All Things Digital annonce aujourd'hui en exclusivité qu'au terme d'à peine trois mois de contrat à la tête de l'unité Platform-A, principale source de revenus du mastodonte américain AOL, Greg Coleman serait déjà dans les cartons... de départ. Cet ancien haut responsable de la publicité chez Yahoo!, recruté par l'ancien dirigeant d'AOL Randy Falco, devrait faire les frais du départ de son ex-bienfaiteur et de la réorganisation massive programmée par le nouveau patron Tim Armstrong.Armstrong, bras fort et big boss du mythique fournisseur d'accès et portail américain, doit en effet mettre en place dans les prochaines semaines la "rétro-scission" (spin off pour les intimes) d'AOL par Time Warner. Le géant des médias vient de faire part officiellement à la SEC, gendarme de la Bourse US, de cette intention quelque peu douloureuse au parfum de crise. Extrait :
"Although the Company's Board of Directors has not made any decision, the Company currently anticipates that it would initiate a process to spin off one or more parts of the businesses of AOL to Time Warner's stockholders, in one or a series of transactions. Based on the results of the Company's review, future market conditions or the availability of more favorable strategic opportunities that may arise before a transaction is completed, the Company may decide to pursue an alternative other than a spin-off with respect to either or both of AOL's businesses."
AOL, c'est pas LOL
Pour résumer : avec des revenus publicitaires en chute libre de 20% ce trimestre, AOL ne marche pas fort. Son modèle économique entièrement basé sur la publicité est malmené depuis deux ans, et il serait visiblement prudent pour les actionnaires de Time Warner de se séparer du canard boiteux. Avec une fenêtre d'espoir pour le portail : si les prochains résultats sont bons, si le marché repart, si AOL modifie un peu sa stratégie, Time Warner pourrait éventuellement garder le bébé. Mais il ne faudra pas tarder. Rappelons que AOL a déjà supprimé 700 emplois en début d'année 2009, mais on imagine que pour la maison-mère, les pistes à explorer pourraient remonter vers un nouveau plan de départs plus ou moins volontaires.
Google, mais pas trop fort
Pour remplacer Greg Coleman, les différentes sources évoquent le nom du patron de la pub chez Google, Jeff Levick, proche d'Armstrong lorsque celui-ci opérait encore au sein du puissant moteur. Après Armstrong et Rosenblatt - ancien dirigeant de DoubleClick -, Levick serait le troisième grand cadre googlien à quitter le navire en peu de temps. Entre un Yahoo! moribond, un AOL à l'agonie et un Google qui ne parvient pas à retenir ses poulains, il semblerait que le web outre-Atlantique eût passé de meilleurs moments.
Ehtnirybal
le 30 avril 2009 à 17:41
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