Gari Greu, de Massilia Sound System a été interviewé par le quotidien la Provence sur la question du projet Création et internet. L’interview mérite le coup d’œil, car les propos de l’artiste changent de ceux qu’on a pu entendre lors d’une récente manifestation organisée par la SACEM avec une trentaine de grands noms de la chanson française.
Le projet Création et internet ? « C’est rétrograde comme méthode. En plus, ça ne va pas pouvoir fonctionner, c'est inapplicable pour plein de raisons ; ne serait-ce que parce qu’internet est plein de malins qui utilisent la connexion internet du voisin. Non, ce n’est pas une solution…Mais le tout répressif me gave, c’est un peu la solution proposée à tous les problèmes en ce moment » explique MSS qui invite plutôt à aller voir du coté des FAI s’il l’on souhaite récupérer quelques deniers.
"Acheter un CD pour eux c’est un peu comme aller à la messe"
L’artiste explique qu’il ne raisonne pas en terme de manque à gagner lorsqu’on parle de téléchargement illégal. « Moi, en tant que chanteur et musicien, qu’on me télécharge je m’en moque ! Au contraire, ça veut dire qu’on m’écoute, que je touche les gens. Et je le comprends très bien : les jeunes d’aujourd’hui, ça fait 15 ans qu’ils téléchargent de la musique. Acheter un CD pour eux c’est un peu comme aller à la messe. Évidemment, le facteur économique m’intéresse moins qu’il n’intéresse les grosses maisons de disque ».
Alors, comment vivre de son art ? « Avec Massilia Sound System, chaque fois qu’on vend un CD, je gagne 15 centimes d’euros, alors quand on en vend 30 000 je vous laisse faire le compte. Mes morceaux je peux les donner, c’est pas avec ça que je mange ! Mais Universal, Carrefour, la Fnac eux ils mangent avec ça. Nous on se fait baiser, on a dû trouver d’autres choses pour vivre que les ventes de disque. Nous on fait des concerts ».
"Le téléchargement nous profite"
Et l’artiste de souligner ce que bon nombre d’internautes savent « le téléchargement nous profite, ça nous amène beaucoup plus de monde aux concerts. Quand j’étais jeune, je possédais 15 vinyles en tout, si j’avais pu télécharger je ne me serais pas gêné ! Ma culture musicale aurait été bien plus grande ! Aujourd’hui, les jeunes ont cette possibilité et c’est génial pour eux, ils connaissent tous les styles maintenant. Le public qu’on a devant nous à chaque concert est bien plus qualifié qu’il ne l’était », tout en concédant que « le MP3, c’est de la merde : il n’y a plus de fréquences ni hautes ni basses, les minots n’écoutent plus que ça et ne savent plus ce que c’est qu’un son correct. Et puis le téléchargement, ça peut être génial mais il ne faut pas que ça aille jusqu’à l’indigestion. Tu peux pas tout prendre d’un coup, avec la culture il faut que ce soit progressif ».
Lire l’excellent échange sur le site de la Provence.

Le projet Création et internet ? « C’est rétrograde comme méthode. En plus, ça ne va pas pouvoir fonctionner, c'est inapplicable pour plein de raisons ; ne serait-ce que parce qu’internet est plein de malins qui utilisent la connexion internet du voisin. Non, ce n’est pas une solution…Mais le tout répressif me gave, c’est un peu la solution proposée à tous les problèmes en ce moment » explique MSS qui invite plutôt à aller voir du coté des FAI s’il l’on souhaite récupérer quelques deniers.
"Acheter un CD pour eux c’est un peu comme aller à la messe"
L’artiste explique qu’il ne raisonne pas en terme de manque à gagner lorsqu’on parle de téléchargement illégal. « Moi, en tant que chanteur et musicien, qu’on me télécharge je m’en moque ! Au contraire, ça veut dire qu’on m’écoute, que je touche les gens. Et je le comprends très bien : les jeunes d’aujourd’hui, ça fait 15 ans qu’ils téléchargent de la musique. Acheter un CD pour eux c’est un peu comme aller à la messe. Évidemment, le facteur économique m’intéresse moins qu’il n’intéresse les grosses maisons de disque ».
Alors, comment vivre de son art ? « Avec Massilia Sound System, chaque fois qu’on vend un CD, je gagne 15 centimes d’euros, alors quand on en vend 30 000 je vous laisse faire le compte. Mes morceaux je peux les donner, c’est pas avec ça que je mange ! Mais Universal, Carrefour, la Fnac eux ils mangent avec ça. Nous on se fait baiser, on a dû trouver d’autres choses pour vivre que les ventes de disque. Nous on fait des concerts ».
"Le téléchargement nous profite"
Et l’artiste de souligner ce que bon nombre d’internautes savent « le téléchargement nous profite, ça nous amène beaucoup plus de monde aux concerts. Quand j’étais jeune, je possédais 15 vinyles en tout, si j’avais pu télécharger je ne me serais pas gêné ! Ma culture musicale aurait été bien plus grande ! Aujourd’hui, les jeunes ont cette possibilité et c’est génial pour eux, ils connaissent tous les styles maintenant. Le public qu’on a devant nous à chaque concert est bien plus qualifié qu’il ne l’était », tout en concédant que « le MP3, c’est de la merde : il n’y a plus de fréquences ni hautes ni basses, les minots n’écoutent plus que ça et ne savent plus ce que c’est qu’un son correct. Et puis le téléchargement, ça peut être génial mais il ne faut pas que ça aille jusqu’à l’indigestion. Tu peux pas tout prendre d’un coup, avec la culture il faut que ce soit progressif ».
Lire l’excellent échange sur le site de la Provence.
Marc Rees
le 31 mars 2009 à 16:29
(27 790
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 31 / 03 / 2009 : Loi antipiratage : Albanel muette face au spam et au phishing
- 31 / 03 / 2009 : Albanel s’embourbe sur la volumétrie de la riposte graduée
- 31 / 03 / 2009 : HADOPI : La désintégration du droit d’auteur
- 31 / 03 / 2009 : Loi antipiratage : compte rendu des débats en temps réel
- 30 / 03 / 2009 : L'amendement Bono examiné plus tard, après la loi Hadopi






