Mise à jour 20:37 : la liste a reçu le soutien de nouveaux auteurs. Nous publions la dernière version en date.
Première publication lundi 27 avril 10:14 Alors que le projet Création et Internet – dit Hadopi – entame sa nouvelle tentative parlementaire le 29 avril – suite à son rejet par l’Assemblée Nationale, les débats continuent, preuve que le texte est loin de faire l’unanimité. Dernier coup d’éclat en date, cet appel lancé par les auteurs de Science-Fiction intitulé « qui contrôlera le futur ? ». La démarche est à saluer puisque les ayants droit, sans exception et donc pas seulement ceux de la musique ou du cinéma, pourront saisir la Hadopi et lancer la fameuse riposte graduée (deux avertos’, une suspension jusqu’à un an d’internet ou obligation d’installer un logiciel cybermouchard pour contrôler les faits et gestes de l’abonné sur sa ligne. Voici en intégralité ce communiqué, suivi de la liste des cosignataires.
« Nous, le peuple de la science-fiction, auteurs, traducteurs, illustrateurs, critiques et chroniqueurs, essayistes, libraires, blogueurs, éditeurs et directeurs de collection, tenons à exprimer par ce texte notre opposition à la loi Création et Internet.
C'est un truisme de dire que la science-fiction se préoccupe de l'avenir et que nombre de ses acteurs ont dénoncé les dérives possibles, voire probables, des sociétés industrielles et technologiques ; le nom de George Orwell vient spontanément aux lèvres, mais aussi ceux de John Brunner, Norman Spinrad, Michel Jeury, J.-G. Ballard, Frederik Pohl & Cyril M. Kornbluth, et bien d'autres encore.
La science-fiction sait déceler les germes de ces dérives dans le présent, car c'est bien du présent que rayonnent les avenirs possibles, et c'est au présent que se décide chaque jour le monde de demain.
La méfiance face aux nouveaux développements technologiques et aux changements sociaux qui en résultent, la peur de l'avenir et le désir de contrôle d'une société obnubilée par un discours sécuritaire… tout cela a déjà été abordé par la science-fiction, et s'il est une chose dont elle a permis de prendre conscience, c'est que les technosciences et leurs développements sont la principale cause de changement dans nos sociétés modernes. De ces changements en cours ou en germe, nul ne peut prévoir les retombées mais on sait aussi qu'élever des barrières ou des murs n'amène qu'à les voir tomber un jour, de manière plus ou moins brutale. Aussi, plutôt qu'interdire, la sagesse, mais aussi le réalisme, devrait inciter à laisser libre cours à la liberté d'innover et de créer. Le futur qu'il nous faut inventer chaque jour ne doit pas être basé sur la peur, mais sur le partage et le respect.
La loi Création et Internet, rejetée le 9 avril dernier à l'Assemblée nationale, doit être de nouveau soumise à la fin du mois à la représentation nationale.
Cette loi, dont on nous affirme qu'elle défendra les droits des artistes et le droit d'auteur en général, nous apparaît surtout comme un cheval de Troie employé pour tenter d'établir un contrôle d'Internet, constituant par là même une menace pour la liberté d'expression dans notre pays.
Les artistes, les créateurs, tous ces acteurs de la culture sans qui ce mot serait vide de sens, se retrouvent instrumentalisés au profit d'une loi qui, rappelons-le, contient des mesures telles que le filtrage du Net, l'installation de mouchards sur les ordinateurs des particuliers, la suspension de l'abonnement à Internet sans intervention d'un juge et sur la base de relevés d'IP (dont le manque de fiabilité a depuis longtemps été démontré) effectués par des sociétés privées et l'extension de mesures prévues à l'origine pour les services de police luttant contre le terrorisme à l'échange non autorisé de fichiers entre particuliers.
Profondément attachés au droit d'auteur, qui représente l'unique ou la principale source de revenus pour nombre des travailleurs intellectuels précaires que nous comptons dans nos rangs, nous nous élevons contre ceux qui le brandissent à tout bout de champ pour justifier des mesures de toute façon techniquement inapplicables, certainement dangereuses, dont le potentiel d'atteinte aux libertés n'est que trop évident aux yeux de ceux qui, comme nous, pratiquent quotidiennement dans le cadre de leur travail l'expérience de pensée scientifique, politique et sociale qui est au cœur de la science-fiction.
Également conscients de l'intérêt et de la valeur des communautés créatives, nous nous élevons aussi contre les dangers que cette loi fait peser sur le monde de la culture diffusée et partagée sous licence libre, qui constitue une richesse accessible à tous.
Internet n'est pas le chaos, mais une œuvre collective, où aucun acteur ne peut exiger une position privilégiée, et c'est une aberration de légiférer sur des pratiques nées de la technologie du XXIe siècle en se basant sur des schémas issus du XIXe siècle, songez-y.
Car l'avenir est notre métier. »
Ont cosigné ce document… :
Joseph Altairac, essayiste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Andoryss, scénariste (BD)
Ayerdhal, auteur
Stéphane Beauverger, auteur
Ugo Bellagamba, auteur, essayiste
Jean-Luc Blary, éditeur
Pierre Bordage, auteur, scénariste
Michel Borderie, illustrateur
Charlotte Bousquet, auteur
Georges Bormand, auteur, critique
Alexis Brun, éditeur
David Calvo, auteur
Philippe Caza, illustrateur, scénariste
Lucie Chenu, auteur, anthologiste, directrice de collection
Hélène Collon, traductrice
Thomas Day, auteur, directeur de collection
Jeanne A. Debats, auteur
Nicolas Delsaux, critique
Irène Delse, auteur
Sylvie Denis, auteur, traductrice, anthologiste, essayiste, critique
Thierry Di Rollo, auteur
Sara Doke, auteur, traductrice, essayiste
René-Marc Dolhen, critique
Jean-Claude Dunyach, auteur, anthologiste
Claude Ecken, auteur, critique, essayiste, scénariste (BD)
Hélne Fairmach, auteur
Jean-Pierre Fontana, auteur
Gilles Francescano, illustrateur
Alexandre Garcia, auteur, traducteur, critique
Didier Gazoufer, auteur
Thomas Geha, auteur, libraire
Laurent Genefort, auteur, essayiste, directeur de collection
Laurent Gidon, auteur
Olivier Girard, éditeur, rédacteur en chef
Karine Gobled, blogueuse
Julien Guerry, libraire
Vladimir Harkonnen, baron
Jean-Christophe Hoël, illustrateur
Aurélien Knockaert, webmestre
Sylvie Lainé, auteur
Patrice Lajoye, anthologiste
Nathalie Legendre, auteur
Olivier Legendre, libraire
Roland Lehoucq, essayiste
Jonas Lenn, auteur
Jean-Marc Ligny, auteur
Bernard Majour, bibliothécaire
Sybille Marchetto, auteur, anthologiste
Laurent Million, auteur
Yann Minh, illustrateur, créateur de liens
Philippe Morin, auteur, bibliothécaire
Stéphane Nolhart, auteur
Michel Pagel, auteur, traducteur
Olivier Paquet, auteur
Audrey Petit, directrice de collection
Jean-Pierre Planque, auteur
Laurent Queyssi, auteur
Hélène Ramdani, éditeur
Simon Sanahujas, auteur, essayiste
François Schnebelen, critique
Nicolas Serra, auteur
Nicolas Soffray, auteur, critique
Hervé Thiellement, auteur, critique
Christian Vilà, auteur, essayiste
Christophe Thill, éditeur
Olivier Tomasini, auteur
Jean-Louis Trudel, auteur
Selene Verri, journaliste
Jérôme Vincent, éditeur, webmestre
Herveline Vinchon, libraire
Roland C. Wagner, auteur, traducteur, essayiste, critique
Philippe Ward, auteur, directeur de collection
Laurent Whale, auteur
Joëlle Wintrebert, auteur, scénariste, critique
Pascal Yung, illustrateur
(Liste mise à jour le 27 avril à 20 h 20.)
Rappelons que mardi matin, à 10h00, aura lieu la présentation de la plateforme "Création, Public, Internet" à l'Assemblée Nationale (101 rue de l'Université, salon Mars 3). Cette présentation est organisée par La Quadrature du Net, l'UFC-Que choisir, le SAMUP, l'ISOC et "Pour le Cinéma" (voir notre actualité).
Première publication lundi 27 avril 10:14 Alors que le projet Création et Internet – dit Hadopi – entame sa nouvelle tentative parlementaire le 29 avril – suite à son rejet par l’Assemblée Nationale, les débats continuent, preuve que le texte est loin de faire l’unanimité. Dernier coup d’éclat en date, cet appel lancé par les auteurs de Science-Fiction intitulé « qui contrôlera le futur ? ». La démarche est à saluer puisque les ayants droit, sans exception et donc pas seulement ceux de la musique ou du cinéma, pourront saisir la Hadopi et lancer la fameuse riposte graduée (deux avertos’, une suspension jusqu’à un an d’internet ou obligation d’installer un logiciel cybermouchard pour contrôler les faits et gestes de l’abonné sur sa ligne. Voici en intégralité ce communiqué, suivi de la liste des cosignataires.
« Nous, le peuple de la science-fiction, auteurs, traducteurs, illustrateurs, critiques et chroniqueurs, essayistes, libraires, blogueurs, éditeurs et directeurs de collection, tenons à exprimer par ce texte notre opposition à la loi Création et Internet.
C'est un truisme de dire que la science-fiction se préoccupe de l'avenir et que nombre de ses acteurs ont dénoncé les dérives possibles, voire probables, des sociétés industrielles et technologiques ; le nom de George Orwell vient spontanément aux lèvres, mais aussi ceux de John Brunner, Norman Spinrad, Michel Jeury, J.-G. Ballard, Frederik Pohl & Cyril M. Kornbluth, et bien d'autres encore.
La science-fiction sait déceler les germes de ces dérives dans le présent, car c'est bien du présent que rayonnent les avenirs possibles, et c'est au présent que se décide chaque jour le monde de demain.
La méfiance face aux nouveaux développements technologiques et aux changements sociaux qui en résultent, la peur de l'avenir et le désir de contrôle d'une société obnubilée par un discours sécuritaire… tout cela a déjà été abordé par la science-fiction, et s'il est une chose dont elle a permis de prendre conscience, c'est que les technosciences et leurs développements sont la principale cause de changement dans nos sociétés modernes. De ces changements en cours ou en germe, nul ne peut prévoir les retombées mais on sait aussi qu'élever des barrières ou des murs n'amène qu'à les voir tomber un jour, de manière plus ou moins brutale. Aussi, plutôt qu'interdire, la sagesse, mais aussi le réalisme, devrait inciter à laisser libre cours à la liberté d'innover et de créer. Le futur qu'il nous faut inventer chaque jour ne doit pas être basé sur la peur, mais sur le partage et le respect.
La loi Création et Internet, rejetée le 9 avril dernier à l'Assemblée nationale, doit être de nouveau soumise à la fin du mois à la représentation nationale.
Cette loi, dont on nous affirme qu'elle défendra les droits des artistes et le droit d'auteur en général, nous apparaît surtout comme un cheval de Troie employé pour tenter d'établir un contrôle d'Internet, constituant par là même une menace pour la liberté d'expression dans notre pays.
Les artistes, les créateurs, tous ces acteurs de la culture sans qui ce mot serait vide de sens, se retrouvent instrumentalisés au profit d'une loi qui, rappelons-le, contient des mesures telles que le filtrage du Net, l'installation de mouchards sur les ordinateurs des particuliers, la suspension de l'abonnement à Internet sans intervention d'un juge et sur la base de relevés d'IP (dont le manque de fiabilité a depuis longtemps été démontré) effectués par des sociétés privées et l'extension de mesures prévues à l'origine pour les services de police luttant contre le terrorisme à l'échange non autorisé de fichiers entre particuliers.
Profondément attachés au droit d'auteur, qui représente l'unique ou la principale source de revenus pour nombre des travailleurs intellectuels précaires que nous comptons dans nos rangs, nous nous élevons contre ceux qui le brandissent à tout bout de champ pour justifier des mesures de toute façon techniquement inapplicables, certainement dangereuses, dont le potentiel d'atteinte aux libertés n'est que trop évident aux yeux de ceux qui, comme nous, pratiquent quotidiennement dans le cadre de leur travail l'expérience de pensée scientifique, politique et sociale qui est au cœur de la science-fiction.
Également conscients de l'intérêt et de la valeur des communautés créatives, nous nous élevons aussi contre les dangers que cette loi fait peser sur le monde de la culture diffusée et partagée sous licence libre, qui constitue une richesse accessible à tous.
Internet n'est pas le chaos, mais une œuvre collective, où aucun acteur ne peut exiger une position privilégiée, et c'est une aberration de légiférer sur des pratiques nées de la technologie du XXIe siècle en se basant sur des schémas issus du XIXe siècle, songez-y.
Car l'avenir est notre métier. »
Ont cosigné ce document… :
Joseph Altairac, essayiste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Andoryss, scénariste (BD)
Ayerdhal, auteur
Stéphane Beauverger, auteur
Ugo Bellagamba, auteur, essayiste
Jean-Luc Blary, éditeur
Pierre Bordage, auteur, scénariste
Michel Borderie, illustrateur
Charlotte Bousquet, auteur
Georges Bormand, auteur, critique
Alexis Brun, éditeur
David Calvo, auteur
Philippe Caza, illustrateur, scénariste
Lucie Chenu, auteur, anthologiste, directrice de collection
Hélène Collon, traductrice
Thomas Day, auteur, directeur de collection
Jeanne A. Debats, auteur
Nicolas Delsaux, critique
Irène Delse, auteur
Sylvie Denis, auteur, traductrice, anthologiste, essayiste, critique
Thierry Di Rollo, auteur
Sara Doke, auteur, traductrice, essayiste
René-Marc Dolhen, critique
Jean-Claude Dunyach, auteur, anthologiste
Claude Ecken, auteur, critique, essayiste, scénariste (BD)
Hélne Fairmach, auteur
Jean-Pierre Fontana, auteur
Gilles Francescano, illustrateur
Alexandre Garcia, auteur, traducteur, critique
Didier Gazoufer, auteur
Thomas Geha, auteur, libraire
Laurent Genefort, auteur, essayiste, directeur de collection
Laurent Gidon, auteur
Olivier Girard, éditeur, rédacteur en chef
Karine Gobled, blogueuse
Julien Guerry, libraire
Vladimir Harkonnen, baron
Jean-Christophe Hoël, illustrateur
Aurélien Knockaert, webmestre
Sylvie Lainé, auteur
Patrice Lajoye, anthologiste
Nathalie Legendre, auteur
Olivier Legendre, libraire
Roland Lehoucq, essayiste
Jonas Lenn, auteur
Jean-Marc Ligny, auteur
Bernard Majour, bibliothécaire
Sybille Marchetto, auteur, anthologiste
Laurent Million, auteur
Yann Minh, illustrateur, créateur de liens
Philippe Morin, auteur, bibliothécaire
Stéphane Nolhart, auteur
Michel Pagel, auteur, traducteur
Olivier Paquet, auteur
Audrey Petit, directrice de collection
Jean-Pierre Planque, auteur
Laurent Queyssi, auteur
Hélène Ramdani, éditeur
Simon Sanahujas, auteur, essayiste
François Schnebelen, critique
Nicolas Serra, auteur
Nicolas Soffray, auteur, critique
Hervé Thiellement, auteur, critique
Christian Vilà, auteur, essayiste
Christophe Thill, éditeur
Olivier Tomasini, auteur
Jean-Louis Trudel, auteur
Selene Verri, journaliste
Jérôme Vincent, éditeur, webmestre
Herveline Vinchon, libraire
Roland C. Wagner, auteur, traducteur, essayiste, critique
Philippe Ward, auteur, directeur de collection
Laurent Whale, auteur
Joëlle Wintrebert, auteur, scénariste, critique
Pascal Yung, illustrateur
(Liste mise à jour le 27 avril à 20 h 20.)
Rappelons que mardi matin, à 10h00, aura lieu la présentation de la plateforme "Création, Public, Internet" à l'Assemblée Nationale (101 rue de l'Université, salon Mars 3). Cette présentation est organisée par La Quadrature du Net, l'UFC-Que choisir, le SAMUP, l'ISOC et "Pour le Cinéma" (voir notre actualité).
Le 27 avril 2009 à 20:39
(47 101
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Il y a 230 commentaires
C'est vrai (un peu aux USA), mais pas vraiment en France... Et c'est surtout réservé à un sous-genre de la SF (hard SF).
Certes, la science-fiction peut prédire les évolutions technologiques, mais pour moi, c'est quasiment anecdotique. On croit que la SF regarde vers le futur, mais en fait, elle est surtout focalisée sur le présent et sur la condition humaine.
Et pour le faire librement, elle sort du cadre du présent afin d'être libre d'explorer ses hypothèses. Elle le fait souvent en se projetant dans le futur - territoire pratique, puisqu'il peut casser les références du lecteur pour mieux lui faire comprendre son présent. Mais ce n'est pas obligatoire. L'uchronie est un sous-genre de la SF, pourtant elle se passe dans un présent, voire un passé. Même chose pour le steampunk.
Pour moi, la SF est surtout sociale et philosophique. Un 2001, c'est avant tout une réflexion sur l'humain et le monde. Tout comme Crystal qui songe ou une bonne partie de l'oeuvre de K. Dick. Un Schismatrix, c'est une reflexion sur le changement et l'histoire et l'humanité avant tout.
C'est pour ça que cette pétition est particulièrement pertinente : les artistes de SF sont hyper-connectés sur les tendances du présent, sur les mouvements de fond qui changent la société.
Plussoiement absolu
On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie. - Asimov
Ah... Bordage...
Tellement bien que je n'ai pas cru qu'il était français
.
Pour commencer avec lui, je conseille fortement le Cycle de Wang.
Puis les guerriers du silence (mais gros pavé)
Tellement bien que je n'ai pas cru qu'il était français
Pour commencer avec lui, je conseille fortement le Cycle de Wang.
Puis les guerriers du silence (mais gros pavé)
Ça c'est typiquement la réaction du beauf de base (ou du pseudo intellectuel français élitiste aussi, tout aussi con, mais avec le petit doigt en l'air en toute circonstances). Quand on lit régulièrement de la science fiction, on voit très rapidement que beaucoup des prédictions de différents auteurs de SF se sont effectivement réalisées.
PS: même si c'est un troll, j'en connais vraiment qui réagissent ainsi...
Tout à fait d'accord! Dès qu'on cherche à dénoncer la surveillance généralisée, on prend comme exemple 1984 (je sais, ma culture dans ce domaine est très limitée
), mais dès qu'ils cherchent à montrer que ce qu'ils écrivent risque d'arriver, il y en a plein qui disent que ce n'est que de la science-fiction, que ça n'arrivera pas, etc. Ça n'arrivera pas jusqu'au jour où ça arrivera, et, à ce moment-là, il sera trop tard pour réagir. Bon, c'est vrai que c'est seulement après le premier [strike]refus[/strike] passage d'Hadopi qu'ils réagissent, mais mieux vaut tard que jamais, non?
Bravo à eux!
Pour les amateurs de SF made in France
, dans le lot je conseillerai :
Pierre Bordage, auteur, scénariste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Ayerdhal, auteur
Pour les amateurs de SF made in France
, dans le lot je conseillerai : Pierre Bordage, auteur, scénariste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Ayerdhal, auteur
Isaac Asimov
George Orwell
Aldous Huxley
Voila , une petite liste non exhaustive , on pourrait citer aussi Philip K. Dick , Brain W. Aldiss et une foule d'autres ...
Je les ai cherché dans la liste... pas trouvés.
Bon, c'est grillé, carbonisé, voire atomisé, mais ça:
Vladimir Harkonnen, Baron
On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie. - Asimov
On peut étendre la définition d'Asimov aux évolutions des systèmes politiques, religieux, corporatistes dans la S-F moderne.
Ah... donc ils ont fait des prédictions qui se sont réalisées ?
Un exemple ! un exemple ! un exemple !
Une série de SF comme "Ghost In The Shell" pas mal de situations présentes dans la série seront surement exploités dans un futur proche (notamment la censure qui en fait partie mais aussi les réseaux alternatifs et bien d'autres chose encore).
On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie. - Asimov
CounterFragger
Le lundi 27 avril 2009 à 11:36:28
#80
Inscrit
le mardi 10 juin 08
-
2101
commentaires
Je les ai cherché dans la liste... pas trouvés.
Difficile de signer d'outre-tombe...
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