Le premier moteur de recherche chinois envisage actuellement le partage des revenus de son service de recherche de musique avec des maisons de disques, ou la rémunération de ces dernières par un autre moyen. Pour Baidu, qui permet le téléchargement de musique de cette manière, après des années de critiques, c'est là l'occasion de se refaire une virginité toute propre.Cette initiative vient également de ce que Google a étendu dans le pays, en début d'année, les conditions d'utilisation de son propre moteur de recherche de musique. Afin de trouver un modèle économique qui convainc les deux parties et puisse être durable, Baidu étudie le moyen de partager ses recettes publicitaires avec les ayants droit.
Le service de recherche de musique compte pour 20 à 30 % de la fréquentation du moteur, estime le China Market Research Group. Et pour contrer cette force de frappe, Google offre un service similaire pour ses utilisateurs chinois, avec des conditions dont tente de se rapprocher Baidu.
Ce dernier détenait environ les trois quarts du marché l'an passé, ne laissant à Google que les miettes, mais depuis que des accords ont été passés entre l'Américain et de grands labels, Baidu se doit de proposer une alternative intéressante pour revenir dans la course. En effet, Google n'est pas résolu à se laisser marcher sur les résultats de recherche et l'affrontement va être sanglant.
Nicolas.G
le 6 mai 2009 à 16:34
(13 523
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 14 / 04 / 2009 : Les 50 sites Internet les plus visités au monde sont...
- 09 / 02 / 2009 : Les Chinois rhabillent des oeuvres d'art contre la censure
- 22 / 01 / 2009 : La Chine étend son contrôle de la vulgarité aux mobiles
- 14 / 01 / 2009 : Russie : Firefox quitte Google et épouse Yandex.com
- 07 / 01 / 2009 : Baidu s'excuse pour avoir fourni du contenu pornographique
- 01 / 12 / 2008 : Baidu : des fournisseurs médicaux sans licence au premier plan
- 10 / 11 / 2008 : La Chine détourne-t-elle des sites de P2P vers le moteur Baidu ?
- 07 / 04 / 2008 : Baidu condamné pour piratage, l'IFPI enfonce le clou





