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Le piratage de logiciels diminue légèrement en France

Pas de quoi crier au loup...

pirates Selon les chiffres rapportés par BSA, Business Software Alliance, le piratage de logiciels pour ordinateurs a diminué d'un point entre 2008 et 2007, passant de 42 % du parc à 41 % en France alors que seuls 15 % des 110 pays audités ont également constaté cette tendance.

Cette 6e étude annuelle permet de comprendre comment se comporte le marché, mais également de se réjouir que l'action de défense des droits porte ses fruits, estime Natacha Jollet-David, porte-parole de l'association.

Car depuis 2005, le piratage en France aurait diminué de 6 % dans le pays, suite aux multiples actions menées en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’Industrie qui sensibilisent les professionnels aux risques liés à l'introduction de logiciels contrefaits, mais également à la nécessité de gérer correctement un parc de machines.

« Une étude du cabinet IDC publiée en janvier 2008 a montré qu’une réduction du taux de piratage pourrait engendrer des centaines de milliers de nouveaux emplois et des milliards de dollars de croissance économique tout en augmentant les recettes fiscales destinées à financer les projets et services locaux », affirme BSA. Sur une période de 4 ans, 10 % de diminution du piratage pourrait générer 14 465 emplois, et apporter 8,9 milliards de dollars dans l'économie du pays.

Sur les 110 pays audités, 36 n'ont pas connu de baisse du piratage, et 16 l'ont vu s'aggraver. La Grèce (57 %), Chypre (50 %) et l’Italie (48 %) tiennent la tête de ce top des pays les plus contrefacteurs, alors que le Luxembourg (21 %) et l’Autriche (24 %), suivis de la Belgique, du Danemark, de la Suède et de la Suisse (25 %) tiennent le bas du pavé. Le meilleur recul va à la Russie avec 68 % d'amélioration.

Bien sûr, l'augmentation de l'accès au net va considérablement favoriser l'apparition d'une offre de piratage, autant que la crise pourrait conduire les plus mal en point à opter pour ces solutions. Mais BSA propose une ligne de conduite ferme pour poursuivre la lutte.
  • Éduquer et sensibiliser davantage le public sur l’intérêt de la propriété intellectuelle et les risques de l’utilisation de logiciels dépourvus de licence
  • Soutenir les efforts législatifs permettant des actions meilleures et plus efficaces contre la piraterie numérique et en ligne
  • Instaurer des mécanismes répressifs plus stricts
  • Consacrer à ce problème des moyens publics significatifs, sous forme d’unités nationales chargées de veiller au respect de la propriété intellectuelle, de coopération entre pays voisins et de formation pour les fonctionnaires de police et de justice locaux
Reste à voir si cela portera ses fruits... On soulignera que la BSA (Microsoft, Apple, etc.) s'est opposée au projet de loi Hadopi qu'elle juge dangereux pour son activité.
le 12 mai 2009 à 16:10 (17 737 lectures)