ordinateurs (fixe ou portable) ne sont pas les seuls à entrer dans le champ d’application de la loi. Le texte vise explicitement la captation sur « tout appareil traitant des données numériques ». A titre d’exemple, sont cités le Blackberry et l’ IPhone, suivi d’un « etc… » sans limites. Dès lors qu’il y aura une dose même infime de données numériques et informatiques, la police pourra donc agir sur ce fondement et mettre ses grandes oreilles partout.
La compétence revient aux OPJ, après commission rogatoire : sans le consentement de l’intéressé, ils peuvent installer un dispositif de surveillance des activités à l’écran ou de frappe au clavier (keylogger) sur la machine cible. Il s’agit d’une « captation » qui revient à sonoriser l’ordinateur pour délivrer d’éventuelles preuves dans le cadre de la préparation de crimes. Nous avions indiqué que la loi avait un champ d’application vaste puisqu’elle permet aussi les captations à distance : nul besoin de se déplacer avec un serrurier, les OPJ pourront s’appuyer sur l’intelligence stratégique de spécialistes informatiques pour effectuer une forme de « piratage » légal des données informatiques.
Mais il y a mieux. Dans l’étude d’impact qui accompagne ce texte, on apprend que les ordinateurs (fixe ou portable) ne sont pas les seuls à entrer dans le champ d’application de la loi. Le texte vise explicitement la captation sur « tout appareil traitant des données numériques ». A titre d’exemple, sont cités le Blackberry et l’ IPhone, suivi d’un « etc… » sans limites. Dès lors qu’il y aura une dose même infime de données numériques et informatiques, la police pourra donc agir sur ce fondement et mettre ses grandes oreilles partout.
Rédaction PCI
le 9 juin 2009 à 10:36
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