Quels sont les plus gros éditeurs de logiciels français ? Le Truffle 100 répond chaque année à cette question. Et l'édition 2008 est récemment tombée. Et comme d'habitude, Dassault Systèmes écrase ses acolytes français en termes de chiffres d'affaires. Le Truffle 100 offre cependant de nombreuses informations sur les 100 plus gros éditeurs français. Outre l'aspect financier, ce bilan revient aussi sur les effectifs de ces entreprises, ainsi que sur les dépenses en Recherche et Développement, investissement crucial dans ce secteur.
11 sociétés françaises rachetées en 2 ans...
Bernard-Louis Roques, le Directeur Général et co-fondateur de Truffle Capital, s'alarme néanmoins de la situation des éditeurs dans l'Hexagone : « L'heure de la consolidation a sonné ! La méga-vague des Fusions & Acquisitions, en provenance des États-Unis a déferlé sur la France l'an dernier. 7 des principaux éditeurs de logiciels nationaux, dont le n°2 Business Objects, ont été rachetés par des acteurs étrangers plus grands qu'eux. (...) En 2 ans, pas moins de 11 sociétés parmi les plus importantes ont disparu du Truffle 100 pour cause de rachat par des éditeurs américains, allemands ou anglais. »
Concrètement, que peut-on retenir de ce Truffle 100 de l'année 2008 ? Commençons par le top 10 des éditeurs français :
Point intéressant, l'effectif total du Top 100 ne cesse de grimper (51 184 en 2008), malgré le rachat d'éditeurs français importants. Même constat concernant l'effectif en R&D (10 080 en 2008).
Notons néanmoins que Dassault Systèmes représente à lui seul un tiers de l'effectif en R&D (3500) et que DS, Sopra Group et GFI représentent à eux trois 30 000 emplois, soit près de 60 % de l'effectif du Top 100.
700 millions d'euros ont ainsi été investis en R&D, sachant que 68 % des éditeurs ne comptent pas délocaliser. Pour 60 % d'entre eux : « la R&D est au coeur de notre activité » explique-t-ils. Ils n'étaient que 44 % à invoquer cette raison en 2007. Mieux encore, 64 % des éditeurs prévoient une augmentation des investissements en R&D, même s'ils étaient 71 % en 2007, mais la crise n'arrangeant pas la situation...
Enfin, on remarquera que 60 % éditeurs du Top 100 sont basés en Île-de-France, contre 13 % en Rhônes-Alpes (représenté par Cegid, de Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais), 7 % en Pays-de-Loire (Bodet) et 6 % en Midi-Pyrénées (Berger-Levrault).
L'Île-de-France phagocyte donc les éditeurs français. Selon le Truffle 100, la région capte 77 % du chiffre d'affaires édition, 80 % des emplois et 76 % des emplois en R&D.
11 sociétés françaises rachetées en 2 ans...
Bernard-Louis Roques, le Directeur Général et co-fondateur de Truffle Capital, s'alarme néanmoins de la situation des éditeurs dans l'Hexagone : « L'heure de la consolidation a sonné ! La méga-vague des Fusions & Acquisitions, en provenance des États-Unis a déferlé sur la France l'an dernier. 7 des principaux éditeurs de logiciels nationaux, dont le n°2 Business Objects, ont été rachetés par des acteurs étrangers plus grands qu'eux. (...) En 2 ans, pas moins de 11 sociétés parmi les plus importantes ont disparu du Truffle 100 pour cause de rachat par des éditeurs américains, allemands ou anglais. »
Concrètement, que peut-on retenir de ce Truffle 100 de l'année 2008 ? Commençons par le top 10 des éditeurs français :
- Dassault Systèmes
- Sopra Group – Axway
- Cegid
- Linedata Services
- GFI Informatique
- Avanquest Software
- Generix Group
- ESI Group
- Cegedim Activ
- Berger-Levrault
Point intéressant, l'effectif total du Top 100 ne cesse de grimper (51 184 en 2008), malgré le rachat d'éditeurs français importants. Même constat concernant l'effectif en R&D (10 080 en 2008).
Notons néanmoins que Dassault Systèmes représente à lui seul un tiers de l'effectif en R&D (3500) et que DS, Sopra Group et GFI représentent à eux trois 30 000 emplois, soit près de 60 % de l'effectif du Top 100.
700 millions d'euros ont ainsi été investis en R&D, sachant que 68 % des éditeurs ne comptent pas délocaliser. Pour 60 % d'entre eux : « la R&D est au coeur de notre activité » explique-t-ils. Ils n'étaient que 44 % à invoquer cette raison en 2007. Mieux encore, 64 % des éditeurs prévoient une augmentation des investissements en R&D, même s'ils étaient 71 % en 2007, mais la crise n'arrangeant pas la situation...
Enfin, on remarquera que 60 % éditeurs du Top 100 sont basés en Île-de-France, contre 13 % en Rhônes-Alpes (représenté par Cegid, de Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais), 7 % en Pays-de-Loire (Bodet) et 6 % en Midi-Pyrénées (Berger-Levrault).
L'Île-de-France phagocyte donc les éditeurs français. Selon le Truffle 100, la région capte 77 % du chiffre d'affaires édition, 80 % des emplois et 76 % des emplois en R&D.
Nil Sanyas
le 7 avril 2009 à 11:56
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